En matière de détention, la France ne cesse de battre des records. Tous les mois, le nombre de détenus en France franchit un nouveau pic. Au 1er juin 2024, il y avait 77880 personnes détenues pour seulement 61694 places. La surpopulation carcérale s’établit donc à 126,2% ( Octobre 2024)
La surpopulation carcérale désigne l’excès de personnes détenues incarcérées dans un établissement pénitentiaire par rapport à sa capacité d’accueil théorique.
A Meaux-Chauconin, elle se traduit par 62 matelas au sol en maison d’arrêt !!!!!
Une augmentation du trafic en détention, une augmentation des refus de réintégrer des personnes en cellule de la part des personnes détenues, une augmentation des extractions judiciaires et médicales, une augmentation de la charge de travail et des agressions sur personnel. En somme, une augmentation significative des conditions de travail des personnels, tous corps et grades confondus y compris le SPIP, qui font face quotidiennement à une “poudrière” à l’approche des fêtes de fin d’année, une période très sensible. Tout cela, sans apport de moyens matériels humains.
Pour l’opinion publique, et notamment pour le dernier gouvernement en place, il faut favoriser au maximum l’exécution de toutes les peines. En effet, il faut montrer à la société, qu’un réel travail de mise en sécurité des concitoyens est fait, chaque jour.
Mais tout cela à quel prix ?
Au prix des agressions en cascades des personnels qui se trouvent au bout de la chaîne pénale, des personnels en accident de services suite aux agressions, des difficultés RH rencontrées par l’établissement, de la banalisation des risques psychosociaux et d’un climat de travail anxiogène.
Le ministre de la Justice et le directeur de l’administration pénitentiaire ne doivent pas céder !!! Faute de places en établissements psychiatriques, faute d’aménagement de peines et sous la pression de l’opinion publique, l’incarcération ne doit pas être la règle !!!