Publié le Laisser un commentaire

Prison de Joux-la-Ville : Évasion ou appel à l’aide. Tout est bien qui finit bien mais …

Ce jour, aux alentours de 8h, malgré un brouillard à couper au couteau, une personne détenue est signalée sur le toit des cheminements.

Le protocole évasion est déclenché, officier et direction de permanence se rendent sur place la DISP est avisée, 3 agents sont positionnés pour maintenir le contact avec la personne détenue, 4 autres sont déployés armés en zone neutre et le VI positionné en contact visuel.

La personne détenue parlant à peine français, explique son action tant bien que mal. Il accuse l’administration de vouloir le laisser mourir, lui refusant l’accès à un médecin. Il explique vouloir se couper la gorge avec son couteau s’il ne voit pas un médecin, ou si des agents montent le rejoindre, il évoque également une volonté de transfert.

Les 3 agents en cours de promenade discutent avec la personne détenue pour tenter de le raisonner. Près d’une heure et demie plus tard, malgré le froid et le brouillard ils y parviennent. La personne détenue jette son couteau et est maitrisée sans résistance pour être placé en prévention aux alentours de 9h40. Lors de la fouille, un autre couteau est découvert sur la personne détenue. L’intervention des ERIS est annulée sans conséquence majeure puisque ces derniers n’étaient pas encore partis.

FO Justice félicite chaleureusement tous les collègues impliqués dans le dispositif pour leur engagement et leur volontarisme.

FO Justice félicite l’agent promenade qui malgré des conditions climatiques déplorables, a su repérer les agissements la personne détenue.

FO Justice félicite les collègues en cours de promenade qui ont convaincu la personne détenue de redescendre et de revenir à la raison.

FO Justice encourage l’administration à féliciter officiellement l’ensemble de ces agents qui ont permis une issue heureuse par leur engagement et leur professionnalisme.

Car malgré tout, nous regrettons que la direction de permanence se soit volatilisée quelques minutes après la fin de l’incident. Nous regrettons l’absence d’ELSP. Nous regrettons qu’un débriefing à chaud n’ait pas été organisé avec l’ensemble des agents impliqués. En premier lieu, profiter du blocage de l’ensemble de la détention aurait permis à minima de réunir les agents quelques minutes pour qu’ils puissent s’exprimer sur leur état, après avoir passé près de 2h en extérieur, dans le brouillard, par température négative. Enfin cela aurait permis de récolter les ressentis de chacun pour préparer un RETEX car malgré tout le positif qui se dégage de vraies questions se posent. Comment se fait-il que la communication entre les agents, gradés, officier et direction impliqués ait souffert de plusieurs dysfonctionnement rendant par moment impossible l’échange d’information ? Y-a-t-il un intérêt de déployer des agents armés autour d’un détenu seul et isolé qui veut attenter à ses jours alors que ces mêmes agents sont positionnés de telle sorte qu’ils ne peuvent pas faire usage de leur armes ? Les agents sont-ils tous opérationnels, aptes à reprendre leur poste ? Etc… Etc…

Nous constatons une fois de plus, à notre plus grand regret, une direction qui expédie les affaires courantes sans travailler sur le fond, toujours prompte à distribuer des DE, mais avare lorsqu’il s’agit féliciter. Nous regrettons le positionnement de cette direction qui prêche la déontologie et la loyauté mais qui ne prend même pas la peine de s’enquérir de l’état psychologique et physique de ses agents.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Riom : Infirmerie. Détenu qui rit, surveillant à l’agonie !

Ce samedi 18 janvier 2025, à 9h45, un de nos collègues souffre de douleurs rénales, il n’arrive plus à marcher et demande de l’aide à deux autres agents pour l’amener à l’Unité Sanitaire. En chemin, il est pris de vomissements et de douleurs atroces.

Arrivé à l’US, premier effet KISS COOL, l’infirmière lui dit qu’il n’y a pas de box pour lui alors qu’une salle était libre.

Les collègues demandent à l’IDE présente d’appeler le 15 et là deuxième effet KISS COOL, elle refuse !

Le Chef de poste averti, lui redemande par téléphone de faire le 15 et troisième effet KISS COOL, avec une réponse laconique : « Je suis là pour les détenus, pas pour les surveillants »…

Il a fallu amener notre collègue par nous-même aux urgences de RIOM.

Résultat 08 jours d’arrêt et une sortie à 16h30.

Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’une telle situation se produit…

POURTANT, UN PROTOCOLE AVAIT ÉTAIT RÉDIGÉ EN 2024 SPÉCIFIANT QUE :

« Dans le cas où un Personnel présente un état nécessitant des soins urgents, le personnel infirmier et médical de l’Unité Sanitaire assure tout soin jugé nécessaire dans l’attente d’une prise en charge adaptée par les services de secours compétents (Ambulance, Sapeurs-Pompiers ou équipe SMUR dépêchée sur place après appel du centre 15). »…

MERCI L’INFIRMERIE : AVEC DES AMIS COMME VOUS, CELA POURRAIT ÊTRE LE PARADIS ‘’ÉTERNEL‘’.

Il est dommage que cette unité soit plus prompte à délivrer des ITT et arrêts de travail à rallonges aux détenus en comparaison avec les pratiques extérieurs qu’à appliquer une déontologie correcte avec les personnes qui assurent leur protection !

Lire le communiqué