Les jours se suivent et se ressemblent à la Maison d’Arrêt de Grasse…
Une nouvelle fois, le personnel pénitentiaire a été victime d’une agression inacceptable dans l’exercice de ses fonctions.
Ce jour, vers 13h00, alors qu’il patientait en geöle, attendant son extraction judiciaire, un détenu au profil particulièrement instable a insulté, menacé puis craché au visage du surveillant en poste au vestiaire / fouille, au motif que la bouteille d’eau demandée « mettait trop de temps à lui parvenir » !
Lorsque l’équipage des extractions judiciaires, présent sur les lieux, a voulu procéder à la fouille intégrale réglementaire en pareilles circonstances, ce dernier a refusé d’obtempérer, multipliant les provocations.
Connaissant le profil psychologique fragile et agressif de l’individu, nos collègues ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire et ont tenté de gérer la situation avec calme et maîtrise pour le ramener à la raison.
Mais le répit se révèlera de courte durée !
Deux autres agents feront l’objet de menaces de morts, crachats et propos sexistes avant que la folie s’empare de lui et qu’il tente de se jeter physiquement sur l’un de nos collègues !
LA RÉACTIVITÉ ET LE SANG FROID DES AGENTS ONT PERMIS LA MAÎTRISE DE L’INDIVIDU, NON SANS DIFFICULTÉ !
IL A FINALEMENT ÉTÉ CONDUIT AU QUARTIER DISCIPLINAIRE ET NON AU TRIBUNAL COMME INITIALEMENT PRÉVU.
Des mesures urgentes doivent être prises afin d’écarter cet énergumène avant une gradation de l’intensité de la violence qui porterait une atteinte grave aux membres du personnel.
De surcroit, ce détenu n’est pas à son premier coup d’essai puisque des faits similaires se sont produits deux jours avant à l’encontre d’une intervenante.
FO Justice dénonce la banalisation de la violence au sein de notre établissement. Combien de temps encore nos agents devront-ils subir insultes, crachats, menaces et agressions avant que des mesures concrètes soient prises envers ces profils psychologiques qui contraignent à des ouvertures intempestives accompagnées de mouvements sécurisés.
FO Justice réitère ! Nos collègues ne sont ni des punching-balls, ni des cibles de défoulement. Ils méritent le respect, la protection et la reconnaissance dus à leur fonction.
FO Justice demande le transfert de ce détenu vers un établissement adapté à son état psychologique.
FO Justice apporte tout son soutien aux agents qui font l’objet de violence physique et morale dans l’exercice de leurs fonctions.
FO JUSTICE TOUJOURS AUX CÔTÉS DES SURVEILLANTS !
Parce qu’à Grasse, comme partout ailleurs, la sécurité du personnel est une priorité !