Le bureau local Force Ouvrière Justice salut le sang -froid et le professionnalisme des agents et en particulier ceux affectés au quartier disciplinaire dans la gestion d’un détenu en proie à une violence démentielle.
Les faits se sont déroulés le mercredi 20 mars 2024 suite à la mise en prévention décidée au regard de sa posture menaçante et son intention manifeste d’en découdre avec les agents du quartier d’isolement du bâtiment D3.
Dès son arrivée au quartier disciplinaire vers 13h, son comportement très instable et agressive alerte les agents de ce secteur sensible. En effet, lors de la fouille intégrale, il simule une perte de connaissance.
Un médecin et deux infirmières se rendent sur les lieux ainsi que le directeur de la structure compte tenu des éléments portés et appréciés.
Les propos rapportés par le corps médical ne sont guère rassurants, il parait totalement insensible à la douleur et souhaite que les personnels pénitentiaires lui fassent « physiquement mal ».
Néanmoins le corps médical n’émet aucune incompatibilité à son placement effectif au quartier disciplinaire.
Par conséquent, au vu de son comportement imprévisible il a nécessaire de l’acheminer en chaise roulante et menottée jusqu’à sa cellule d’affectation par 3 agents et un gradé équipé.
Lors de l’arrivée devant la cellule, il a bloqué les roues de la chaise avec ses pieds et opposé une violente résistance.
Il a porté plusieurs coups de pieds et tenté de mordre à maintes reprises les agents.
Les agents arrivèrent avec beaucoup de difficultés mais surtout grâce à leur expérience à le démenotter.
Pendant l’extraction de l’équipe de la cellule, le déséquilibré sous l’emprise de sa démence s’agrippa aux jambes des agents en portant plusieurs coups.
Face à ce comportement particulièrement agressif, le directeur ordonna l’usage de l’aérosol pour dégager et protéger l’équipe.
Le récalcitrant a été de nouveau été menotté avec un maintien au sol. Les ELAC ont été réquisitionnés pour prendre le relais.
Devant les propos incohérents du détenu, la psychiatre d’astreinte a été sollicité ainsi que les pompiers. Vers 16h, le détenu a été sédaté et pris en charge pour un accompagnement aux urgences psychiatriques.
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite le sang-froid et le professionnalisme des agents dans la gestion de cet incident particulièrement difficile.
Le bureau local Force Ouvrière Justice salut les décisions prise par la direction de la structure dans cet incident majeur.
Le bureau local Force Ouvrière Justice deux blessures dans nos rangs : l’un qui se plaint de douleurs au genou et l’autre de morsures au doigt.
Le bureau local Force Ouvrière Justice dénonce le nombre de personnes détenues atteints de trouble du comportement au sein de nos différentes détentions et demande une prise en charge médicale dans des structures adaptées.
Par ailleurs, notre organisation professionnelle pointe du doigt le manque cruel de psychiatres pour un établissement de cette envergure.
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande des récompenses aux agents à la hauteur de leur implication et investissement au quotidien sur ce secteur sensible.