Ce dimanche 28 juin, à la SAS, une nouvelle découverte est venue confirmer que les tentatives d’introduction de produits illicites au sein de notre établissement sont toujours aussi préoccupantes.
À l’issue d’un parloir, un détenu a d’abord remis spontanément un premier pochon contenant 4,6 grammes de résine de cannabis. Puis, lors de la fouille, face aux injonctions répétées des personnels, il a finalement extrait un second pochon dissimulé contenant près de 12 grammes de cocaïne, après test.
Dans un second temps, la fouille de sa cellule a également permis la découverte d’une carte SIM, démontrant une nouvelle fois que les trafics en détention ne se limitent pas aux seuls produits stupéfiants.
Comme si cela ne suffisait pas, une saisie similaire avait déjà été réalisée le vendredi précédent sur un autre détenu. Une répétition des faits qui démontre que les tentatives d’introduction de produits illicites se multiplient et appellent une réponse ferme.
Une fois encore, c’est grâce à la vigilance et au professionnalisme des personnels que ces produits et objets prohibés ont pu être découverts.
Mais une question demeure…
Pourquoi la famille n’a-t-elle pas été immédiatement retenue afin de permettre l’intervention des forces de l’ordre ?
Alors même qu’une remise de stupéfiants venait d’être constatée, cette décision interroge. Une telle mesure aurait permis de faire toute la lumière sur les circonstances de cette introduction et, le cas échéant, d’engager les suites judiciaires nécessaires.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige que toute découverte de stupéfiants à l’issue d’un parloir entraîne systématiquement l’information immédiate des forces de l’ordre et que toutes les mesures utiles soient prises afin d’identifier et de poursuivre les personnes impliquées.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient enfin à saluer le professionnalisme des agents, dont la vigilance permet une nouvelle fois de préserver la sécurité de l’établissement. Il appartient désormais à l’ensemble des acteurs de donner à ces saisies les suites qu’elles méritent.