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EPM de Porcheville : STOP – DANGER !

FO JUSTICE AVAIT PRÉVENU. LES FAITS NOUS DONNENT MALHEUREUSEMENT RAISON.

Le 18 juillet 2026, à 10h00, au sein de l’unité EU1, dans une cellule de l’EPM de Porcheville, un personnel a été victime d’une violente agression physique et verbale.

À l’issue de la promenade, alors que le mineur venait d’être réintégré en cellule, celui-ci a commencé à frapper sa porte à la suite de propos diffamatoires.

Lorsque l’agent est intervenu accompagné d’un éducateur, le mineur a immédiatement adopté un comportement d’une extrême violence :

  • jet d’un verre en direction du personnel ;
  • poussée violente au niveau du thorax ;
  • coups de poing portés au visage ;
  • tentative d’étranglement ;
  • morsure à l’avant-bras ;
  • insultes, menaces de mort et propos particulièrement outrageants.

L’intervention des renforts a permis de mettre fin à cette agression.

UNE AGRESSION QUI N’EST PAS UNE SURPRISE

Il y a seulement quelques jours, FO Justice alertait officiellement l’administration sur la situation de plusieurs mineurs particulièrement difficiles.

Nous dénoncions déjà :

  • 7 extractions médicales en urgencepour crises suicidaires ;
  • un placement en CPROU ;
  • une hospitalisation dans un établissement spécialisé ayant donné lieu à une évasion de plusieurs heures ;
  • des extractions répétées en fin de service ou durant la nuit ;
  • une désorganisation des équipes ;
  • une exposition permanente des personnels à des risques majeurs.

Aujourd’hui, l’un des mineurs concernés par cette alerte est l’auteur de cette nouvelle agression.

Les faits sont là.

FO Justice avait alerté.

L’administration ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas.

IL EST TEMPS D’AGIR

La sécurité des personnels ne peut plus être sacrifiée.

Les EPM ne peuvent devenir des établissements où les agents travaillent dans la crainte permanente d’être frappés, mordus, étranglés ou menacés de mort.

Lorsque le profil d’un mineur ne permet plus une prise en charge compatible avec la sécurité des personnels et le fonctionnement normal de l’établissement, des décisions doivent être prises.

FO JUSTICE EXIGE :

  • le soutien total à notre collègue agressé ;
  • le dépôt de plainte et l’octroi de la protection fonctionnelle ;
  • des sanctions disciplinaires exemplaires ;
  • une réponse pénale rapide ;
  • le transfert immédiat des mineurs dont le profil met gravement en danger les personnels et compromet la prise en charge au sein de l’EPM.

ULTIMATUM

FO Justice laisse désormais un ultimatum à l’administration.

Les alertes ont été faites.

Les faits se sont produits.

Si aucune décision immédiate n’est prise pour garantir durablement la sécurité des personnels, FO Justice prendra toutes les responsabilités qui lui incombent pour défendre les agents et faire cesser cette situation devenue inacceptable.

Nous refusons d’attendre qu’un drame plus grave survienne pour que des décisions soient enfin prises.

ASSEZ DE VIOLENCE.

PROTÉGEONS CEUX QUI PROTÈGENT.

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QLCO de Réau : Non à une ouverture au rabais !

Quand la sécurité des personnels devient une variable d’ajustement…

Par une note de service signée par le Chef d’établissement, la Direction a arrêté l’organisation du futur service de nuit du QLCO.

FO Justice dénonce avec la plus grande fermeté une organisation qui soulève de graves interrogations en matière de sécurité, de conditions de travail et de cohérence opérationnelle.

UN QLCO EST PRÉSENTÉ COMME UNE STRUCTURE DE HAUTE SÉCURITÉ.

Pourtant, les moyens humains prévus ne sont manifestement PAS À LA HAUTEUR DES AMBITIONS AFFICHÉES.

UNE ORGANISATION INCOMPRÉHENSIBLE

La Direction prévoit :

  • seulement 2 surveillants et 1 brigadier-chef pour assurer le service de nuit ;
  • des rondes permanentes assurées par les deux seuls surveillants disponibles ;
  • une organisation où le gradé doit simultanément assurer le fonctionnement du PIC, coordonner les interventions et gérer les incidents.

Cette organisation interroge.

❓ Comment assurer efficacement la coordination d’une intervention lorsqu’on est immobilisé au PIC ?

❓ Comment garantir la sécurité des agents lorsqu’une intervention nécessite immédiatement un encadrement de proximité ?

❓ Comment prétendre renforcer la sécurité tout en réduisant les moyens de manœuvre opérationnels ?

DES LIEUX DE REPOS QUI NE SONT PAS ÉQUITABLES

Une grande salle de repos existe sur la structure, mais elle est à ce jour réservée exclusivement au service de jour.

FO Justice demande que cette salle soit également ouverte au service de nuit.

Les personnels de nuit doivent pouvoir bénéficier de conditions de repos dignes, correctes et adaptées à la réalité de leur mission.

L’égalité de traitement et le respect des personnels sont non négociables !

LA SEULE SOLUTION : 3 AGENTS LA NUIT, C’EST LE MINIMUM !

FO Justice exige qu’un troisième agent soit affecté sur chaque service de nuit.

C’est la condition indispensable pour :

✔ garantir la sécurité des personnels et des personnes détenues ;

✔ assurer un encadrement de proximité réel ;

✔ libérer le gradé de la charge du PIC lors des interventions pour assumer pleinement son rôle d’encadrement ;

✔ éviter que deux surveillants ne se retrouvent seuls en ronde sur une structure sensible.

FO JUSTICE REVENDIQUE ÉGALEMENT :

  • Nous demandons la prime QLCO pour l’ensemble du personnel affecté au CP Réau, car tout le monde sera concerné.
  • Nous refusons que le QLCO ouvre sans moyens techniques suffisants.
  • Nous refusons que le QLCO ouvre sans organisation opérationnelle cohérente.
  • Nous refusons que le QLCO ouvre sans conditions de travail dignes des personnels qui assureront cette mission.
  • La sécurité des agents ne peut jamais être sacrifiée au nom d’une logique de fonctionnement à coût constant.

LE CHEF D’ÉTABLISSEMENT DOIT REVOIR SA COPIE !

Cette organisation relève de la responsabilité du Chef d’établissement.

FO Justice lui demande de retirer cette organisation et d’engager immédiatement une concertation afin de construire un dispositif réellement compatible avec les exigences de sécurité d’un QLCO et le respect des personnels.

À défaut, FO Justice saisira l’ensemble des autorités compétentes, demandera l’inscription du dossier dans toutes les instances de dialogue social concernées et utilisera tous les moyens d’action syndicaux légalement ouverts pour obtenir une révision complète de cette organisation.

Nous le disons clairement :

Il n’est pas question que les personnels paient les conséquences d’une organisation insuffisamment dimensionnée.

UN QLCO MÉRITE DES MOYENS À LA HAUTEUR DE SES MISSIONS.

PAS UNE ORGANISATION AU RABAIS.

 

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