Le bureau local FO Justice tire la sonnette d’alarme : la Maison d’Arrêt de Brest subit une nouvelle journée de chaos provoquée par le détenu D., transféré de Rouen en « MOS » depuis novembre dernier. Depuis son arrivée, ce profil ingérable impose sa loi, poussant les personnels au bord de l’épuisement professionnel.
Le personnel ne peut plus tolérer les agressions verbales systématiques : chantages, insultes et, plus grave encore, des menaces de mort explicites visant les agents et leurs familles. À cela s’ajoute un bilan matériel désastreux : incendies volontaires à répétition (notamment au QD) et destruction méthodique de plusieurs cellules.
La journée d’aujourd’hui est l’exemple parfait de ras-le-bol que peut régner sur notre établissent.
Après avoir détruit sa cellule au QI, le détenu D. est conduit au QD.
Suite au premier passage médical il est déclaré inapte au QD (une “tradition” locale qui interroge).
Placement en CPROU sur décision de la direction : résultat, une cellule de plus détruite.
Retour au QD et second passage médical ou par “magie”, il devient apte… à condition d’obtenir du tabac.
De qui se moque-t-on ?
Est-ce l’Unité Sanitaire qui va fournir du tabac à visée thérapeutique ?
Si notre organisation a soutenu la direction locale dans le montage du dossier de transfert, force est de constater que la DI est aux abonnés absents. Le bureau local
Force Ouvrière Justice ne peut plus accepter que l’échelon régional “botte en touche” à chaque sollicitation.
Le bureau local Force Ouvrière Justice exige que la DI prenne enfin ses responsabilités et procède au transfert immédiat de cet individu.
La sécurité et la santé mentale des agents ne doivent plus être sacrifiées sur l’autel de l’immobilisme administratif.
Faudra-t-il qu’un personnel reste sur le carreau pour que notre DISP prenne enfin la mesure de la souffrance des agents brestois ?