La nuit dernière n’était pas un service ordinaire, c’était un naufrage organisé. Une fois de plus, les agents de nuit ont dû pallier les carences d’un système qui marche sur la tête ! Deux sorties hôpital ont littéralement vidé l’établissement de ses forces vives.
Avec 6 collègues bloqués à l’hôpital incluant un renfort de la SAS, le service interne a été réduit à une peau de chagrin. Cette situation est le résultat d’une gestion aberrante.
- incendie au RDC du bâtiment A : un détenu au profil psychiatrique lourd, qui n’a rien à faire chez nous , devrait être en structure spécialisée , a mis le feu a sa cellule.
Résultat : une extraction d’urgence pour cet énergumène qui, par sa simulation, a mobilisé et mis en danger les équipes pour rien !
- un détenu en provenance de LAVAUR est transféré dans l’après-midi sur l’établissement. Il est vu par l’infirmerie pour un kyste au cou . Il sera , lui aussi conduit aux urgences de l’hôpital par une seconde escorte de nuit.
En plus d’assumer une détention vidée de ses agents , le personnel présent a dû absorber tout le travail de nuit ainsi que la gestion des arrivants, dont quatre ont été parachutés vers minuit ! Cette situation nous a placés au fil du rasoir. Qu’aurait-il fallu faire en cas de bagarre en cellule, d’automutilation ou d’arrivant violent ?
Plus grave encore : qu’aurait on fait si un problème était survenu pour nos collègues en mission à l’hôpital ? Absolument rien Avec des effectifs décimés !
Les agents ne peuvent plus continuer à ce rythme effréné. Les forces manquent et les personnels arrivent au bout de ce qu’ils peuvent endurer. La question n’est plus de savoir s’ils ont encore la volonté de servir, mais s’ils en ont encore la capacité physique.
Ce n’est pas seulement quelques individus qui manqueront bientôt à l’appel, mais l’ensemble du personnel qui se verra contraint à une mise en retrait forcée pour simplement tenter de reprendre son souffle et de se reconstruire ! !!