Ces derniers jours, six personnels de la Maison d’arrêt d’Angoulême ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour des faits de violences.
À l’issue de la procédure, les personnels ont été déférés devant la justice et un autre est convoqué ultérieurement. Les personnels sont interdits d’exercer à la MA d’Angoulême jusqu’au procès fixé au 30 mars.
FO Justice respecte la justice et la procédure en cours. Mais nous rappelons une évidence :
UN CONTEXTE QUI NE DOIT PAS ÊTRE OUBLIÉ
Le détenu concerné est particulièrement bien connu de notre établissement pour de multiples incidents : morsure d’un collègue, dégradations, vandalisme, feu au quartier disciplinaire et comportements nécessitant des interventions répétées.
FO pose donc une question simple :
Nous ne demandons aucun privilège. Nous demandons simplement que tous les faits, toutes les paroles et tous les éléments soient examinés avec la même rigueur.
UN ÉTABLISSEMENT QUI CRAQUE
Pendant ce temps, la Maison d’arrêt d’Angoulême fonctionne en service minimum, avec un nombre très important d’arrêts maladie. Les personnels sont épuisés, la pression est permanente et les conditions de travail continuent de se dégrader.
FO Justice alerte depuis des mois. À force d’un management que nous considérons comme toxique, voilà le résultat.
Les personnels ont besoin d’une direction qui les écoute, les respecte, les protège et les soutient.
Aujourd’hui, le sentiment d’abandon est immense et la confiance est rompue.