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Prison de Nouméa : Engagés et déterminés, non FO pas les oublier !!!

FO Justice du CP de Nouméa sera présent en métropole le 29 avril 2026 dans le cadre du comité social d’administration territorial (CSA-T), avec une seule ligne de conduite : défendre sans détour, sans compromis et sans calcul les intérêts des personnels.

Ce déplacement n’est ni une opération de façade, ni un simple acte de présence. Il s’inscrit dans un contexte exceptionnel, marqué par les événements d’une gravité sans précédent survenus en Nouvelle-Calédonie le 13 mai 2024. Une réalité que personne ne peut nier : ces événements ont profondément impacté le fonctionnement de l’établissement, dégradé vos conditions de travail et affecté durablement vos vies personnelles et familiales.

DES AGENTS ENGAGÉS DANS DES CONDITIONS EXTRÊMES

Parce que le service public ne pouvait pas s’effondrer, vous avez tenu, sans relâche, dans des conditions que beaucoup n’auraient pas supportées. Des enchaînements de services sans repos, explosion incontrôlée des heures supplémentaires, fatigue accumulée, conditions de repos précaires, parfois à même le sol ou dans des véhicules. À cela s’ajoutaient les difficultés d’accès à des besoins essentiels, tels que se restaurer suffisamment, disposer d’uniforme propre, ainsi que des congés gelés, sans visibilité, sans perspective. Des faits qui témoignent d’une situation d’épuisement généralisé et d’une réalité que nul ne peut contester : celle d’un engagement poussé à ses limites.

Mais au-delà de l’épuisement, il y avait le danger. Des agents pris pour cibles sur leurs trajets : carjacking, jets de projectiles, menaces de mort, insultes et intimidations. Dans ce contexte, se rendre au travail relevait d’un acte de courage quotidien. Certains ont quitté leur domicile avec l’incertitude de rentrer sereinement. D’autres, profondément attachés à leurs missions, conscients des dangers pour leurs proches exposés, ont fait le choix assumé de poursuivre, par sens du devoir. Un niveau d’engagement rare, resté dans l’ombre, dépasse le cadre professionnel.

UN ENGAGEMENT DÉTERMINANT, UNE RÉALITÉ NIÉE

Et pourtant, face à une amnésie persistante de l’administration, FO Justice le rappellera sans langue de bois : sans l’engagement exceptionnel et constant des agents du CPN, appuyés par les renforts mobilisés (FSI, ELSP CPN/CDK, ELSP Tahiti, ERIS), une aggravation majeure de la situation a indéniablement été évitée, notamment la préservation du centre-ville de Nouméa de destructions plus lourdes. Face à une situation hors normes, là où les repères habituels ont disparu, où les garanties minimales n’étaient plus assurées, c’est la solidarité des personnels de terrain qui a suppléé les carences de l’institution.

Derrière chaque prise de service, il y avait des heures sans sommeil, de la fatigue accumulée, une tension permanente, mais surtout une détermination intacte : tenir la mission, parce qu’il le fallait !

UNE RECONNAISSANCE INJUSTE ET INACCEPTABLE

Aujourd’hui, malgré la gravité des faits et l’ampleur des efforts consentis, FO Justice constate une reconnaissance partielle, inéquitable et difficilement compréhensible. Des agents, pourtant pleinement engagés

en première ligne, demeurent oubliés, tandis que d’autres sont valorisés sans avoir été exposés aux mêmes contraintes ni aux mêmes risques. Cette injustice fracture les équipes et alimente le ressentiment.

FO Justice ne peut accepter une telle disparité de traitement. Une reconnaissance à deux vitesses est indigne des principes d’égalité qui fondent notre institution. Servir et protéger ne saurait signifier se sacrifier dans l’indifférence, ni voir son engagement piétiné ou ignoré. Quelle crédibilité accorder à une administration qui salue l’engagement en façade, mais peine à le reconnaître concrètement ?

FO JUSTICE EXIGE L’ÉQUITÉ

Lors de cette instance, FO Justice ne se contentera pas de discours. Nous exigerons une reconnaissance juste et équitable pour l’ensemble des agents réellement engagés, à la hauteur des sacrifices consentis. Sans oubli, sans favoritisme. Parce qu’au-delà des mots, ce sont des actes qui sont attendus et la crédibilité de l’institution est aujourd’hui fragilisée. Elle devra traduire une volonté claire :

« Considérer enfin, à leur juste valeur, celles et ceux qui ont tenu lorsque tout vacillait autour d’eux »

NOTRE POSITION EST CLAIRE

FO Justice tient encore à saluer avec force l’engagement, le professionnalisme et le sens du devoir dont vous avez fait preuve dans un contexte particulièrement éprouvant. Malgré l’adversité, malgré l’usure, malgré le manque de considération, vous avez tenu seuls face à l’urgence, là où le système montrait ses limites. Personne ne pourra l’effacer : ni le temps, ni l’oubli, ni les silences institutionnels ne pourront altérer la réalité des sacrifices consentis.

À celles et ceux qui s’interrogent encore, qui hésitent, qui observent : regardez les faits. Il n’y a que des actes, de la constance et du courage syndical. FO Justice ne vous a pas oubliés. Ce que vous avez vécu et enduré constitue le socle de notre engagement et rien ne nous détournera de ce combat qui est le nôtre.

Face aux discours faciles et à la démagogie, FO Justice appelle à la lucidité. Ne soyez pas dupes. Nous ne cherchons pas à plaire, nous cherchons à défendre.

« On peut tromper quelques personnes tout le temps et tout le monde quelque temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. » Abraham Lincoln.

FO JUSTICE SERA ET RESTERA

PLEINEMENT ENGAGÉ À VOS CÔTÉS !!!

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Prison de Ducos : Alerte urgente, visioconférence FO avec la DI

Force ouvrière justice prend acte de la décision des organisations syndicales de bloquer le centre pénitentiaire ce lundi matin, et partageons naturellement le constat de la situation actuelle.

Toutefois, le syndicat Force ouvrière justice rappelle qu’il n’a cessé d’alerter sur la situation du CP de Ducos.

Dans la continuité de notre dernier tract intitulé « RAS-LE-BOL TOTAL », notre organisation a sollicité le directeur interrégional afin d’obtenir une visioconférence pour aborder et obtenir des engagements sur plusieurs points essentiels.

Cette réunion s’est tenue vendredi. Elle n’est donc pas la conséquence d’un appel au blocage, mais s’inscrit dans une démarche engagée bien en amont.

Nous avons été particulièrement surpris d’apprendre qu’un agent prévu sur la CAP était déjà fléché pour l’équipe ELSP.

Nous avons affirmé notre soutien au développement des équipes ESLP, des brigades cynophiles, de la SAS, et espérons même qu’un jour la Martinique disposera également de dispositifs tels que UHSI, UHSA.

Ces évolutions participent pleinement à la modernisation et à l’efficacité de notre administration.

Mais aujourd’hui la réalité est simple à Ducos : on déshabille la détention.

Les agents de détention sont à bout de souffle sur les coursives. Flécher un poste vers l’équipe ESLP peut s’entendre, mais l’absence d’effectifs supplémentaires pour la détention est, elle, totalement inacceptable.

Les choix opérés par la direction interrégionale sur le dimensionnement des effectifs affectés à la CAP engagent directement sa responsabilité.

A l’issue de cet échange, le syndicat Force ouvrière justice constate qu’il a été entendu sur plusieurs points pour le CP de Ducos :

-La direction interrégionale a pris acte de nos alertes et se dit pleinement mobilisée pour trouver des solutions adaptées.

-une réflexion est en cours sur l’abondement d’effectifs de la CAP.

-le retrait des 1/30ème pour les agents refusant les roulements matin/soir.

-la mise en place du volontariat pour les services matin/soir, et non plus une obligation.

-Une réflexion sur des mesures alternatives à l’incarcération, avec une rencontre prévue avec le JAP.

-La sensibilisation des magistrats et une alerte de la préfecture concernant la surpopulation pénale.

-la suspension des formations ainsi que toute création de nouvelles missions si les effectifs ne permettent pas leur mise en œuvre dans de bonnes conditions.

-la mise en place d’un groupe de travail avec les agents de détention afin de revoir l’organisation de la détention, et des mouvements, d’améliorer les conditions de travail et de retravailler sur le service.

Pour l’ensemble de ces raisons, le syndicat Force ouvrière justice ne sera pas présent aux côtés des autres organisations lors de cette mobilisation.

Nous estimons en effet avoir été entendus sur plusieurs points importants et faisons le choix de respecter ce dialogue social, même si le chemin à parcourir reste encore long.

Nous l’avions annoncé : sans réponse de la direction, Force Ouvrière justice se mobiliserait.

Aujourd’hui, nous respectons nos engagements, d’autant plus que nous avons été reçus et entendus.

Force Ouvrière Justice refuse toute démagogie : des solutions existent, mais elles ne seront pas instantanées. Les 108 heures entraînent une accumulation constante d’heures supplémentaires. Nous demanderons qu’en fin d’année, ce stock soit intégralement payé, permettant ainsi aux agents de repartir sur une année nouvelle.

Pour autant, nous apportons notre soutien aux organisations syndicales mobilisées et espérons qu’elles pourront, à leur manière, obtenir d’autres avancées au bénéfice des personnels.

Le syndicat LOCAL Force Ouvrière Justice toujours aux côtés des agents, pour la défense de leurs droits.

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