OBJECTIF TRAITEMENT CNIL :
La mise en œuvre de traitements de données à caractère personnel relatifs aux systèmes de vidéosurveillance est autorisée au sein des locaux et établissements de l’A.P. Ces systèmes visent à garantir la sécurité des infrastructures pénitentiaires et des personnes qui s’y trouvent. Ils permettent de prévenir, constater et poursuivre les infractions pénales par :
– La surveillance des PPSMJ et des personnes autorisées à accéder aux locaux de l’A.P ;
– La détection d’événements susceptibles de perturber l’ordre dans les établissements et locaux de l’A.P ;
– La constatation d’incidents menaçant la sécurité du personnel de l’A.P ou des personnes sous sa responsabilité ;
– La détection d’incidents tels que les agressions, dégradations, trafics, émeutes, projections, intrusions ou évasions.
EST-CE LÉGAL DE SURVEILLER SES EMPLOYÉS PAR CAMÉRA ?
Oui, mais filmer en permanence un agent à son poste de travail est disproportionné. La vidéosurveillance doit viser la sécurité des biens et des personnes, non la surveillance des agents. Cet acte est condamnable.
Un employeur peut-il me surveiller par caméra pendant 7 heures de travail, ou utiliser les caméras après ma date ou heures de service pour visionner mes faits et gestes sans motif légitime ?
Non, cela constitue un espionnage abusif !
Mes chers camarades, des dérives se produisent au sein de nos murs, dans tout le centre pénitentiaire de V.L.M. Certes, nous ne sommes pas les braves petits moutons que notre direction désire voir évoluer professionnellement, mais nous restons vigilants à leurs actes !
Pendant que vous nous cherchez des poux, chers dirigeants, nos collègues patientent ; par exemple, pendant 5 heures aux urgences ce week-end, pour un simple scanner d’un détenu instable qui a tenté de se pendre, que nos agents ont sauvé, et qui tentera d’utiliser son pied à perf contre l’équipe médicale et mordra un camarade. La sécurité viendra prêter main-forte à nos collègues ! Le camarade mordu, à son tour, sera pris en charge par le service médical d’urgence de Lapeyronie ! Ou alors parlons de ce magnifique coup de pied porté par X à la jambe de notre camarade pendant une intervention plus que propre. Bilan, un autre collègue blessé aujourd’hui ! Ou encore nos camarades qui se font insulter chaque jour au QI/QD: « donnez-moi mes claquettes bande de fils de putes ! » Toujours aujourd‘hui !
Il est temps de revoir vos priorités ! Plutôt que de « mater » nos camarades, battez-vous pour nos effectifs et nos prises en charges en extraction d’urgence par exemple ! Le respect amène le respect, le mépris engendre les rendez-vous sur nos parvis ! À bon entendeur !!