Dans le cadre des visites nationales réalisées aux PREJ de Fresnes et Fleury-Mérogis, les constats sont clairs. Le terrain alerte. Les orientations actuelles ne tiennent pas compte des réalités opérationnelles, en particulier en région parisienne.
UNE NOTE APPLIQUÉE SANS ADAPTATION LOCALE
La note DGAP du 20 mars sur les moyens de contrainte a produit un effet immédiat :
➡️ arrêt de l’utilisation des bus grande capacité
FO Justice Paris a immédiatement sollicité une note d’adaptation spécifique à l’Île-de-France, au regard des contraintes uniques du territoire.
Avant, un bus permettait de gérer jusqu’à 24 détenus avec 5 agents et un gradé.
Aujourd’hui, pour une mission équivalente :
➡️ plus d’effectifs
➡️ plus de véhicules
➡️ plus de rotations
Sans aucune plus-value sécuritaire démontrée.
UNE RÉGION À PART, DES CONTRAINTES IGNORÉES
La région parisienne concentre :
- des volumes d’extractions massifs
- des juridictions sensibles
- des contraintes de circulation et de sécurité spécifiques
Appliquer une règle uniforme nationale sans tenir compte de ces paramètres, c’est :
➡️ désorganiser ce qui fonctionnait
➡️ augmenter les risques opérationnels
➡️ épuiser les agents
DES AGENTS DÉTOURNÉS DE LEUR MISSION
Le fonctionnement actuel dérive :
- suivi en temps réel permanent
- traçabilité excessive
- pression administrative constante
Résultat : les agents sont éloignés de leur priorité.
➡️ la mission
➡️ la sécuritéDES MOYENS INSUFFISANTS, DES RISQUES ACCRUS
Les remontées sont unanimes :
- matériel inadapté ou indisponible
- équipements incomplets
- moyens de communication défaillants
Sur certaines missions :
➡️ agents sans casque balistique
➡️ sans protection auditive
➡️ sans équipements adaptés
Inacceptable au regard du niveau d’exigence imposé.
UNE INSÉCURITÉ OPÉRATIONNELLE BIEN RÉELLE
En Île-de-France, certaines extractions exposent directement les équipes :
- déplacements en zones sensibles
- absence de véhicules adaptés
- refus de solutions pourtant sécurisées
Des collègues évoquent des situations de suivi.
Ce n’est pas un ressenti. C’est une réalité terrain.
UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE
- postes ouverts mais non tenus
- abandons dès la formation
- structures comme Fresnes et Fleury qui compensent en permanence
➡️ surcharge
➡️ fatigue
➡️ déséquilibre global
UNE RÉPARTITION DES EFFECTIFS À REVOIR D’URGENCE
Aujourd’hui, les PREJ 91 et 94 supportent une charge opérationnelle disproportionnée.
FO Justice Paris exige :
➡️ une meilleure répartition des missions à l’échelle régionale
➡️ un désengorgement immédiat des PREJ 91 et 94
➡️ un renforcement des effectifs des autres PREJ d’Île-de-France
On ne peut plus faire reposer le fonctionnement global sur quelques structures sous tension permanente.
UN MANAGEMENT DÉCONNECTÉ QUI AGGRAVE LA CRISE
FO Justice Paris alerte sur un management toxique au sein de l’ARPEJ, exercé sous couvert des contraintes et des impossibilités propres à l’Île-de-France.
➡️ décisions descendantes sans prise en compte du terrain
➡️ pression constante sur les équipes et l’encadrement
➡️ absence de marges de manœuvre opérationnelles
Conséquence directe :
➡️ une vague de départs préoccupante au niveau du siège de l’ARPEJ
➡️ une perte de compétences
➡️ une désorganisation structurelle qui s’installe
Il est urgent de contenir cette hémorragie avant qu’elle ne devienne irréversible et ne contamine l’ensemble du dispositif.
DES DÉCISIONS INCOHÉRENTES
Des extractions sont maintenues alors que :
- la visioconférence est possible
- le magistrat y est favorable
➡️ mobilisation inutile d’effectifs
➡️ prise de risque évitable
➡️ consommation de moyens injustifiée
NOS EXIGENCES CLAIRES
FO Justice Paris exige :
- une adaptation immédiate de la note DGAP à la réalité francilienne
- le rétablissement de solutions opérationnelles efficaces, dont les bus grande capacité
- une répartition équilibrée des charges entre PREJ franciliens
- un renforcement des effectifs là où ils sont insuffisants
- une remise à plat du management au sein de l’ARPEJ
- des moyens matériels à la hauteur des missions
- une cohérence des décisions judiciaires et opérationnelles
- une priorisation de la sécurité des agents
LE TERRAIN NE DEMANDE PAS MOINS D’EXIGENCE. IL DEMANDE DE LA COHÉRENCE.
Les agents sont prêts.
Ils s’adaptent.
Ils assurent.
Mais sans moyens adaptés et sans décisions construites à partir du réel,
➡️ ce sont eux qui paient le prix des incohérences.
FO JUSTICE PARIS PRENDRA SES RESPONSABILITES POUR PRESERVER LA SECURITE PHYSIQUE ET PSYCHIQUE DES PERSONNELS.
A BON ENTENDEUR !