Cher(e)s collègues,
C’est avec un grand honneur que les sections locales FO Justice, CGT Pénitentiaire et UNSA-UFAP saluent votre implication sans faille pour votre mobilisation spontanée de ces derniers jours. Il est bien évident que face à la tragédie qui a secoué le monde pénitentiaire dans son ensemble, nous ne pouvions qu’être indigné face à l’exécution de nos collègues,
Arnaud et Fabrice
Nos deux camarades ne doivent pas rester des noms que l’on grave sur un morceau de marbre, mais être le point d’orgue d’un renouveau pénitentiaire qui ne pourra se faire qu’avec et à travers vous.
Ces trois jours de solidarité en leur mémoire auront été animés par l’émotion, l’effroi et la colère de la perte de nos deux frères d’armes, morts en mission pour servir notre institution ; cette même institution qui bien trop souvent oublie – ou à minima néglige – la dangerosité de nos missions, ignorées de la population française, en privant les personnels pénitentiaires des moyens nécessaires pour les exercer avec une sécurité maximale, laissant à ses professionnels un sentiment amer d’abandon.
Cette trêve dans notre combat ne doit en aucun cas être celui du renoncement, mais celui de la raison et du pragmatisme.
L’Administration semble avoir entendu en partie les revendications du terrain, qui depuis bien trop longtemps envoie des signaux alarmants ; nos organisations syndicales exigent désormais une politique carcérale d’anticipation en lieu et place de la politique actuelle de réaction.
Aussi, cher(e)s camarades, nous attendrons les décisions finalisées et définitives de notre Ministère de tutelle afin qu’un tel drame ne se reproduise plus jamais, celles-ci devant intervenir à compter du 10 juin 2024.
En attendant cette date, nous devons rester vigilants et nous tenir prêts à retourner devant les portes de notre établissement avec une mobilisation et une détermination inébranlable. Car vous l’avez toutes et tous compris et démontré, c’est qu’en étant ensemble et unis que nous, LE personnel du C.P. POITIERS – VIVONNE et les organisations syndicales, obtiendrons des avancées pour que la mort de FABRICE et ARNAUD ne soit pas une étape vers le début de l’horreur.
Maintenant est venu le temps du deuil, le temps du recueillement pour les familles et proches de nos camarades à qui nous adressons nos plus sincères condoléances.