Encore une fois notre administration, par l’application de notre direction locale, suite à la note sur l’interdiction d’accès avec un téléphone portable, fait montre de ce qu’elle pense de ses personnels et des soupçons permanents émis à leur encontre.
En effet, comment ne pas le penser autrement lorsque l’on relit la note concernant ce sujet qui autorise pratiquement tous ceux intervenant à la MA de Chalons en Champagne, alors que ces derniers ont à leur disposition des lignes fixes, à contrario des « bleus » qui, en plus de ne pouvoir être facilement joints ou ne pouvoir joindre leur famille pendant 12 heures, semblent se retrouver les seuls coupables de tous les maux de corruption et de trafic interne.
Même si notre administration, au plus haut niveau, pense et clame à gorge déployée dans tous les médias que ces infamies sont pour parties du fait de ses serviteurs, nous espérions recevoir, au niveau local, comme précédemment, un peu plus d’estime et de confiance de notre autorité locale.
Il semblerait que non !! L’espionnage quotidien par caméra et l’audition des détenus vis-à-vis du travail des personnels officiant dans votre établissement n’est donc plus suffisant ??
Etonnamment, aucune remise en cause :
- Des RPE sur les fouilles
- Du nivellement par le bas du recrutement des personnels
- De l’enseignement de l’ENAP
- Des failles de sécurité par l’absence de scanners corporels, de dispositifs de brouillage et anti-drone, pourtant nécessaire, mais semblant trop onéreux pour notre administration pour en disposer sur chaque établissement
- De l’ensemble des droits accordés à nos pensionnaires, usagers du service public, concernant les nombreux objets délictueux retrouvés en détention mais dont la découverte n’oblige plus l’administration à une sanction disciplinaire.
Non, comme toujours, Il vaut mieux mettre en accusation les arsouilles pénitentiaires et toujours laisser supposer que la majorité des téléphones et autres joyeusetés, qui pénètrent dans notre structure, retrouvés dans quasi chaque cellule de l’établissement, le sont par les « ripoux en costume bleu » qui passent pourtant plus de temps qu’ils ne le doivent théoriquement, en dehors de toute vie familiale et personnelle, au service de notre administration.
Et, alors qu’on nous explique « à hue et à dia » que l’heure est aux économies de grande ampleur, et que donc :
- L’organisation de cohésion entre personnels de l’ensemble des services, autour d’une tablée du mess, prise en charge par la MA lors de formation, n’est plus envisageable
- Que la distribution de petite bouteille d’eau, malgré le gilet pare-lame « spécial sudation extrême », ou lors d’épisodes de chaleurs n’est plus d’actualité
- Que la literie des chambres de nuit doit attendre pour savoir si « les fonds de tiroirs » seront suffisants
- Que l’ensemble des achats est réalisé à flux tendu nous laissant bien souvent sans des matériels, pourtant nécessaire à l’exécution de nos missions, comme les gants latex ;
- Etc…
L’achat de casiers, pour permettre le respect d’une note ministérielle, probablement chiffrés à plusieurs centaines, voire milliers d’euros, ne semble pas avoir pesé sur les économies visées, et ce malgré une solution de « confiance » existante, permettant le dépôt des téléphones pour les personnels dans leur vestiaire et ainsi leur permettre, pendant leur pause, de prendre des nouvelles ou réaliser des démarches.
Madame la directrice, même si les boulets ôtés depuis longtemps par notre administration à nos pensionnaires, existent toujours pour ses agents, nous vous demandons de maintenir certaines actions de cohésion et d’humanité, mais aussi de consentir à certaines exceptions pour le bien-être de tous ces personnels empreints de professionnalisme et de loyauté.