Sept éducateurs de l’UEHC de Limoges se retrouvent en accident de travail suite à des violences subies depuis plusieurs semaines !!!
Hier soir encore une éducatrice a reçu des coups de la part d’un mineur ayant frappé déjà à de nombreuses reprises plusieurs agents de la structure depuis une semaine. Cet adolescent ayant été considéré comme irresponsable pénalement revient sur la structure après chaque fait de violence.
L’équipe de l’UEHC et la PJJ en général n’est pas formée pour prendre en charge un mineur en aussi grande fragilité d’un point de vue de la santé mentale et ayant un traitement médicamenteux aussi important.
La situation n’est plus tenable et l’inertie de la magistrature et de notre administration mets en danger à la fois le mineur et les autres usagers mais aussi toute l’équipe éducative de cette unité.
► Qu’attend le magistrat pour ordonner une hospitalisation pour le mineur afin qu’il puisse bénéficier de soins le plus rapidement possible et ce sur le long terme ?
► Qu’attend la DIR et la DT pour enfin réagir face à tant de violences qui détruisent les professionnels et cela dans l’indifférence général ?
Notre Organisation Syndicale n’a de cesse de répéter inlassablement les dangers qu’encourt l’hébergement à la PJJ. Victime d’une politique de chiffre et d’une gestion inhumaine ne se souciant pas de la souffrance du personnel de la PJJ et encore moins de son bien-être.
Soyons clair :
Vous méprisez nos constats et votre aveuglement a un coût humain que vous ne pouvez ignorer.
Combien d’agents détruits la PJJ a laissé sur le carreau et ce depuis des années ?
« La violence a coutume d’engendrer la violence » disait le grand tragique grec Eschyle.
Pour nous il aurait pu clamer :
« L’administration de la PJJ a coutume de diriger par son indifférence »
► Du fait de ces évènements une nouvelle fois gravissimes notre Organisation Syndicale demande à être reçu conjointement par la DIR et la DT.
Dans le cas contraire nous serons dans l’obligation d’en échanger directement avec la chancellerie n’acceptant plus votre inaction.