Chers collègues,
Suite au dernier mouvement de contestation des personnels devant le Centre Pénitentiaire, et juste avant le dernier passage de notre Directeur Interrégional de la DSPOM, nous avions gardé un léger espoir d’obtenir quelques agents en renfort sur le CP. Mais, force est de constater que les doléances n’ont pas été entendues.
RIEN POUR LE CP BEMAO AVANT LES CAP DE 2026 ! LAMENTABLE !!!
Cette nouvelle a été reçu par les personnels comme un coup de couteau dans le dos, d’autant plus que les points avancés sont plus que légitimes (postes vacants non couverts, rythmes de travail très soutenu, pas d’élèves surveillants, pas de surveillants stagiaires, moyenne d’âges des personnels présents supérieure à 50 ans, surcharge de travail, etc…). Sachant qu’à la sortie d’une CAP de mobilité il faut attendre encore 3 à 4 mois avant la prise fonction.
Encore une fois les agents de Bémao sont les laissés pour compte de l’administration.
Malheureusement, l’établissement et les personnels sont en grande souffrance. A chaque prise de service, les absences sont devenues monnaie courante. Et pour cause !!! Les personnels sont fatigués, lessivés, plus de jus du tout. Ces nombreuses absences reflètent le désaccord des personnels à donner et endurer plus qu’ils ne peuvent. Ces absences sont les réponses des personnels qui disent NON à l’esclavage moderne, NON à la maltraitance au travail,
NON au sacrifice pour peu de repos, aucun remerciement, aucune reconnaissance ! Et pourtant, les mots « burn out », « épuisement professionnel »… sont sur toutes les langues, mais juste pour faire beau !
Comment ne pas comprendre ce NON de désespoir des personnels qui en ont assez de belles paroles et de belles promesses. Comment ne pas comprendre ce NON des personnels sacrifiés sur l’autel d’une administration qui ne pense que chiffres et camemberts. La gestion RH au CP de Bémao est une calamité, voire chaotique ; mais pour nos instances hiérarchiques tout va bien dans le meilleur des mondes. Certains agents continuent d’enchainer nuits sur nuits et heures supplémentaires pas possibles.
FO Justice Guadeloupe refuse cet état de fait et demande à la direction, au DI et surtout au DAP de faire amende honorable et de répondre favorablement aux demandes légitimes des personnels de Bémao.
Comment pouvons-nous recommencer une nouvelle année dans ce marasme imposé, ce bordel désorganisé ?
FO Justice Guadeloupe le dit clairement, les personnels ne sont pas responsables de la politique hasardeuse et foireuse de notre administration en matière de recrutement et qui n’a pas su anticiper les fuites vers d’autres administrations, les départs à la retraite, les démissions, etc…
A Bémao, ils veulent nous tuer à petit feu, mais certains, des anciens et des nouveaux « forçats » de Bémao ont osé dire NON à l’injustice.
Nous les COMPRENONS ! Nous les SOUTENONS.
TROP C’EST TROP !