Nos vies ne sont pas des variables d’ajustement !
L’alerte rouge est lancée : arrêtez le massacre !
Non, la mission du 23 au 24 septembre n’est pas un incident isolé. Plusieurs équipages des ESP de la DISP de Bordeaux ont pris leur service à 7h du matin, pour ne le terminer que le lendemain à 6h30. Près de 24 heures de travail consécutif.
Une situation scandaleuse, qui se répète encore et encore !
Le 13 août dernier, la même situation s’est produite au tribunal de Brive. Deux lieux, deux dates, un seul et même problème : la gestion calamiteuse des ESP qui met en danger la santé et la sécurité de ses agents.
Et la réalité est encore plus sombre : tous les ESP (PREJ et ELSP) de la DISP de Bordeaux subissent cette même mauvaise gestion.
Le mépris n’est pas localisé, il est généralisé.
On nous fait croire à un manque de moyens, à l’impossibilité d’anticiper. Mais comment peut-on manquer à ce point de clairvoyance quand 9 prévenus doivent comparaître à une même audience ? Cette information était connue à l’avance. Elle n’a pas été prise en compte, volontairement ou par pur mépris de l’Administration ?
Avec de telles pratiques, comment l’ARPEJ prétend-elle mettre en place les Équipes de Sécurité Renforcée (ESR) ? La sécurité ne se décrète pas, elle se construit. Mais elle ne peut pas se construire sur l’épuisement et le mépris.
Le respect des 11 heures de repos ? Une règle bafouée, ignorée, et source de perte de lucidité face à un incident de tout ordre qui soit.
Notre sécurité n’est pas une variable d’ajustement : Comment une mission de justice peut-elle être assurée quand l’épuisement nous met en danger ?
Nous refusons que ces situations se reproduisent !
Face à ce mépris répété, nous réaffirmons nos revendications :
- Le respect strict du Code du travail et des 11 heures de repos quotidien.
- Des effectifs suffisants pour ne plus avoir à subir ces cadences infernales.
- Une reconnaissance de la pénibilité et de l’engagement de notre métier.
L’épuisement n’est pas un sacrifice acceptable.