Publié le Laisser un commentaire

PREJ Lille : Les artisans de la dévalorisation !

Il n’est plus glorieux d’être encadrement au sein d’un PREJ. Ils sont amers d’une situation qui leur porte grief. Ils ne sauraient rester silencieux face à un tel mépris.

Il y a quelques mois, ils ont été avertis de la mise en place d’un nouveau support informatique d’organisation des missions EJ. Ils en ont été les premiers satisfaits tellement la gestion « cahier » était devenue ridicule. Pour autant ils ne s’attendaient pas à un accroissement de tâches administratives.

De ce fait, il y a quelques semaines ils ont été avertis qu’ils devraient récupérer, par un transfert de compétences, les missions des assistants ARPEJ. En l’espèce la gestion quasi complète de ROMEO s’agissant de toutes les EJ.

Il y a quelques jours, le 23 juin 2025, ils ont appris par mail qu’ils devraient monter des astreintes à partir du 4 juillet 2025. Il aura fallu encore attendre, le 27 juin 2025, pour que la cheffe de service concernée précise l’autonomie pour les uns et le tuilage attendu pour les autres. S’agissant de l’organisation même de l’astreinte et des missions attendues, nous sommes toujours dans l’attente de la note de cadrage. A l’échéance, C’EST VRAIMENT MOYEN !

Nous avons sollicité un passage en CSA pour valider ce principe d’astreinte telle que le prévoit la réglementation. Pour l’heure, nous ne saurions accepter une organisation qui ferait dépasser les 14 astreintes par agents, sachant qu’elles ont été mises en place pour justement soulager l’ARPEJ et diminuer leur nombre d’astreinte…

 Ces modifications de fonctionnement amènent des changements sur les niveaux d’habilitation. Il est donc anormal que le niveau d’habilitation de Genesis ait baissé, laissant uniquement un accès aux établissements Lillois. Pour les profils ayant voyagé sur notre territoire pénitentiaire, il est impératif de laisser UN VISU NATIONAL à disposition pour continuer un profilage le plus précis possible.

Nous avons une pensée pour les Brigadier-chef encadrement qui sont noyés dans ce marasme organisationnel. Nous rappelons à toutes fins utiles qu’ils ont été affectés au sein d’un PREJ par une mobilité qui indiquait en profil de poste, « Chef d’escorte ». Voilà leur mission première : être opérationnels et sur le terrain avec leurs agents. Les missions administratives et d’organisation dévolues à chaque encadrant par définition, ne sauraient constituer un fonctionnement permanent et principal.

Sans dévaluer les compétences de personnes ni être réducteur, pour FO JUSTICE il est impératif que chacun puisse exécuter les missions qui correspondent à son niveau de responsabilité.

Par conséquent et en cohérence avec l’intérêt que nous portons au respect des missions de chaque personnel :

Pour FO Justice, soit les missions de programmation des EJ restent entièrement dévolues à l’ARPEJ , soit on vous demandera de « dispatcher » des ressources de l’ARPEJ en PREJ, vu la volumétrie des missions à gérer. Cela permettra de pouvoir utiliser les ressources de manière optimale !

C’EST SEULEMENT DANS CES CONDITIONS QU’ON POURRA Y ÊTRE FAVORABLE !

FO Justice n’acceptera pas que les BC-expertise soit utilisés pour remplacer les encadrants sur les EJ suite à l’accroissement des tâches administratives.

Pendant que les missions judiciaires et administratives pullulent pour les encadrants, ce sont les brigadiers chefs expertises qui doivent assumer des responsabilités qui ne leur incombent pas. Comme ce vendredi 04 juillet ou un convoi de 5 détenus dont une escorte 3 s’est fait sans personnel d’encadrement ! CE QUI RESTE CONTRAIRE À LA DOCTRINE D’EMPLOI ET À SES MESURES TRANSITOIRES

FO JUSTICE, VOS ATTENTES, NOS PRIORITÉS

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : FO reçu dans le cabinet du préfet

Ce vendredi 4 juillet à 15h, le bureau FO local a été reçu à la préfecture par le directeur de cabinet. Après les présentations, nous avons entamé la discussion en recontextualisant la situation de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, tout en élargissant le constat à l’ensemble du ressort de la DISP de Toulouse, aujourd’hui classée comme la plus surencombrée de France. Nous avons abordé frontalement la question du surencombrement et celle du sous-effectif chronique de tous les corps de métier présents dans notre établissement. Nous avons exposé une réalité précise, chiffrée, argumentée : un étayage rigoureux, basé sur des statistiques et des faits, mettant en lumière les nombreux dysfonctionnements structurels, sanitaires et sécuritaires que nous subissons quotidiennement.

Nous avons également insisté sur une autre problématique majeure : celle des écrous en provenance des établissements d’Alès et de Nîmes. Ces écrous représentent entre 15 et 20 % des arrivées enregistrées à Villeneuve-lès-Maguelone. Nous avons demandé avec fermeté que ces écrous cessent, et que le parquet d’Aix soit enfin saisi de cette question. Cette demande a été longuement débattue, expliquée en détail. Ce problème est non seulement avéré, mais il est aussi pleinement reconnu. Sur ce sujet-là, nous n’avons rien lâché. Nous avons insisté, encore et encore, car cette pression supplémentaire aggrave encore davantage une situation déjà intenable.

Le 1er juillet 2024, nous comptions 954 détenus. Le lendemain du blocage, après de nouveaux transferts, nous atteignions 1059. En juin, nous sommes montés à 1091 détenus pour 607 places théoriques, avec seulement 62 agents de roulement. Soixante-deux. Pour couvrir l’ensemble des postes, en 3-2, avec un service déjà déshumanisé, déjà épuisé. Une absence aux cantines, et c’est la détention qu’on dépouille.

Une absence à la buanderie et c’est encore la détention qui perd un poste. On découvre, on recolle les morceaux. On fonctionne comme on peut. Certaines demandes d’explication deviennent les symptômes évidents d’un système qui craque de partout.

Ce seuil de criticité est une demande forte. Une demande de fond, une demande à relayer, à imposer, à accepter. C’est une demande d’urgence. Une demande de survie. Une demande de respect. Une limite à ne pas franchir si nous voulons encore pouvoir parler de travail, de sécurité, d’humanité. C’est la dernière barrière avant l’inhumain. Ce seuil doit être reconnu, inscrit, respecté. Et ce n’est que la première étape.

Dans un second temps, après avoir poursuivi notre exposé, nous avons sollicité qu’une table ronde soit organisée. Une rencontre entre les différentes entités concernées : judiciaires, directionnelles, médicales.Tous les acteurs doivent être réunis. On ne peut plus régler les problèmes chacun dans son coin. Il faut un engagement collectif, une stratégie de sortie de crise. Ce rendez-vous avec le directeur de cabinet nous a tout de même permis d’être entendus. La situation a été reconnue comme critique, ce qui montre que notre mobilisation n’est pas vaine. Nous espérons, maintenant, que cette écoute se traduira en actes. Cette visite n’est pas une fin en soi, mais un levier supplémentaire que nous activons pour ne pas laisser la situation empirer.

À travers cette rencontre, nous vous montrons une fois de plus que le bureau FO local ne relâche rien.

Qu’il agit. Qu’il porte vos voix, vos souffrances, vos revendications. Que si les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de nos attentes, ils existent malgré tout. Que nous sommes là, coûte que coûte. Que nous ne laisserons jamais tomber. Nous sommes ici pour défendre ce métier, pour qu’il redevienne humain. Nous devons nous battre pour cela. Il ne faut pas se résigner, il ne faut pas abandonner. Et nous continuerons.

Pour ceux qui n’y croient plus. Pour ceux qui espèrent encore. Pour ceux qui luttent toujours. Pour ceux qui sont loyaux, fidèles, présents malgré tout. Pour ceux qui sont partis. Pour ceux qui ne savent plus.

Nous continuerons. Nous ne lâcherons rien. Nous vous tiendrons informés des suites que donnera la préfecture à nos demandes. Mais d’ici là, gardons le cap. Ensemble.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Béthune : Alerte agression, encore un refus de réintégrer qui dégénère !

Ce vendredi 4 juillet, lors de la distribution du repas, un premier refus de réintégrer a eu lieu. Une mise en prévention a aussitôt été décidée. Mais au même moment, un second refus est signalé.

Lorsque les agents arrivent sur place, le détenu concerné s’agrippe à la rambarde en coinçant volontairement une jambe pour compliquer l’intervention. Il faudra l’intervention des collègues pour parvenir à le maitriser. Une fois ce dernier placé en salle d’attente, les agents procèdent à la sortie du premier détenu ayant refusé de réintégrer. Après un échange avec la Capitaine du bâtiment B, il est autorisé à récupérer son paquetage et à changer de cellule.

Mais là encore, ce dernier n’a rien trouvé de mieux que d’agresser la Capitaine sur la coursive !

Une nouvelle intervention est nécessaire pour le maîtriser, dans des conditions similaires à la première, le détenu s’agrippant à nouveau à la rambarde.

FO Justice s’interroge : pourquoi ce détenu, après un premier refus de réintégrer mobilisant plusieurs surveillants, n’a-t-il pas été immédiatement placé au quartier disciplinaire ?

Ce laxisme apparent, ce « social à tout prix », aurait pu avoir des conséquences bien plus graves.

Avec un taux de surpopulation frôlant les 230 %, la tension monte inexorablement… et nous ne sommes qu’au début de l’été !

FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue agressée.

FO Justice félicite les agents intervenants pour leur sang-froid et leur professionnalisme, qui ont permis d’éviter d’autres blessures.

FO Justice exige des poursuites judiciaires rapides, avec placement en garde à vue, comparution immédiate et transfert disciplinaire dans un autre établissement.

FO Justice réclame un désencombrement immédiat de la Maison d’Arrêt afin de faire baisser la pression sur les agents et d’assurer leur sécurité.

Lire le communiqué