Le bureau local Force Ouvrière Justice de Paris la Santé est totalement solidaire avec les agents suite à l’incident surgit pendant la nuit du 30 au 31 Août 2025.
Incident majeur au centre pénitentiaire de Paris La Santé
Aux alentours de 5h40, une personne détenue présentant de graves troubles psychiatriques a incendié sa cellule.
L’alerte a été donnée par d’autres détenus via l’interphone du PCI.
Les gradés de nuit et les agents pénitentiaires, immédiatement mobilisés, sont intervenus sans délai.
À 5h46, les équipes déploient le RIA et tentent de pénétrer dans la cellule en feu, malgré l’impossibilité d’y accéder face à l’intensité des flammes.
À 6h00, les sapeurs-pompiers de Paris arrivent, plus de 100 hommes mobilisés, prennent le relais et procèdent à l’extinction complète ainsi qu’au contrôle des gaines pour prévenir tout risque de reprise.
Le corps carbonisé de la personne détenue sera retrouvé à l’intérieur.
Dispositif important mis en place
Évacuation immédiate : près de 80 personnes détenues mises en cours de promenade pour garantir leur sécurité, un médecin directement dépêché sur place.
ERIS déployés pour sécuriser et procéder à la réintégration.
Cellule psychologique proposée aux agents.
Surveillants entendus par les OPJ.
Les agents sont sortis de service à 10h00, après une nuit d’une intensité exceptionnelle.
Hommage au professionnalisme
Le bureau local Force Ouvrière Justice de Paris la Santé salue le sang-froid, la réactivité et le professionnalisme exemplaire des personnels pénitentiaires qui ont, par leur action immédiate, préservé la vie de dizaines de détenus et garanti la sécurité collective.
Problème structurel
Cet incident met en lumière plusieurs réalités inacceptables :
– Une surpopulation chronique (190%) au sein de l’établissement.
– L’absence de places dans les unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) pour la prise en charge des détenus souffrant de troubles psychiatriques sévères.
– Une prison qui ne peut ni ne doit être le substitut de l’hôpital psychiatrique.
Nos exigences :
– Un retour d’expérience sur la gestion de cet incident majeur.
– La création de places supplémentaires dans les structures spécialisées pour les profils psychiatriques lourds, avec du personnel formé.
– La reconnaissance claire et officielle du rôle vital joué par les personnels pénitentiaires.
FO Justice le répète :
⇒ La prison n’est pas un hôpital psychiatrique.
⇒ La sécurité n’a pas de prix.
⇒ Les agents pénitentiaires méritent respect, moyens et reconnaissance.