Le constat partagé par plusieurs collègues est clair : l’ambiance de travail est devenue délétère au sein du SPIP des Ardennes !
Plusieurs facteurs négatifs génèrent incertitude et angoisse au quotidien pour les personnels ; conséquences des relations avec la direction du service qui, par sa pratique, sème iniquité de traitement et sentiment d’injustice au sein de l’équipe.
Voici quelques exemples pour illustrer notre propos :
Sur les écrits : Demande à certains CPIP de changer leurs avis dans leurs rapports !
Un Sentiment d’impunité permanent : Malgré les remontées faites à la hiérarchie, des dossiers dits « difficiles » se voient attribuer à certains agents mais pas à d’autres.
Des propos mensongers :
– Mensonges voire « déformation » des propos tenus par l’agent lorsque la hiérarchie cherche à justifier ses errances
– Divulgation d’informations personnelles sur la situation d’agents.
– Déclarer à un agent « avoir des choses à lui reprocher » et le convoquer 3 semaines après. La note de l’évaluation de cet agent était pourtant de 19/20 et s’en est suivi 2 mois d’arrêt à la suite de cette pratique managériale douteuse.
Difficulté de communication avec la direction N+1 :
– Lorsque celle-ci ne partage pas la position de ses agents, cela peut engendrer une absence totale de communication pendant plusieurs jours, voire semaines. Ce qui apparaît comme non professionnel et quelque peu immature.
– La logique de son management se résume à : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » !
Iniquité de traitement entre les femmes et les hommes : Les commandes de la direction sont plus strictes lorsqu’elles sont adressées à certaines femmes.
Iniquité entre les CPIP et les Personnels Administratifs : Les PA n’ont toujours pas le droit au TT malgré une réunion de service sur le TT datant du 13/04/23 et qui a duré 4h. Il est refusé aux PA d’emporter à leur domicile leur ordinateur portables pourtant prévus à cet effet. Un sentiment d’injustice est également ressenti par les PA en ce qui concerne le traitement des absences exceptionnelles. De plus, il leur est demandé de fournir l’original de l’arrêt de travail quand il est demandé aux autres agents d’envoyer ce dernier par mail ! Il est factuellement établi que les attentes et directives ne sont pas les mêmes d’un agent à l’autre.
Absence de transparence : Les agents doivent évidemment poser leurs congés et jours de TT auprès de la direction. Cependant, les agents du SPIP n’ont pas connaissance des absences et jour de TT de leur direction et sont informés la veille (ou le jour même) de l’absence de la hiérarchie. Cette absence de visibilité ne permet pas d’assurer la continuité du service public ni de la sécurité des locaux et des agents dont la direction à la charge.
Les conséquences ?
L’ambiance au sein du SPIP des Ardennes est devenue délétère et oppressante pour les agents. Les changements soudain de positionnement, l’infantilisation de certains agents et les humeurs changeantes de notre direction locale s’ajoutent à des conditions de travail déjà difficiles.
La cerise sur le gâteau étant que même dans le cadre du dialogue social, la N+1 refuse d’assister à une audience avec un PA parce qu’elle est accompagnée d’une autre collègue.
Le dialogue social semble donc absent au sein du SPIP des Ardennes alors que les agents sont épuisés et perdent leur motivation, dans un climat plus que toxique.
Pour autant, FO JUSTICE refuse de se résigner et d’accepter ce type de management !
Comptez sur nous pour ne rien lâcher et continuer de dénoncer les pratiques managériales douteuses ! Nous veillerons à instaurer un dialogue social constructif dans l’intérêt des personnels que la direction locale y souscrive ou non.