Prison de Reims : Sécurité et détenus sensibles. La direction doit prendre ses responsabilités !

Entre bricolage organisationnel et gestion chaotique de la détention, la pression monte à la Maison d’Arrêt de Reims. FO JUSTICE tire le signal d’alarme et exige que la Direction adapte enfin ses décisions à la réalité du terrain.

1. QSL : UN BÂTIMENT NON ADAPTÉ ET UNE ORGANISATION À REVOIR !

L’installation de détenus en régime de détention classique au rez-de-chaussée du QSL est une aberration : notre infrastructure QSL n’a jamais été conçue pour gérer de la détention ordinaire !

Cette décision impose des mouvements incessants (US, parloirs, cpip, etc.) que le bâtiment ne peut pas absorber naturellement. En demandant au surveillant du QSL de quitter régulièrement sa structure pour escorter ces détenus, la Direction crée une faille sécuritaire évidente et laisse le reste du bâtiment vulnérable.

Plutôt que d’imposer un bricolage au quotidien, FO JUSTICE demande :

Le rappel ferme, que le QSL n’est pas adapté à la détention classique et doit conserver sa spécificité.

Une révision et une amélioration urgente de la note de service sur la synergie avec la Porte B.

Une vraie concertation et des échanges avec l’ensemble des postes concernés (QSL, Porte B, US) afin de définir un protocole de mouvement clair, sécurisé et partagé, permettant de travailler en sécurité sans surcharger un collègue au détriment d’un autre.

2. AFFLUX DE DÉTENUS “MOEURS” : STOP AUX ACCUSATIONS, PLACE À LA GESTION !

Suite aux annonces nationales et aux évolutions judiciaires, notre établissement enregistre une hausse significative d’écrous pour des affaires de mœurs. Or, notre petite Maison d’Arrêt n’est absolument pas adaptée à une telle concentration de profils sensibles.

Le constat du terrain est édifiant :

Les agressions et les bagarres se multiplient en détention.

Les détenus au profil sensible subissent des menaces quotidiennes, créant un climat de tension permanente.

Plus grave encore : certains cherchent à rejeter la faute sur les surveillants, les accusant à tort de dévoiler les motifs d’incarcération !

C’est INACCEPTABLE. Ce n’est pas aux surveillants de porter le chapeau des tensions en détention ! Les flux d’informations circulent seuls entre détenus.

C’est à la Direction d’assumer son rôle de gestionnaire de la détention !

FO JUSTICE EXIGE :

Un vrai travail d’anticipation et un profilage strict dès l’arrivage.

Une politique d’affectation et de séparation efficace pour éviter les zones à risques.

Le soutien ferme et inconditionnel de la Direction envers ses agents face aux accusations calomnieuses des détenus.

Le transfert vers des établissements adaptés pour les profils les plus ingérables ou menacés.

FO JUSTICE : POUR DES CONSIGNES CLAIRES, UNE SÉCURITÉ RENFORCÉE ET

LE RESPECT DES PERSONNELS !

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