Hier soir, lors de la distribution du repas, notre collègue du 5ème étage a été victime d’un jet d’eau bouillante par un détenu dit « psy ».
Il a rapidement été pris en charge par les personnels présents pour limiter au maximum ses blessures, les pompiers sont intervenus.
Quant au lâche agresseur de notre collègue, il a été plus que récalcitrant, il aura fallu le renfort des ELSP et de la brigade QI/QD pour procéder à sa mise en prévention.
DES CELLULES, PAS DES CHAMBRES DE PSYCHIATRIE !
Malheureusement, en 15 jours c’est la 2eme fois, que les personnels du Bâtiment A subissent une grave agression de la part de « cas psy ».
En temps normal, ce type de personnage n’a déjà rien à faire sur notre établissement, l’administration a dans son arsenal des structures adaptés UDV, UHSA ou UMD pour gérer ces « cas psy ».
Les maintenir en détention classique c’est mettre en danger les personnels.
102 détenus au 5eme étage pour 40 cellules, les officiers font ce qu’ils peuvent pour gérer les affectations sur leur bâtiment, chaque jour ils doivent recommencer leur peine tel Sisyphe. Les Brigadiers-chef Encadrement courent partout et dans tout cela les surveillants doivent gérer des « cas psy » au milieu de toute cette surpopulation carcérale.
Les personnels ne doivent pas être les victimes de la gestion et du manque de moyen de la Direction Locale / Régionale et Nationale !
Notre organisation le répète sans cesse depuis des années : l’employeur doit être le garant de la sécurité de ses salariés !
Cela passe par l’utilisation des structures spécialisées (UHSA) quand on sait que leur taux d’occupation est loin des 100 % et ne pas se cacher derrière des protocoles 2+1 sur une coursive de plus de 100 détenus.
Le Bureau Local FO souhaite un prompt rétablissement à nos collègues blessés dans leur chair, nous les accompagnerons si besoin dans leur démarche.
Le Bureau Local FO félicite l’ensemble des personnels qui a permis de gérer cet incident avec professionnalisme.
