Une locution que nous ne voudrions plus entendre à la Maison d’arrêt de chalons en Champagne… Malheureusement !!!
Encore une fois, cette année, comme trop souvent dorénavant, ce lundi 07 août est à marquer d’une pierre noire pour les personnels de la MA de Chalons en Champagne .
Encore une fois, des personnels se trouvent blessés dans leur chair, dont un gravement, lors d’interventions dans l’exercice de leur fonction.
Encore une fois, un détenu « perturbé psychologique », pour lequel il a fallu attendre plusieurs mois pour une réelle prise en charge sanitaire par les services concernés, qui fut déjà impliqué dans l’agression d’un personnel sur la MA, a nécessité l’intervention de personnels équipés et a causé la blessure grave, nécessitant une intervention chirurgicale, de l’un d’entre eux.
M le directeur, ces situations récurrentes ne sont plus acceptables et notre syndicat local ne peut plus se satisfaire d’une simple « prise en charge ».
Tous les jours dorénavant, en plus du tapage, du brouhaha, des hurlements aux fenêtres constants, des contestations et refus d’obtempérer, des escalades des cours de promenades, des nombreux détritus et « yoyos », etc…, créant au sein des personnels, qui n’avaient jamais connu tel désordre depuis des décennies, un « ras le bol » et une fatigue psychologique. Voilà maintenant que le nombre d’agents blessés dans l’exercice de leur mission, depuis le début de l’année, ne peut même plus ce compter sur les doigts des deux mains.
Une seule question s’impose !!!
Où a disparu la maison d’arrêt de chalons en champagne ?
Elle n’est plus que l’ombre d’elle même.
Il est grand temps que l’administration et ses « costards cravates », spécialistes des chiffres « sur papier » et des décisions, « hors sol », promptes à satisfaire associations et droit européens, sans se soucier des conséquences et sans connaître le fonctionnement des établissements dont ils ont la charge, revêtent le bleu de chauffe et viennent se confronter à nos pensionnaires, « entre quatre yeux »,esseulés et délaissés sur une coursive, pour se rendre compte de la situation catastrophique dans laquelle ils nous entraînent.
Monsieur le directeur, il est plus que nécessaire de mettre fin à cette EVASION des valeurs, fondations de notre établissements, qui permettaient aux personnels de travailler en sécurité et sérénité, avec la sensation d’être réellement des « acteur d’une détention sécurisée » et de rétablir la sécurité et de meilleur conditions de travail dont vous êtes caution pour vos personnels.