Ce mardi soir, 24 décembre, une atmosphère de tristesse et de désolation s’est fait ressentir parmi les agents de la Maison d’Arrêt. Pas un mot, pas un email, pas même un geste de la part de la direction pour souhaiter à son personnel un Joyeux Noël. Aucun repas festif, ni même un simple dessert, n’a été prévu pour marquer cette fête pourtant chargée de symboles de partage et de reconnaissance.
Mercredi 25 décembre : des priorités déséquilibrées
Le lendemain matin, le contraste a été encore plus frappant :
- Le directeur, bien présent, s’est occupé d’accueillir l’évêque et de participer à la préparation de la messe avec les détenus, allant même jusqu’à prendre des photos de l’événement.
- Cependant, il n’a pas pris la peine de souhaiter un Joyeux Noël ou de partager un mot de gratitude avec les agents présents, se contentant d’un “bonjour” et d’une poignée de main.
Pour couronner le tout, tandis que chaque détenu recevait un croissant, les agents, eux, n’ont eu droit qu’aux restes, une humiliation supplémentaire pour ceux qui assurent la sécurité et le bon fonctionnement de l’établissement.
Un manque de respect inacceptable
Comment justifier une telle inégalité de traitement ? Alors que nous sommes en première ligne, assurant la sécurité et le bon fonctionnement de l’établissement, il semble que nos efforts passent inaperçus aux yeux de la hiérarchie. Ce manque de reconnaissance est non seulement démotivant, mais profondément irrespectueux.
Le bureau local FO Justice demande :
Une reconnaissance réelle et concrète pour les agents, notamment lors des fêtes et moments symboliques
Un dialogue respectueux et bienveillant de la part de la direction envers le personnel, pour créer un climat de travail plus humain.
Les agents de la MA de Reims méritent mieux. Nous ne sommes pas des machines, mais des professionnels dévoués qui méritent le respect et la reconnaissance de la hiérarchie.
Pour un Noël juste, pour une MA plus humaine !