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Prison de Bonneville : Unité Syndicale – Mêmes Constats, Même Revendications !

La fouille XXL prévue dans toutes les maisons d’arrêts de France a été réalisée sur notre établissement. Des collègues motivés, prêts à remettre de l’ordre et de la discipline. Mais c’était sans compter sur la vision déconnectée de notre chef d’établissement. La plupart des cellules sélectionnées, ont été faites au quartier vulnérable ou bien des cellules fouillées quelques jours auparavant. Pendant ce temps, nos meneurs et potentiels trafiquants ont pu dormir sur leurs deux oreilles.

« C’est Monsieur le Directeur qui décide ».

Pourtant, lors de la visite de la délégation régionale FO Justice, vous nous aviez vanté votre gestion exemplaire de l’établissement. Une baisse significative du nombre de détenus d’ici les fêtes et une gestion saine de la détention. « Tout va bien, la situation est sous contrôle, les mauvais jours sont derrière nous ».

DE LA POUDRE DE PERLINPINPIN ! Rien de tout ça. Ce discours est en parfait décalage avec la réalité du terrain.

Le bureau local FO Justice de Bonneville exige un désencombrement de l’établissement dans les plus brefs délais.

Le bureau local FO Justice de Bonneville demande à notre Direction de tenir compte des remontées du terrain.

Le bureau local FO Justice de Bonneville demande la prime de fidélisation de par sa situation géographique.

Le bureau local FO Justice de Bonneville demande la prime de surencombrement car nous le subissons comme tous les établissements.

Les principaux syndicats de la MA Bonneville en accord avec l’ensemble de leurs sympathisants , décident donc de cesser de subir et appelons l’ensemble des collègues à un BLOCAGE DE L’ÉTABLISSEMENT LE 16 DÉCEMBRE 2025

SURVEILLANTS, SURVEILLANTES AGISSONS !

VOTRE PRÉSENCE EST ESSENTIELLE POUR CRIER NOTRE RAS- LE- BOL !

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Prison de Montluçon : Il va falloir commencer à parler fort, puisqu’en interne personne n’écoute…

À la DI de Lyon, quelqu’un a jugé pertinent d’envoyer un détenu relevant de la criminalité organisée à… Montluçon, le plus petit établissement de France métropolitaine !

Après que notre ministre ait fait de beaux et longs discours sur la sécurité des établissements pénitentiaire, chez nous à Lyon, quelqu’un a réfléchi et c’est dit:

Puisque Corbas ne veut plus le gérer, puisqu’il doit se faire juger à Lyon, envoyons-le à Montluçon, dans un établissement sans sas sécurisé, sans miradors, avec des moyens insuffisants, à 300 kilomètres des tribunaux de Lyon !

A peine arrivé, celui-ci remarque les défaillances sécuritaires en un clin d’œil disant même sur un ton menaçant à l’équipage ELSP « à la semaine prochaine »

« On ne sait plus quoi en faire ailleurs ? Parfait, envoyons-le à Montluçon. »

Le terrain ? Détail ! La sécurité ? Accessoire. Les agents ? Ajustables.

En quelques jours, ce détenu a déjà perturbé la détention, influencé les autres détenus et fait monter la pression, rien d’étonnant pour un profil totalement inadapté à notre établissement, mais rassurez-vous, à la DISP tout va bien, sur le papier, ça passe.

Et pendant ce temps, les agents et les gradés de Montluçon font face, comme d’habitude avec leur, sang-froid et leur sens des responsabilités. Le décalage entre ceux qui décident et ceux qui travaillent sur le terrain n’a jamais été aussi flagrant, à la DISP, ils raisonnent en tableaux et en lignes de dossiers, à Montluçon, on raisonne en sécurité réelle, en et en risques concrets.

Envoyer un détenu issu de la criminalité organisée dans un établissement sans les mesures sécuritaires modernes relève soit d’une ignorance totale du terrain, soit d’un mépris assumé pour ceux qui y travaillent.

À cela s’ajoute une absurdité financière évidente. Ce détenu étant prévenu, les extractions judiciaires à répétition vers Lyon vont s’enchaîner, véhicules, effectifs mobilisés, heures supplémentaires, carburant, une facture salée, intégralement payée par le contribuable, uniquement pour compenser une décision mal pensée.

Il faut appeler les choses par leur nom, maintenir ce détenu à Montluçon constitue une mise en danger délibérée des agents et de la détention.

Les risques ont été identifiés, signalés et sont connus et si la situation dégénère, ce ne sera ni un accident ni une surprise, mais la conséquence directe d’un choix assumé par ceux qui décident loin du terrain. Ce détenu n’a rien à faire à Montluçon et doit être transféré dans un établissement adapté immédiatement.

Si cette situation perdure, alors il faudra peut-être se résoudre à expliquer tout cela autrement, publiquement, sous les projecteurs que certains aiment si peu, pendant que les agents se mettront en sécurité devant les portes afin de répondre aux journalistes sur VOTRE décision.

La sécurité des agents de Montluçon n’est pas négociable.

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