Encore un petit effort, on y est presque !
Nous n’avons jamais été aussi proche du point de rupture. Si la surpopulation carcérale était une discipline olympique, la MA de Limoges viserait la médaille d’or.
SI NOUS ÉTIONS UN HÔTEL…
Ce serait une joie immense d’accueillir tout ce “petit monde”. Le taux de remplissage ferait rêver n’importe quel gérant. Sauf que nous ne sommes pas au Club Med, nous sommes en détention !
La réalité du terrain, c’est celle-ci :
- 58 cellules (en comptant les 4 du Quartier Arrivants).
- 41 MATELAS AU SOL !
Faites le calcul : c’est une honte républicaine.
LE PERSONNEL EST À BOUT DE SOUFFLE
Des arrivants tous les jours, un flux ininterrompu, et face à cela ? Des transferts au compte-goutte qui ne suffisent absolument pas à réguler la pression. C’est comme essayer de vider l’océan avec une petite cuillère.
Cette densité n’est pas sans conséquences :
- Insécurité grandissante : La promiscuité exacerbe les tensions entre détenus.
- Danger pour les agents : Intervenir dans des cellules surchargées, enjamber des matelas pour faire un appel ou un sondage, c’est mettre notre intégrité physique en jeu à chaque ouverture de porte.
- Épuisement professionnel : Les agents ne sont pas des robots. La fatigue s’accumule, les nerfs lâchent.
ATTENTION À L’EXPLOSION
Comme la grenouille de la fable de La Fontaine qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, à force d’enfler démesurément, la Maison d’Arrêt va finir par éclater ! Et ce sont les personnels qui seront en première ligne lors de la déflagration.
Fo Justice EXIGE : L’ARRÊT IMMÉDIAT des écrous tant que la situation ne s’est pas stabilisée.
Fo Justice EXIGE : DES TRANSFERTS MASSIFS et rapides pour désencombrer l’établissement.
Fo Justice EXIGE : LE RESPECT des conditions de travail et de sécurité des personnels.
La sécurité n’a pas de prix, mais elle a des limites. Elles sont franchies.