FO Justice a alerté à plusieurs reprises la direction sur l’augmentation constante de l’effectif détenu et l’absence de transferts significatifs, malgré un accord de la direction interrégionale visant à ne pas dépasser le seuil de 430 détenus dans notre établissement.
Aujourd’hui, alors que la structure est en travaux et fonctionne avec un bâtiment en moins, nous avons atteint un effectif de 481 détenus. Il est impératif de stopper cette hémorragie avant qu’il ne soit trop tard.
La charge de travail des agents a considérablement augmenté, avec une surpopulation record de 186,2 % du taux d’occupation. La gestion quotidienne devient extrêmement complexe, notamment en raison des mutations de cellules fréquentes dues aux conflits entre détenus. L’arrivée des triplettes ne fera qu’aggraver cette situation en accentuant les tensions et les difficultés de cohabitation dans des cellules déjà exiguës.
Cette surpopulation carcérale fait peser une menace directe sur la sécurité du personnel, avec un risque accru d’agressions. Il est urgent de prendre en compte l’impact de cette pression sur les agents, notamment l’augmentation des risques psychosociaux et du stress au travail, qui peuvent avoir des conséquences graves sur leur santé et leur capacité à exercer leurs missions.
Des transferts pour désengorger la maison d’arrêt, doivent être EFFECTUÉS IMMÉDIATEMENT afin de ramener l’effectif à un niveau cohérent avec les capacités de notre structure, soit un maximum de 430 détenus.
Pour éviter une crise ingérable, ces transferts doivent être réguliers et anticipés. La situation actuelle est intenable pour les agents de détention et risque d’entraîner une détérioration rapide des conditions de travail.
FO Justice exige que la direction prenne ses responsabilités immédiatement afin d’inverser cette tendance et de garantir un cadre de travail acceptable pour le personnel.