À 10 heures 40, un nouvel épisode de violence a frappé les personnels du CP de Nouméa. Lors du service des repas au CD1, deux personnes détenues, mécontentes que nos collègues refusent d’être leurs larbins et d’exécuter des tâches qui ne relèvent pas de leurs missions, notamment « des commissions », ont multiplié les insultes et les menaces à leur encontre.
À l’ouverture de leur cellule, ces deux individus sont passés à l’acte et ont violemment agressé nos deux collègues, en leur assénant plusieurs coups de poing et de pied. L’intervention des agents disponibles a été nécessaire pour mettre fin à l’incident.
FO JUSTICE CONDAMNE AVEC LA PLUS GRANDE FERMETÉ CETTE AGRESSION INACCEPTABLE !
Ce nouvel incident vient une fois de plus illustrer la violence à laquelle sont quotidiennement exposés les personnels de surveillance de Nouméa. Il met également en lumière une réalité que FO Justice ne cesse de dénoncer : le manque criant de renforts au sein des équipes de surveillance.
JUSQU’À QUAND ?
Comment garantir la sécurité des personnels lorsque les effectifs sont insuffisants ? Combien faudra-t-il encore d’agressions avant que l’administration prenne enfin conscience de la situation catastrophique au CPN ?
Le CD1, déjà marqué par l’extrême violence des événements du 13 mai 2024, ne peut continuer à être le théâtre d’agressions contre les personnels. Les agents ne peuvent pas être envoyés en première ligne sans effectifs suffisants pour effectuer leurs missions de service public.
QU’ATTEND L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE POUR RÉAGIR ?
Le niveau de violence n’est-il toujours pas suffisant ? Faudra-t-il qu’un agent y laisse sa vie pour que des mesures concrètes soient enfin prises ? Ça suffit ! La sécurité des personnels n’est pas une option. Leur intégrité physique n’est pas une variable d’ajustement.
FO Justice adresse ses vœux de prompt rétablissement à nos collègues agressés et leur assure son soutien plein et entier. Nous tenons également à féliciter les collègues intervenus en renfort.
Notre organisation syndicale continuera de dénoncer les violences, le manque d’effectifs et l’absence de réponses adaptées de l’administration tant que la sécurité minimale des personnels ne sera pas assurée à la hauteur des enjeux. Nous resterons mobilisés aux côtés des personnels, et plus particulièrement auprès de chaque agent victime d’une agression en service.
UN ACCOMPAGNEMENT POST-AGRESSION TOUJOURS OBSOLÈTE !
FO Justice dénonce encore une fois le manque d’accompagnement post-agression au CPN et l’absence d’un agent de prévention dédié, pourtant indispensable au regard des risques identifiés et signalés à de nombreuses reprises. Sans l’initiative d’un collègue volontaire pour assumer cette responsabilité, la prise en charge des agents victimes aurait encore une fois été retardée.
FO Justice félicite et remercie notre collègue pour son dévouement, qui a permis d’accompagner rapidement nos deux collègues blessés dans l’ensemble des démarches et formalités administratives à la suite de cette agression.
FO Justice exige :
- Une réponse disciplinaire ferme et exemplaire ;
- Le transfèrement des auteurs de l’agression ;
- Une reconnaissance des agents victimes à la hauteur du préjudice subi ;
- Le renforcement des effectifs sur l’ensemble des bâtiments du CPN ;
- Le déploiement à temps plein d’un agent de prévention.