Le bureau local force ouvrière constate une forte détérioration des conditions de travail des personnels administratifs et des personnels pénitentiaires tous corps confondu affectés au greffe.
Ce constat ne date pas d’aujourd’hui mais a été renforcé ces derniers mois et ces derniers jours par la surcharge du travail exponentielle !
Les conséquences sur la santé des personnels sont désastreuses (troubles anxiodépressifs, perte du sommeil, tension, pertes de mémoire, difficultés de concentration, médication et ses effets secondaires etc.) ce qui engendrent des arrêts maladie… et des jours de carence !
Notre employeur joue trop souvent sur notre attachement à nos missions pour nous faire accepter des conditions de travail dégradées.
Rarement sont remis en cause la charge de travail, le besoin de formation, l’organisation du travail ou le management.
Quels moyens avons-nous pour effectuer notre travail dans de bonnes conditions et sans se faire sanctionner ?
Une fois de plus, les collègues font fait les frais d’une gestion du chiffre.
Pire encore, quelle tristesse de voir un agent se faire sanctionner gratuitement par la directrice de la détention, qui connait pourtant bien la surcharge du travail et les mauvaises conditions. Un personnel administratif à qui on reproche d’avoir mal fait son travail et de lui appliquer 1/30-ème alors même qu’on le noie sous le travail.
L’urgence permanente génère stress et parfois de nombreuses heures supplémentaires et elle finit par déstabiliser même les plus chevronnés.
Le bureau local Force Ouvrière déplore qu’il n’y a plus de temps dits « creux » dédiés à la réflexion sur les pratiques, la formation et l’organisation du travail. Les tuilages de postes sont rares et bien souvent les collègues se forment sur le tas.
Force Ouvrière Justice se demande ou est le management, l’esprit de cohésion de certains personnels de direction envers les personnels ?