La journée du 6 juin 2024 a été marquée par deux incidents graves soulignant la problématique de la gestion des personnes détenues souffrant de troubles psychiatriques.
Vers 9h45, un détenu particulièrement connu pour sa dangerosité, suite à l’agression d’un médecin psychiatre à l’Unité Hospitalière Spécialement Aménagée (UHSA) de Marseille le 18 avril 2024, s’est présenté à l’unité sanitaire en milieu pénitentiaire (USMP) et a déclaré à la surveillante :
« JE VAIS TE FRAPPER »
TOUT EN LEVANT LE POING EN SA DIRECTION !
Heureusement, les agents à proximité sont immédiatement intervenus pour maîtriser l’individu et le placer en prévention au quartier disciplinaire (QD).
Vers 10h00, un autre détenu, se plaignant de douleurs à la tête, n’a cessé de frapper violemment contre la porte de sa cellule, exacerbant une situation déjà difficile à gérer à cet étage.
Malgré un échange avec l’encadrement, le détenu, mécontent des réponses apportées, a recommencé son tapage sitôt la porte refermée. La mise en prévention au QD a été nécessaire pour maintenir l’ordre.
Depuis plusieurs mois, malgré les nombreux signalements effectués aux médecins psychiatres, aucune solution n’a été apportée. Les personnels n’ont pas de formation adaptée à ces types de pathologies et le milieu carcéral n’a pas les moyens de soigner ces détenus.
Le passé nous rappelle malheureusement que les plus graves agressions de personnels à Salon sont le fait de ce type d’individus.
Alors Alors que la pénitentiaire pleure encore ses morts, faut-il attendre un que la pénitentiaire pleure encore ses morts, faut-il attendre un nouveau drame en détention pour que nos décideurs prennent enfin le nouveau drame en détention pour que nos décideurs prennent enfin le problème à bras-le-corps ?! ?!
Alors que la pénitentiaire pleure encore ses morts, faut-il attendre un nouveau drame en détention pour que nos décideurs prennent enfin le problème à bras-le-corps?
Monsieur le Directeur Interrégional, le bureau local FO Justice de Salon vous a déjà alerté sur les profils inadaptés à la gestion « porte-ouverte », mais apparemment sans attirer votre pleine attention.
Aujourd’hui, les véritables fous sont encore les agents qui continuent de travailler en sous-effectif et en sécurité !!! !!!