PJJ : Déclaration Préliminaire du CSA Territorial de Seine-Saint-Denis

Madame la Présidente,

En Seine-Saint-Denis, les agents sont à bout.

Manque criant de moyens humains, violences accrues, charge de travail intenable, épuisement généralisé… Le quotidien des professionnels est devenu un parcours d’obstacles, où la souffrance au travail s’impose comme une norme inacceptable.

D’un côté, un management oppressif, une surcharge de travail insoutenable et des conditions indignes qui plongent les agents dans une détresse profonde. De l’autre, une administration déconnectée, qui bafoue les textes, organise le chaos et méprise ouvertement le dialogue social.

Face à cette situation explosive, le dialogue social devrait être un levier d’action.

Mais que constate-t-on ? Une parodie de concertation : règlement intérieur pas encore validé, pas d’ordre du jour, convocations bâclées, expertises entravées…

Des unités saturées et abandonnées

CEF d’Épinay-sur-Seine : Les agressions explosent dans l’indifférence totale.

Milieu ouvert : Les éducateurs croulent sous les dossiers, sans perspective d’allègement.

UEHC de Pantin : Devenu le seul hébergement collectif du territoire, il subit une surcharge insupportable, aggravée par le report d’ouverture de l’UEHC de Rosny.

SEAT : Les engagements pris après la grève semblent restés lettre morte, tandis que des règlements de comptes s’opèrent sournoisement dans les CREP.

UEQM de Villepinte : Après une trop longue période en sous-effectif, les agents sont épuisés.

Le personnel administratif méprisé : Sans reconnaissance, sans soutien, sous pression constante, ces agents essentiels sont maltraités par leur hiérarchie et ignorés par l’administration.

La gestion des accidents de service est inacceptable : dossiers non traités, agents suspectés… Tout est fait pour nier l’imputabilité au service.

Partout, la même réalité : des agents sacrifiés sur l’autel d’une gestion catastrophique des ressources humaines.

Alors que la DT orchestre le chaos et détourne les instances du dialogue social pour en faire des chambres d’enregistrement, les professionnels de la PJJ en Seine-Saint-Denis tiennent un service public essentiel à bout de bras. Dans un territoire difficile, leur engagement est remarquable, malgré l’indifférence et l’inaction de l’administration.

Les agents du 93 méritent respect, reconnaissance et des actions concrètes pour améliorer leurs conditions de travail.

La DT 93 doit enfin prendre ses responsabilités et travailler sérieusement dans les instances dédiées.

Lire le communiqué

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