Charente Libre
« Une situation en voie de normalisation »
La direction interrégionale assure que la maison d’arrêt d’Angoulême aurait retrouvé un fonctionnement normalisé…
Jeudi 26 octobre 2026
MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON ?
1. LE DÉPART DU CHEF D’ÉTABLISSEMENT : NOTRE PREMIÈRE EXIGENCE !
La DISP se félicite d’un « fonctionnement normalisé » et minimise la crise.
Mais le véritable problème, c’est le maintien du chef d’établissement !
Sa méthode, son management et son incapacité à écouter les personnels ont directement contribué à la situation actuelle.
FO Justice exige le départ immédiat du chef d’établissement !
2. 25 AGENTS EN ARRÊT : UNE NORMALISATION ?
La DISP annonce 25 agents encore en arrêt de travail.
Depuis quand un établissement avec autant de personnels en souffrance est-il considéré comme normal ?
Les renforts venus d’autres établissements ne règlent rien ! Derrière ces chiffres,
il y a des femmes et des hommes, des familles, de la fatigue et des carrières en cause.
FO Justice dénonce une situation humaine alarmante et exige des effectifs pérennes et immédiats !
3. « JE NE VOIS AUCUN MANAGEMENT TOXIQUE » : QUEL MÉPRIS !
Alors que les personnels dénoncent leurs conditions de travail, la DISP balaie leurs inquiétudes en parlant simplement d’une difficulté à s’adapter au changement.
NON ! Les personnels ne sont pas des enfants qui refusent le changement !
Ils demandent du respect, de la considération et des conditions de travail dignes.
FO Justice exige une évaluation indépendante des risques psychosociaux et des pratiques managériales !
4. QUATRE POSTES EN 2027 : VOUS ÊTES SÉRIEUX ?
325 détenus pour 236 places !
Des agents épuisés, des heures supplémentaires à répétition, une surpopulation carcérale intenable…
Et la réponse serait quatre postes en 2027 ?
C’est une goutte d’eau dans un océan de difficultés !
FO Justice exige des renforts immédiats,
une véritable politique de l’emploi et des moyens à la hauteur de la réalité du terrain !
5. DES FORMATIONS ET DES TEMPS D’ÉCOUTE : VOUS N’AVEZ RIEN COMPRIS !
Les personnels expriment un profond malaise, des craintes et une perte de confiance.
On leur propose des formations et des temps d’écoute ?
Ce ne sont pas aux personnels de supporter la situation ! C’est la situation qu’il faut changer !
FO Justice exige des actes concrets :
des solutions sur le terrain, pas des discours ni des opérations de communication !
6. LE COPIL : UNE NOUVELLE PREUVE DE MÉPRIS !
Le directeur interrégional délègue à son adjointe la présidence du comité de pilotage alors que la crise est d’une ampleur inédite.
C’est une nouvelle preuve du mépris envers les personnels de la maison d’arrêt d’Angoulême.
FO JUSTICE EXIGE :
- Le départ immédiat du chef d’établissement.
- Des effectifs suffisants et pérennes.
- Une évaluation indépendante des risques psychosociaux et des pratiques managériales.
- Un véritable dialogue social avec des engagements écrits et vérifiables.
- Des mesures concrètes contre la surcharge de travail et les heures supplémentaires.
- Un accompagnement et une protection effective des personnels.
- Un calendrier précis de décisions, avec un suivi associant les représentants du personnel.
LA DISP PARLE DE NORMALISATION.
LES PERSONNELS, EUX, PARLENT DE SOUFFRANCE !
LE DÉNI N’A JAMAIS ÉTÉ UNE SOLUTION !
FO JUSTICE NE SE TAIRA PAS ET NE LÂCHERA PAS
LES PERSONNELS DE LA MAISON D’ARRÊT D’ANGOULÊME !