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Prison d’Arles : À voté… en cavale !!!

Ce dimanche 9 juin 2024, un détenu du 1er étage gauche du bâtiment B de la Maison Centrale (MC) d’Arles a bénéficié d’une permission de sortie pour aller voter aux élections européennes.

Escorté par deux agents pénitentiaires, composé d’un conseiller d’insertion et de probation (CIP) ainsi qu’un membre du personnel de surveillance, il s’est rendu au bureau de vote dans un véhicule banalisé.

Ce détenu, enregistré comme escorte 1, devait être libérable en 2026 et était reconnu pour son comportement calme.

Il n’avait jamais posé de problème et entretenait des relations respectueuses avec le personnel et l’Administration Pénitentiaire (AP).

CEPENDANT, VERS 10H00, APRÈS AVOIR VOTÉ, CE DÉTENU A PRIS LA FUITE EN COURANT, ÉCHAPPANT

AINSI À SON ESCORTE AU MOMENT DE REMONTER DANS LE VÉHICULE !!!

IL EST CRUCIAL DE SOULIGNER QUE CE DÉTENU AVAIT DÉJÀ BÉNÉFICIÉ DE PERMISSIONS DE SORTIE SANS INCIDENT, ET RIEN NE LAISSAIT PRÉSAGER UNE TELLE ÉVASION ALORS QU’IL APPROCHAIT DE LA FIN DE SA PEINE !!!

Il est crucial de souligner que ce détenu avait déjà bénéficié de permissions de sortie sans incident, et rien ne laissait présager une telle évasion alors qu’il approchait de la fin de sa peine.

FO Justice de la Maison Centrale d’Arles DEMANDE la mise en place immédiate d’un soutien psychologique et d’un accompagnement pour les agents ayant subi cette évasion. Ces événements peuvent être traumatisants, et un soutien professionnel est essentiel pour le bien-être des agents.

FO Justice de la Maison Centrale d’Arles EXPRIME son soutien total aux agents pénitentiaires de l’escorte.

FO Justice de la Maison Centrale d’Arles ESPÈRE que la justice sera ferme lorsqu’il sera repris et qu’il sera transféré immédiatement en Maison d’Arrêt.

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Prison de Rennes : Une MA en perdition “Bienvenu à l’asile !”

FO Justice déplore que les collègues de la MA, subissent, comme trop souvent, une journée chaotique, faute de bon sens et de considération de notre Administration.

Ce matin encore, les collègues ont dû composer avec la détenue P., arrivée début juin par MOS (encore un profil psychiatrique qui n’a pas sa place en détention). Bien connue pour sa violence et son agressivité, elle refusera son traitement avant de se mettre à tout casser dans sa cellule. Elle se défoulera sur le mobilier, le linge de lit, jettera des objets par la fenêtre…

Les collègues de la MA, feront de leur mieux pour apaiser la situation tout en subissant ce carnage, et au détriment de la prise en charge des autres détenues.

Plus tard, ce sera la détenue A., arrivée en début d’après-midi et très connue pour ses troubles psychiatriques et sa pyromanie, qui agressera une collègue. Arrivée depuis quelques minutes en cellule, les agents lui expliquent qu’elle n’a pas le droit de garder son briquet avec elle. Mécontente de cette situation, elle attrapera violemment une collègue par le colback, tout en essayant de la tirer vers elle avec force et détermination. Son regard fixe sur l’agent en dira long. La collègue essaiera de s’en défaire et y parviendra avec l’aide des collègues présentes. La détenue sera mise en prévention.

Comme si cela ne suffisait pas, en fin de journée c’est au régime différencié (aile psy pour détenues supposées gérables en détention^^) que la détenue F., cassera les néons de sa cellule, suite aux hurlements de la détenue V., cellule voisine. La détenue A., mise en prévention au QD se sera introduit une petite cuillère dans le vagin. La détenue F. continuera son carnage dans sa cellule (fils dénudés…). Un placement en CProU sera nécessaire. Et la journée n’est pas fini…

Ce n’est pas faute de le signaler et de le dénoncer : le Centre Pénitentiaire de Rennes n’est pas une structure psychiatrique ! Les collègues ont beau faire leur maximum pour que tout se passe au mieux, c’est juste infaisable avec un placement des cas psy ingérables dans nos détentions, où nous n’avons pas les moyens de leur prise en charge.

L’Administration Pénitentiaire a bien de la chance d’avoir des surveillantes aussi investies et professionnelles, et qui le restent malgré ces conditions honteuses. Cette situation est lamentable et doit cesser. Il est urgent que les choses évoluent dans l’intérêt des agents. La gestion de ces profils n’incombe pas aux personnels de surveillance !

FO Justice félicite vivement les collègues présentes, la gradée de roulement (qui aura encore accusé une journée éprouvante), ainsi que le gradé QPR. Nous espérons que la collègue agressée s’en sortira sans dommage et restons à sa disposition pour toute démarche.

FO Justice le répète encore et encore, il existe des profils psy pour lesquels un placement en détention ordinaire est une aberration, alors, aux têtes pensantes et dirigeants de notre beau pays, revoyez votre copie !

STOP A LA MISE EN DANGER DES PERSONNELS ! Les risques psycho sociaux, vous connaissez ?

Parce que nous sommes en plein dedans (stress, violence physique et mentale…)

STOP à la fermeture de lits en UMD !

Une place pour chacune ET CHACUNE A SA PLACE !!!

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