Prison de Caen-IFS : Un coup de fil à un ami

Dans la nuit du 28 février, un détenu a été informé de la suspension de sa mesure de semi-liberté, décision prise par le magistrat après une énième incartade.

Déjà connu pour son comportement problématique (injures envers un magistrat, la Direction, les gradés et les agents, ainsi que des menaces, notamment d’ameuter « voitures et caravanes » devant l’établissement), il n’avait pas été prévenu en amont afin d’éviter tout incident.

À son retour, la MAJOR et trois agents lui ont notifié la suspension et demandé de préparer son paquetage en vue de son transfert vers le centre pénitentiaire de Caen-Ifs, sous escorte des ELSP .

Il a immédiatement refusé d’obtempérer.

Dans un souci d’apaisement, la gradée lui a proposé de passer un appel téléphonique à condition qu’il se conforme aux consignes. Après vingt minutes de préparation, il a conclu par une ultime menace :

« Tout se paiera. »

Il a ensuite contacté son employeur, lui-même ancien pensionnaire du quartier de semi-liberté, son avocat et sa compagne. Il a également envoyé des photos de documents et des messages écrits, pendant plus de vingt minutes.

Finalement, il a été pris en charge par les ELSP et escorté jusqu’au CP CAEN IFS.

Comment accepter qu’un individu menaçant ait eu un accès non contrôlé à son téléphone avant son transfert ? L’Administration Pénitentiaire doit tirer les leçons du passé et garantir la sécurité de ses agents.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS félicite nos collègues en poste pour leur calme et leur professionnalisme, ainsi que les ELSP pour leur engagement quotidien malgré les risques du métier.

Lire le communiqué

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