Le mardi 10 juin 2025 vers 15h00, une vingtaine de personnes se sont attroupées devant la maison d’arrêt des hommes pendant près de deux heures pour demander des comptes à l’administration pénitentiaire sur le suicide d’une personne détenue sur le bâtiment D2.
Notre organisation professionnelle s’inquiète de la recrudescence de ses attroupements non autorisés devant les portes de notre établissement pénitentiaire.
Malgré la présence des forces de l’ordre, cette mobilisation relayée sur les réseaux sociaux à l’appel de la famille a été marqué par une hostilité ouverte envers les personnels et de défiance.
La section locale Force Ouvrière Justice condamne avec la plus grande vigueur les propos diffamatoires scandés par ce collectif, notamment l’accusation infamante de “Surveillants assassins”, qui salit injustement l’honneur et l’engagement quotidien des personnels pénitentiaires.
La douleur d’une famille ne justifie pas l’appel à la haine ni la diffamation contre une profession entière. Les surveillants ne sont pas responsables des tragédies individuelles que connaît parfois le milieu carcéral.
Dans un contexte d’apaisement le chef d’établissement a reçu les membres de la famille pour rétablir en toute transparence les conditions de ce décès et condamner les propos portant atteinte à l’intégrité des personnels.
Le bureau local Force Ouvrière Justice s’interroge sur l’objectif de ce comité de soutien organisé qui consiste à mettre la pression, intimider et créer le doute sur notre institution dans ce contexte de surpopulation carcérale qui touche l’ensemble des geôles de la République.
Le bureau local Force Ouvrière Justice condamne fermement ses agissements et intimidations devant les portes de notre établissement pénitentiaire. Il n’est nullement question de les minimiser.
Le bureau local Force Ouvrière Justice salut la réactivité des décisions prises par la direction en alertant les autorités judiciaires, préfectorales, l’administration centrale et les forces de l’ordre au regard du contexte et de la situation décrite.