Le bureau local Force Ouvrière Justice de l’EPSNF ne peut rester muet face à de tels agissements.
Une nouvelle note de service, ou plutôt deux ont été diffusées concernant un changement d’horaires pour les promenades, en date du 12 mai 2025. Et là, on croit rêver : un simple ajustement, pensons-nous, pour le passage aux horaires d’été du samedi et du dimanche.
Mais NON ! Ce n’est pas une simple adaptation, c’est une véritable remise en cause de nos pratiques, et surtout, une attaque directe à notre professionnalisme. Nos patients détenus, qui viennent faire leurs soins à l’EPSNF, ne sont pas des touristes ou des visiteurs : ce sont des personnes en détention, EN PRISON. Il faut qu’on leur rappelle qu’ils sont en prison, et que leurs conditions de détention doivent respecter leur statut.
Est-ce cela l’amélioration des conditions ou une réponse à la suppression des activités en détention ?
Ce changement a été annoncé en CSA, puis mis en application dans la foulée, malgré nos réticences et nos alertes. La direction a décidé d’imposer cette organisation sans écouter personne, sans prendre en compte nos préoccupations ni nos propositions.
Le résultat ?
En offrant ce « joli » cadeau de deux heures de promenade le matin, ce sont les surveillants qui en pâtissent.
Il faut désormais faire des douches en un temps record, parfois entre 11h15 et 13h, pour respecter ce nouveau rythme imposé, car il est aussi déconseillé de les réveiller trop tôt pour la douche…
OUI, Madame la Directrice, le surveillant sera débordé !
Mais cela ne semble pas vous préoccuper : on nous demande d’être indulgents, de faire preuve de compréhension, parce que nous travaillons dans un hôpital.
ON EST OÙ ?
Les promenades isolées, elles aussi, ont disparu de la note de service, sans explication. Quand les patients isolés en détention seront 4, 5, voire plus ?
Qu’en sera-t-il ? La direction continue d’ignorer la réalité du terrain.
Quant à la pérennité de cette note, aucune garantie !
QUID de la note officielle sur la procédure de promenade avant une extraction médicale ? Un point crucial, qui tarde à venir, qui montre bien l’amateurisme de la direction.
Le bureau local Force Ouvrière Justice de l’EPSNF s’alarme : cette logique de décisions unilatérales, sans concertation, ne peut plus durer. La gestion de nos missions doit respecter notre expertise, notre professionnalisme, et la sécurité de tous.
Le bureau local Force Ouvrière Justice de l’EPSNF ne se laissera pas faire. La direction doit entendre notre colère et revenir sur ces mesures.
Nous sommes là pour défendre nos droits, notre profession, la sécurité de nos collègues.