Il y a quelques jours, les noms et prénoms de sept collègues ont été divulgués par erreur à un détenu fiché pour CRIM ORG. (Sans commentaires…)
Ce document aurait dû être anonymisé avant d’être remis à ce détenu. Cette erreur pourrait, dans le contexte actuel, avoir des conséquences graves pour nos collègues et leurs familles. À titre d’exemple, cette nuit à Liancourt, le véhicule d’un collègue a été volé devant chez lui, puis incendié à quelques kilomètres de là.
Que fait l’administration pour assurer la sécurité de nos collègues ? Des mesures immédiates ont-elles été prises ? La réponse est malheureusement non.
Nous avons demandé le transfert des deux détenus impliqués dans le même dossier afin de limiter les risques, mais cette demande nous a été poliment refusée pour des raisons logistiques. Il est pourtant évident que nos collègues restent des cibles potentielles, puisqu’ils sont leurs interlocuteurs directs pour l’instant. Cependant, si ces détenus changent d’établissement demain, ils ne représenteraient plus aucun intérêt pour eux.
Il est urgent que des actions concrètes soient entreprises pour garantir la sécurité et la confidentialité de nos collègues. L’administration ne peut pas exiger des agents qu’ils soient discrets sur le port de l’uniforme, diffusant un « guide du bon usage des réseaux sociaux » tout en restant inactive face à ce type de situation. C’est inacceptable.
Notre bureau local réclame le transfert immédiat des deux détenus impliqués, ainsi que des moyens matériels, en attente depuis de nombreux mois dans ce quartier ! C’est urgent !