Il y a un an, FO Justice PJJ saluait l’initiative de la DIRPJJ IDF-OM de lancer un diagnostic RPS d’envergure auprès de plus de 2 175 agents. Aujourd’hui, nous dénonçons une opération de communication qui tourne le dos aux réalités du terrain et de la souffrance au travail des agents.
⇒ Un diagnostic biaisé dès l’origine :
40% de participation seulement : 869 agents ont répondu au questionnaire, un taux insuffisant pour prétendre à un constat fiable. Lors de la phase d’entretiens collectifs, seuls 24 agents de la DIR ont participé.
Une méthodologie inadaptée : La méthode Gollac, centrée sur six familles de risques génériques et surtout telle qu’utilisée dans cette démarche par le cabinet sélectionné par la DIR, occulte les réalités que nous constatons pourtant comme cause majeure de RPS au quotidien : relations toxiques descendantes et ascendantes, harcèlement, défaillances managériales, conflit d’équipe, isolement d’agent, désinsertion professionnelle, etc….
⇒ Des résultats problématiques :
⇒ Une rétention d’information suspecte :
La direction a refusé pendant plusieurs semaines de transmettre les données brutes et verbatims aux organisations syndicales. Pourquoi cette opacité ?
⇒ Un plan d’action préfabriqué :
Sans concertation avec les organisations syndicales, le cabinet choisi par la direction a proposé 6 axes thématiques prédéfinis qui invisibilisent les vrais problèmes : management toxique et harcèlement notamment.
⇒ FO Justice PJJ ne sera pas complice d’une parodie de démarche de diagnostic RPS :
Face à cette instrumentalisation du dialogue social, FO Justice PJJ décide de boycotter les deux prochains COPIL RPS. Nous ne participerons pas à une mise en scène qui aggrave la défiance des agents envers l’institution et nie leurs souffrances réelles.
Nous alertons les agents sur cette supercherie : ce diagnostic ne répondra pas aux problématiques RPS que vous vivez au quotidien depuis l’avènement du CJPM qui génère une montée exponentielle des RPS auprès des agents tous corps confondus. Pour FO Justice PJJ, il s’agit surtout d’une bonne opération de communication, pas d’une démarche de prévention sincère des risques psychosociaux.
Nous exigeons des actes pas des artefacts !
