Hier, après un séjour de seulement 7 jours au quartier disciplinaire, un détenu a réintégré la semi-liberté… exactement dans le même régime où il avait commis ses méfaits.
En effet il était rentré précédemment en retard, en état d’ébriété et porteur d’objets et de substances interdites et s’était montré mécontent et, sous l’emprise de l’alcool, avait manifesté un acte de rébellion.
Aujourd’hui encore, un autre détenu, déjà signalé par le bureau local FO Justice dans un précédent communiqué pour les mêmes faits, a réitéré. Comme trop souvent à la semi-liberté, il est rentré alcoolisé, porteur de produits assimilés à des substances interdites, et s’est livré à des insultes et menaces de mort envers le personnel. L’usage de la force strictement nécessaire a été indispensable pour mettre fin à cet incident.
Ces situations interrogent : quel est réellement l’objectif de ce programme de semi-liberté, censé favoriser la réinsertion ? En pratique, il se transforme en un système où certains individus sortent uniquement pour se soûler, rentrer ivres, ramener des produits illicites et défier l’autorité.
Résultat : une sanction minimale, un bref passage au QD, puis retour au régime de semi-liberté comme si rien ne s’était passé.
Tant que la semi-liberté restera synonyme d’ivresse, de trafics et de violences, il sera impossible de la présenter comme un outil crédible de réinsertion.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS dénonce fermement cette mascarade. On ne peut pas continuer à présenter comme un outil de réinsertion un dispositif qui, dans les faits, met en danger la sécurité du personnel et offre aux voyous un terrain pour multiplier provocations, trafics et violences. La réinsertion ne peut pas être un alibi qui justifie l’inaction et l’impunité.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige la mise en place urgente d’un groupe de travail associant les représentants du personnel afin de repenser en profondeur le fonctionnement de la semi-liberté. Plus encore, FO demande un changement immédiat de régime pour les détenus récidivistes de ces comportements, afin que cesse cette spirale d’impunité qui met en danger les agents et décrédibilise totalement le dispositif.