La solidarité entre surveillants en prison est un élément clé pour garantir une détention sécurisée et une meilleure qualité de vie au travail.
En effet, le surveillant agit dans un collectif où l’esprit d’équipe, la solidarité entre collègues et le soutien de la hiérarchie sont essentiels pour éviter l’isolement et faire face à un environnement hostile.
Cette solidarité permet de mieux gérer les situations de tension, elle renforce l’autorité et garantit la sécurité du personnel.
À la maison d’arrêt 1, une unité de vie, la 0, est isolée du reste de la détention. Son accès est sécurisé, et l’agent qui y est affecté doit assurer la sécurité et la surveillance seul dans un contexte parfois tendu et stressant.
La sécurité des personnes repose entièrement sur ses épaules, ce qui peut être pesant psychologiquement et physiquement.
Dans un contexte de surpopulation et de manque d’effectif de brigadier-chef à la maison d’arrêt 1, le brigadier-chef du PCI apporte son soutien ponctuel à l’agent de l’unité 0, notamment lors de la mise en place des promenades. Cependant, une présence régulière est indispensable pour maintenir l’ordre et le calme, faciliter la gestion des crises et assure un lien de qualité avec les surveillants.
Il est urgent de trouver une solution durable et rapide à la MA1, car, en raison du nombre de détenus, de leur profil et des défis liés à leur gestion, il est indispensable d’améliorer notre capacité à assurer la sécurité du personnel.
Améliorer l’environnement de travail et favoriser un climat sécurisant doit être une priorité !
La surpopulation carcérale du centre pénitentiaire de Ducos réduit la marge de manœuvre de l’administration pénitentiaire pour organiser les affectations selon les profils de détenus et ceux présentant des difficultés particulières.
Cependant, si l’effectif hiérarchique de la MA1 ne permet pas d’apporter une présence régulière à l’UV 0, et que l’ajout d’un agent supplémentaire, crucial pour maintenir un environnement sûr, n’est pas encore réalisable, il est essentiel d’explorer d’autres solutions rapidement.
En raison de l’isolement de cette unité de vie par rapport au reste de la détention, l’agent en poste ne peut pas compter sur un collègue ou la hiérarchie pour obtenir immédiatement son soutien ou une intervention rapide. Force Ouvrière Justice suggère de revoir la politique d’affectation en mettant en place des critères stricts pour limiter les risques dans cette unité isolée, excluant certains profils tels que les DPS, ceux avec des troubles mentaux, des incidents disciplinaires et des comportements inadaptés.
Pourquoi ne pas envisager la création d’un quartier spécifique pour les personnes détenues âgées et vulnérables ? Ce quartier pourrait répondre aux besoins particuliers liés à leur âge, notamment en termes de santé, d’autonomie et d’isolement social. Le secteur médical à proximité permettrait une prise en charge adaptée.
Force Ouvrière Justice sera toujours présent pour le personnel du centre pénitentiaire de Ducos.