Prison d’Orléans-Saran : 1 Journée / 2 Agressions !

Le mardi 19 avril 2022, le personnel de l’établissement a dû faire face à une déferlante de violence de la part de deux personnes détenues. Trois de nos collègues en ont fait les frais.

Vers 11h15, lors de la distribution du repas au rez-de-chaussée du bâtiment MA2 le détenu A, lors de l’ouverture de la porte, demande au surveillant où se trouvent ses affaires ? Le surveillant K n’a même pas le temps de répondre à la question, le détenu lui assène un violent coup de poing au niveau du visage et le tire dans la cellule. L’autre surveillant sur place a essayé à plusieurs reprises de déclencher l’alarme, sans succès.

L’ALARME ne s’est jamais déclenchée !!!

Les secondes se sont transformées en minutes avant que les renforts arrivent.

Les deux surveillants sont arrivés tant bien que mal à maitriser cette énergumène qui sera placé en prévention au quartier disciplinaire.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice regrette les remarques plus que déplacées du chef d’établissement par intérim lors du briefing après cette agression.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice constate qu’il est plus important pour nos dirigeants de continuer leur réunionite sur ce week-end prolongé passé plutôt que de se rendre sur le lieu de l’agression.

Après la MA2, c’est au tour du CDH où vers 14h40, lors du départ promenade que le détenu C décide d’imposer sa loi. Le premier surveillant R demande à ce dernier de retirer sa casquette, chose qu’il fait avant de la remettre aussitôt. Le surveillant A présent sur les lieux réitère une nouvelle fois la demande à ce pensionnaire réfractaire à l’autorité.

Le détenu C avancera vers eux en criant à qui veut l’entendre « Vaut mieux me parler autrement car je n’ai pas d’ordre à recevoir ». Le premier surveillant lui annonce le retour en cellule et qu’il ira en promenade à l’intermédiaire.

La réponse ne se fera pas attendre car le détenu C se mettra en garde et assénera des coups de poing aux deux collègues. Ce détenu violent sera maitrisé et placé en prévention au quartier disciplinaire.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice signale que notre collègue R n’aurait jamais dû se retrouver à cette endroit. Mais certains au sein de l’établissement s’improvisent « MEDECIN ». Malgré un certificat médical remis depuis plusieurs mois rien n’a été fait afin de mettre le collègue dans des conditions adéquates à sa pathologie et il essuie une successions de refus à ses différentes demandes de postes.

Il faut croire qu’il vaut mieux mettre à des postes de 1SVT ceux qui ne le sont pas !!!

Le syndicat local Force Ouvrière Justice condamne avec fermeté cette violence dont les collègues ont été victime ainsi que l’accueil qui leur a été réservé au niveau de l’hôpital.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice demande une sanction disciplinaire et judiciaire exemplaire et demande que ces énergumènes soient transférés à l’issue de leur sanction.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice apporte tout son soutien aux collègues agressés et les accompagnera dans leurs démarches judiciaires et administratives.

Lire le communiqué 

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