Une fois de plus, ce week-end fut chaotique dans notre établissement. Et une fois de plus, ce sont les personnels qui en paient le prix !
Tout a commencé samedi après-midi, avec une grosse rixe entre détenus en promenade du bâtiment B avec couteaux, bombe lacrymogène… Nous sommes confrontés à un véritable arsenal en détention.
Les règlements de comptes alimentés par les trafics gangrènent nos murs. Et pendant ce temps-là, on nous demande de faire des miracles avec des effectifs plus que réduits et des moyens dérisoires !
Comme si cela ne suffisait pas, ce lundi après-midi un autre incident grave s’est produit. Alors que notre collègue, surveillant affecté aux UVF (unités de vie familiales) se rendait au bâtiment A pour notifier l’accord d’une UVF, il a surpris le détenu tentant de dissimuler un objet suspect. Après plusieurs injonctions, le détenu a finalement remis un téléphone portable. Mais l’instant d’après, celui-ci a violemment poussé notre collègue contre le mur des toilettes pour tenter de récupérer l’appareil !
Résultat : un agent blessé, direction les urgences.
Bilan : 5 jours D’ITT
Le bureau local FO Salon APPORTE tout son soutien à notre collègue blessé et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans ses démarches administratives et pénales.
FO sera très vigilant à ce que ce détenu ne bénéficie plus d’UVF sur le CD Salon. Il serait inadmissible qu’un individu qui agresse l’un des nôtres puisse jouir du privilège
FO EXIGE une fouille sectorielle complète du bâtiment B. Trop, c’est trop ! Ce bâtiment est devenu une zone de non-droit où le trafic règne en maître dont les conséquences sont : violences, insécurités, impunités.
Nous en avons assez !
- Assez des trafics qui mettent nos vies en danger !
- Assez des agressions répétées contre les personnels !
- FO exige des actes face à une situation qui devient explosive !
Il est temps que l’administration ouvrent les yeux : les agents ne sont pas des cibles, qu’on sacrifie pour maintenir une illusion de calme.
Nous exigeons des moyens, des fouilles, des sanctions, et surtout du respect pour notre métier.