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CPIP : Première Note, Première Dérive !

Suite à la réception de la note de service du SPIP 50 intitulée « Avis du SPIP concernant les PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF » en date du 04/02/2026 et transmise par e-mail par la direction le 06/02/2026, les organisations syndicales de La Manche s’interrogent sur le fondement juridique de cette note et de sa légalité.

En effet, il est demandé aux CPIP d’émettre « systématiquement et obligatoirement un avis défavorable » « à toute demande de permission de sortir pour une personne écrouée et soumise à une OQTF. »

De même, les CPIP doivent émettre un « avis défavorable systématique et obligatoire pour toute demande d’aménagement de peine (article 712-6 du CPP et 723-15 du CPP) formulée par une PPSMJ soumise à une OQTF ».

Il est également demandé aux CPIP dans le cadre des LSC de présenter l’OQTF comme un élément bloquant à l’octroi de la mesure.

Au regard des questionnements que cette note soulève, il est regrettable qu’elle ait été diffusée avant tout examen en CSA, mais simplement et purement imposée aux agents sans dialogue social.

Il paraît tout d’abord primordial de rappeler le principe de l’individualisation de la peine prévu par l’article 132-1 du Code pénal : « toute peine prononcée par la juridiction doit être individualisée »

Ce principe a également valeur constitutionnelle en ce qu’il découle de l’article 8 de la Déclaration de 1789 visée par le préambule notre Constitution de 1958.

Il fonde même les missions des CPIP, comme précisé par l’article 4 du Décret n° 2019-50 du 30 janvier 2019 qui dispose que les CPIP « contribuent à la politique d’individualisation des peines ainsi qu’au développement des alternatives à l’incarcération et des aménagements de peine, selon les conditions prévues par le code de procédure pénale. »

De plus, l’article 723-15 du CPP prévoit que « le condamné est alors, sauf décision contraire du juge de l’application des peines, convoqué en premier lieu devant le juge de l’application des peines, puis devant le service pénitentiaire d’insertion et de probation, […] afin de déterminer les modalités d’exécution de sa peine les mieux adaptées à sa personnalité et à sa situation matérielle, familiale et sociale. »

Dans ce cadre, l’avis du CPIP constitue une appréciation professionnelle et individualisée, éclairant l’autorité judiciaire. Il ne saurait être réduit à l’application automatique d’un critère tiré de la situation administrative des personnes concernées.Le SPIP a notamment pour mission d’éclairer l’autorité judiciaire dans la prise de décision.

L’article 131-30 al 5 du CPP dispose que « l’interdiction du territoire français prononcée en même temps qu’une peine d’emprisonnement ne fait pas obstacle à ce que cette peine fasse l’objet, aux fins de préparation d’une demande en relèvement, de mesure de SL, PE, DDSE ou de PS ».

La jurisprudence des juridictions de l’application des peines rappelle d’ailleurs de manière constante que l’existence d’une mesure administrative telle que l’OQTF ne peut, à elle seule, fonder un refus automatique d’aménagement ou de permission, sans examen individualisé de la situation.

En outre, une telle automaticité est susceptible de soulever une difficulté au regard du principe de non-discrimination, rappelé par l’article 30 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « les personnes physiques, les agents des personnes morales concourant au service public pénitentiaire ont, à l’égard des personnes placées sous main de justice auprès desquelles ils interviennent, un comportement appliquant les principes de respect absolu, de non-discrimination et d’exemplarité » .

Enfin, il est demandé aux CPIP de formuler un avis négatif systématique et obligatoire là où la loi autorise des permissions de sortir et des aménagements de peine aux PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF.

Si l’autorité hiérarchique peut légitimement fixer un cadre méthodologique et attirer l’attention des agents sur certains points de vigilance, elle ne saurait juridiquement imposer le sens d’une appréciation individualisée destinée à éclairer l’autorité judiciaire.

Par conséquent, nous réitérons notre questionnement sur le cadre légal de cette note car comme le précise l’article R.122-19 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « Tout agent de l’administration pénitentiaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si l’agent croit se trouver en présence d’un tel ordre, il a le devoir de faire part de ses objections à l’autorité qui l’a donné, en indiquant expressément la signification illégale qu’il attache à l’ordre litigieux. ».

Le SPIP 50 demande aux CPIP de violer l’ensemble de ces règles.

Un agent public attaché à ses missions et au respect de l’État de droit, se trouve dans l’impossibilité d’appliquer cette note de service sans méconnaître ses obligations professionnelles, légales et déontologiques.

Aussi, nous demandons le retrait immédiat de cette note de service, l’ouverture d’un dialogue institutionnel respectueux des instances et la garantie du plein exercice de nos missions dans le cadre légal et déontologique.

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Demande de Saisine de l’IGJ Suite à des Dérives Procédurales Graves – Lettre Ouverte à Gérald Darmanin, Ministre de la Justice

Objet : Demande de saisine de l’Inspection Générale de la Justice (IGJ) suite à des dérives procédurales graves à l’encontre d’un agent du SPIP 95

Monsieur le Garde des Sceaux,

L’organisation syndicale FO Justice, majoritaire au sein de l’administration pénitentiaire, souhaite attirer votre attention sur un événement d’une gravité exceptionnelle survenu le 18 février 2026, mettant en cause l’intégrité et l’honneur d’un Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (CPIP) du Val-d’Oise (95).

En effet, alors qu’il exerçait ses missions de service public avec la rigueur qui le caractérise, notre collègue a fait l’objet d’un placement en garde à vue sous la qualification de « faux et usage de faux ». Cette mesure, ordonnée par le parquet de Nanterre, repose sur une confusion manifeste entre l’exercice des fonctions de l’agent et une complicité imaginaire dans la production de documents falsifiés par un administré.

Au-delà de l’erreur d’appréciation judiciaire, c’est le caractère disproportionné et dégradant des méthodes employées que FO Justice dénonce avec la plus grande fermeté :

L’usage de la menace : L’Officier de Police Judiciaire a enjoint l’agent de se présenter seul, sous peine d’une interpellation “menottes aux poignets” sur son lieu de travail.

L’atteinte à la dignité : Une garde à vue de 9 heures, assortie de prise d’empreintes, de photographies et d’une perquisition au domicile personnel.

La rupture du dialogue institutionnel : Aucune sollicitation en amont des investigations, auprès de la direction du SPIP n’a été effectuée, alors que les échanges via sa boîte mail professionnelle précisait bien sa fonction de CPIP.

Le classement sans suite envisagé le jour même confirme l’inanité de la procédure. Pour autant, le traumatisme subi par l’agent et le discrédit jeté sur l’ensemble de la filière insertion et probation ne peuvent rester sans réponse.

L’Assemblée Générale des personnels du SPIP 95 a exprimé une exigence claire : faire la lumière sur cet aveuglement judiciaire qui confine à l’absurde. À ce titre, en ma qualité de Secrétaire Général de FO Justice je sollicite officiellement de votre part la saisine de l’Inspection Générale de la Justice.

Il est impératif d’analyser les mécanismes de cette décision du parquet et d’évaluer la qualité de la coordination entre les services de la police judiciaire et l’administration pénitentiaire. Une telle dérive ne doit en aucun cas faire jurisprudence.

Dans l’attente de votre prompte intervention, et alors que nos collègues se mobiliseront le 17 mars prochain devant le Tribunal Judiciaire de Nanterre pour exiger le respect dû à leurs fonctions, je vous prie d’agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de ma très haute considération.

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Prison du Port : SOS d’un CPIP en Détresse !

Aujourd’hui, je ne parle plus seulement en tant que professionnel. Je parle en tant qu’être humain EPUISÉ, MALMENÉ, ABANDONNÉ, par un système, qui s’effondre sur celles et ceux qui le portent.

JE SUIS CPIP.

Je suis censé accompagner, protéger, prévenir la récidive.

Mais comment remplir ces missions essentielles quand les conditions de travail deviennent elles- mêmes un facteur de risque ?

Les chiffres augmentent, les injonctions pleuvent, les moyens stagnent ou disparaissent. On nous demande l’impossible, toujours, sans jamais reconnaitre que l’impossible ne s’accomplit pas par le dévouement seul.

Aujourd’hui, JE DIS STOP.

STOP à la surcharge de travail chronique qui met en danger la santé physique et mentale des CPIP.

STOP à la pression constante qui transforme chaque journée en course à la survie.

STOP à l’hypocrisie institutionnelle qui exige toujours plus en donnant moins.

STOP au silence imposé, à la culpabilisation, à l’idée qu’on « doit tenir » quoi qu’il en coûte.

JE REFUSE d’être un rouage sacrifiable.

JE REFUSE d’être responsable, seul, des conséquences d’un système sous-dimensionné.

JE REFUSE que notre profession soit réduite à de la gestion des flux humains, à du tri administratif, à une illusion de suivi.

JE DEMANDE :

  • Des moyens immédiats et concrets
  • Une baisse urgente de la charge de travail
  • Une écoute réelle, pas une façade.
  • Une prise en compte de la détresse des équipes.
  • Une refonte structurelle, pas des rustines.

C’est un appel de DÉTRESSE, mais aussi un ACTE DE NAISSANCE.

Parce que protéger la société, c’est d’abord protéger celles et ceux qui travaillent pour elle.

Parce que notre engagement ne doit pas nous détruire.

Parce qu’il est temps que le silence cesse.

Un CPIP en détresse, mais déterminé à ne plus subir.

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L’heure de la mobilisation a sonné pour les SPIP

Pour faire suite à notre communiqué suite à l’injustice vécue par notre collègue CPIP du SPIP 95, une AG a eu lieu jeudi dernier, rassemblant les personnels du milieu ouvert comme du milieu fermé.

Il ressort de cette AG que les agents souhaitent qu’une inspection côté services judiciaires soit diligentée afin que cette situation ne puisse jamais se reproduire.

De plus, les agents souhaitent également une mobilisation la plus large possible pour manifester leur solidarité et leur soutien à notre collègue encore très affecté par cette affaire. Sur ce point

FO JUSTICE CPIP s’est positionné en faisant le choix de la cohérence pour que la mobilisation se fasse devant le TJ de Nanterre, là où le parquet a décidé de placer injustement notre collègue CPIP en garde à vue.

Enfin, même si l’idéal aurait été une intersyndicale nationale, conformément aux attentes des collègues, il s’avère que certaines organisations syndicales qui ne se sont réveillées que 10 jours après les faits, voulaient aller à l’encontre des attentes des personnels à savoir : ne pas solliciter d’inspection, tracter en local uniquement et manifester place Vendôme, histoire d’en profiter pour instrumentaliser la situation au détriment de notre collègue.

POUR FO JUSTICE CPIP C’EST NON !

En sa qualité de syndicat majoritaire pour les SPIP du 95 et représentant de l’agent concerné, FO JUSTICE CPIP a pourtant été collaboratif en informant les syndicats qui nous ont saisi et se disant solidaires voir soucieux de communiquer leur soutien.

Après une journée d’échanges infructueux, ces mêmes OS ont fait perdre un temps précieux à nos collègues, nous amenant à nous questionner sur la sincérité de leurs démarches.

Une fois n’est pas coutume, FO JUSTICE CPIP préfère être seul que mal accompagné. Les représentants de notre syndicat ne sont pas de ceux qui cessent de travailler les week-ends quand la situation l’exige, nous agirons donc sans eux car il en va de l’intérêt des agents.

Nous proposons donc aux collègues des SPIP 95 de se mobiliser le 17 mars 2026 à partir de 14h devant le TJ de Nanterre.

Nous solliciterons en parallèle la direction pour faciliter les personnels qui souhaiteront y assister en vue d’un service minimum à cette date. Celles et ceux qui souhaitent participer peuvent nous contacter directement à l’adresse suivante : cpip@fojustice.fr.

Nous invitons plus largement tous les personnels en SPIP de toute l’île de France à se joindre à nous pour participer à cette mobilisation.

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CPIP : Faux et Usage de Faux – Quand l’Aveuglement Judiciaire Confine à l’Absurde

Le 18 février 2026, un de nos collègues CPIP affecté à la SAS du CP d’Osny-Pontoise a été placé en garde à vue. Le motif ? “Faux et usage de faux”. Une accusation aussi grave que déconnectée de la réalité de nos missions.

Les faits : la rigueur professionnelle confondue avec la complicité

Dans le cadre de l’instruction d’une permission de sortie, notre collègue a entrepris des démarches auprès d’une mairie pour organiser une reconnaissance de paternité. Il s’appuyait sur un document hospitalier et un certificat de grossesse fournis par le détenu. Il s’avère que ces documents étaient des faux produits par la famille du détenu.

Dès lors, une question s’impose : comment l’enquêteur et le parquet ont-ils pu conclure qu’une garde à vue de notre collègue était nécessaire ? La méthode employée soulève des interrogations alarmantes sur le fonctionnement de notre chaîne pénale.

Un mépris flagrant de nos missions.

L’officier de police judiciaire (OPJ) disposait pourtant d’échanges de courriels sur une boîte “justice” mentionnant explicitement les fonctions du collègue. Il est d’autant plus stupéfiant que le magistrat n’ait pas eu le réflexe élémentaire de solliciter la direction du SPIP pour des vérifications préalables.

Méthodes indignes et pressions inacceptables

Le déroulement de cette journée est un catalogue de dérives :

Obstruction à l’accompagnement : L’OPJ a enjoint le collègue de se présenter seul, allant jusqu’à le menacer de venir le chercher “menottes aux poignets” sur son lieu de travail s’il ne se présentait pas au commissariat.

Traitement dégradant : Garde à vue de 9h à 18h, prise d’empreintes, photos, fouille et perquisition au domicile personnel. Fiasco procédural : Pour quel résultat ? L’OPJ a fini par admettre qu’il n’y avait finalement “pas grand-chose” (classement sans suite).

Disons les choses clairement : le mal est fait et il est inacceptable que cela reste sous silence.

FO Justice CPIP exige des comptes !

Il est urgent de rappeler le respect qui est dû aux professionnels de la justice. Cette méthode est inacceptable, indigne et honteuse. Une enquête interne discrète aurait préservé l’honneur d’un agent dont la probité est exemplaire.

Nous avons saisi la DIA de Paris dès vendredi mais force est de constater que son positionnement interroge également puisqu’elle ne semblait même pas outrée par les faits et n’était toujours pas parvenu à avoir des explications auprès du parquet.

FO Justice CPIP apporte son soutien total et indéfectible à notre collègue. Au-delà des conditions de travail déjà dégradées au CP d’Osny, il est inadmissible que les personnels doivent désormais subir une forme d’amateurisme délétère de certains partenaires institutionnels et l’absence de réaction concrète de sa direction interrégionale.

C’est pour cela que nous avons également saisi le DGAP pour l’informer de la situation et de la nécessité de s’assurer du soutien légitime dû à notre collègue.

Au-delà des mots, FO Justice CPIP exige de la part de la direction du SPIP un soutien sans faille et l’octroi immédiat de la protection fonctionnelle à notre collègue. L’administration a le devoir de protéger ses agents face aux procédures pouvant apparaître comme abusives dans l’exercice de leurs missions. Pour notre organisation, il est hors de question que cette affaire reste “lettre morte” ou soit classée au rayon des simples incidents de parcours.

FO Justice CPIP restera aux côtés de notre collègue et veillera à ce que cette injustice soit reconnue.

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Publication du rapport des EGIP : Premier tour d’horizon

Le rapport de la mission d’appui des États Généraux de l’Insertion et de la Probation (EGIP) est paru hier. Ce document de plus de 800 pages, fruit de dix mois de travaux et de plus de 1 000 entretiens, propose un « changement de paradigme » pour nos services.

Vu la densité du rapport, FO Justice IP reviendra vers vous prochainement avec une analyse détaillée et notre position syndicale sur chacune des propositions. Ainsi nous ne manquerons pas de vous livrer notre positionnement complet, nos points d’accord et nos alertes sur les risques de dérives potentielles. En attendant nous vous invitons à prendre connaissance de ce rapport par vous-même, en suivant le lien suivant :

https://www.justice.gouv.fr/documentation/ressources/rapport-mission-dappui-aux-etats-generaux-linsertion-probation#:~:text=Le%20rapport%20issu%20des%20travaux,piliers%20de%20la%20politique%20p%C3%A9nale.

De l’expérimentation du pré-sentenciel dès le premier semestre 2026 à la création d’une peine unique de probation, en passant par l’usage de l’intelligence artificielle et le renforcement de la pluridisciplinarité, les enjeux sont cruciaux pour l’avenir de notre filière.

Voici un résumé des 4 axes majeurs qui structurent les 15 propositions du rapport :

1. Réinventer un parcours pénal cohérent et fluide : De l’expérimentation en pré-sentenciel à la sortie d’audience.

2. Impulser une prise en charge continue et coordonnée : Notamment via le renforcement de la pluridisciplinarité.

3. Donner une meilleure lisibilité à nos missions : À travers de nouveaux dispositifs d’évaluation et de communication.

4. Accélérer la transformation numérique : Une urgence impérieuse pour répondre aux attentes du terrain.

Zoom sur 3 propositions marquantes :

Proposition n°4 : Aller vers une peine unique de probation pour toutes les peines de milieu ouvert (hors écrou) afin d’accroître la lisibilité.

Proposition n°8 : Renforcer en urgence le recrutement d’assistants de service social et de psychologues en milieu ouvert et fermé.

Proposition n°14 : Accélérer l’interopérabilité des outils (Cassiopée, PRISME, GENESIS) pour éviter les ruptures dans la chaîne pénale.

Un point positif à souligner : Nous notons avec satisfaction que ce rapport réaffirme le caractère régalien et l’ancrage de nos missions au sein du ministère de la Justice. Le rapport souligne que les personnels réaffirment avec constance leur appartenance à la Justice, écartant ainsi les craintes d’une tutelle du ministère de l’Intérieur. Pour FO Justice IP, cette reconnaissance de la probation comme une mission de souveraineté est un socle indispensable.

Plus que jamais, FO Justice restera vigilant à ce que ces propositions ne se traduisent pas par une dégradation de nos conditions de travail ou une perte de sens de nos missions de service public.

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DPIP : La catégorie A+ et rien d’autre !!!

Dans le cadre d’une nouvelle campagne de négociations visant à améliorer le statut des DPIP, deux réunions ont été programmées les 23 et 30 janvier 2026 afin de recueillir les positions de la filière insertion et probation.

FO Justice Cadre a rappelé que la légitimité à débattre du statut d’un corps de fonctionnaires est donnée par les textes uniquement aux organisations syndicales représentatives du personnel, dans le cadre des instances de dialogue social, notamment les groupes de travail.

► Lors de la réunion du 23 janvier 2026, FO Justice Cadre s’est positionnée sur les thématiques suivantes :

►LE PLAN STATUTAIRE

Contrairement à la majorité des organisations syndicales présentes, FO Justice Cadre a refusé de prendre comme base de discussion la grille indiciaire des directeurs de greffe judiciaire.

Nous exigeons la catégorie A+ et donc le passage dans l’encadrement supérieur pour les DPIP, rien d’autre !

FO Justice Cadre exige un alignement sur la grille indiciaire des DSP.

► LE PLAN INDEMNITAIRE

FO Justice Cadre demande une réflexion approfondie sur les quatre groupes de fonctions déterminant le montant de l’IFSE, fondée sur un travail de cartographie et d’inventaire des organisations fonctionnelles de l’ensemble des SPIP de France, à l’instar de ce qui existe pour les établissements pénitentiaires.

► LE RECRUTEMENT

FO Justice Cadre revendique la mise en place d’une voie de recrutement unique des directeurs pénitentiaires, avec comme préalable indispensable la fusion des corps des DPIP et des DSP.

► LA FIDÉLISATION ET L’ATTRACTIVITÉ

Elles passent nécessairement par la mise en œuvre d’actions concrètes, notamment :

de réelles perspectives d’évolution de carrière accompagnées d’un suivi personnalisé,

un droit effectif à la déconnexion,

une culture de la confiance, appuyée par un soutien hiérarchique affirmé,

un plan de formation ambitieux, construit avec une consultation des agents de terrain.

FO Justice Cadre déplore que le champ d’intervention des DPIP dépasse largement le cadre réglementaire de leurs missions et alerte une nouvelle fois sur les risques psychosociaux majeurs induits par cette situation.

FO JUSTICE NE LÂCHERA RIEN !!!

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UISP Lyon – Il était une fois au SPIP 15 : Une hiérarchie complètement à l’Ouest !

Le 12/01/26, un incident grave est survenu au SPIP d’Aurillac avec une PPSMJ.

Contrairement aux versions lissées, les agents présents témoignent d’une réalité bien plus inquiétante. Si la virulence du passage à l’acte est reconnue, c’est l’absence totale d’anticipation qui aurait pu conduire au drame, à l’image des événements récents à Aix-en-Provence, qui ne l’est pas.

Un profil ultra-sensible ignoré

L’affectation de ce suivi à une collègue CPIP contractuelle, arrivée seulement en septembre 2025, est une décision irresponsable. Au regard du dossier, la direction locale ne pouvait ignorer la dangerosité du profil :

  • Sortie de 11 ans de détention avec un passif psychiatrique lourd.
  • Multiples placements en isolement pour troubles du comportement et agressions sur le personnel soignant.
  • Nombreux transferts en MOS et hospitalisations en UHSA.

Une mise en danger délibérée

Malgré ces signaux forts, aucune consigne particulière n’a été donnée. La collègue a été laissée seule face à ce risque pour sa première convocation le 12 janvier 2026. Où était la direction ? Absente des lieux, sans communication d’agenda officiel, préférant le siège de Clermont-Ferrand à la sécurité du terrain à Aurillac.

Une gestion de crise défaillante

Absence de la Directrice : C’est le DPIP du milieu fermé (Riom) qui a été contacté en urgence. La directrice locale, elle, semblait plus occupée par son pot de départ au siège à Clermont Ferrand que par la sécurité de ses agents à Aurillac.

Sécurité des locaux : Les collègues ont dû subir les insultes de la PPSMJ durant de longues minutes. A l’is- sue de l’incident, l’angoisse restait présente craignant de voir revenir la PPSMJ : en effet, depuis de longs mois, la porte d’accueil du public reste constamment ouverte. Un verrou a été installé pour la fermer pour la nuit.

Inaction persistante : Ni la Direction Locale, ni l’actuelle DFSPIP n’ont jugé utile de régler cette faille de sécurité majeure avant l’incident, ni de réagir avec la célérité requise au moment des faits, voir après également. En effet vu le contenu de la note transmise par la DFSPIP le 14/01/26, aucune leçon ne semble avoir été retenue pour que l’accueil de ce type de profil fasse l’objet d’une attention particulière.

FO JUSTICE rétablit une fois de plus la vérité : la sécurité des agents ne doit plus être sacrifiée sur l’autel de l’incompétence hiérarchique, qui plus est quand elle est associée à un syndicat qui localement est constamment complaisant avec sa direction, au détriment de l’intérêt des agents du SPIP 15.

FO JUSTICE s’oppose fermement à l’idée de nommer un CPIP « faisant fonction DPIP » sur cette antenne, et les évènements récents nous conforte dans cette position.

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CPIP Régions : Le SPIP 03 CRAQUE !

FO JUSTICE CPIP souhaite attirer à nouveau votre attention sur la situation extrêmement préoccupante au sein de l’équipe du SPIP milieu ouvert de Moulins et ce depuis plus d’un an déjà.

Malgré de multiples alertes, communiqués syndicaux, réunions et tentatives de dialogue social avec la hiérarchie, aucune mesure concrète n’a été prise pour améliorer nos conditions de travail qui se dégradent de façon alarmante.

1. Un manque d’effectif devenu insoutenable

Notre service fonctionne aujourd’hui en sous-effectif chronique et aggravé par plusieurs mi-temps thérapeutiques, de longues absences non remplacées et le non-remplacement de titulaires qui ont quitté le SPIP.

En janvier 2025, nous étions 6 agents en effectif théorique, mais il y avait déjà des absences pour maladies à prendre en compte. Après le départ d’une collègue, nous ne sommes plus que 5 agents.

Deux sont en mi-temps thérapeutique, 1 vient de rentrer d’un arrêt maladie, et seulement trois agents sont à temps plein depuis le 09/12/2025 et doivent absorber l’ensemble des missions. Nous avons reçu une aide d’une collègue revenant d’un arrêt maladie, qui était en souffrance pour reprendre au MF de Moulins, pour 3 mois. Cette collègue a sollicité par deux fois une MAD qui pour l’heure n’a pas était acceptée.

Cela entraîne une surcharge colossale et permanente sur les mêmes personnes, sans parler des Risques Psycho-sociaux induits par ces carences en RH.

2. Une accumulation de missions urgentes et imprévues

Les agents doivent gérer en plus de leur charge habituelle les sorties d’audience en urgence, les sortants de prison non anticipés, la gestion des alarmes les enquêtes POP à rendre en urgence (appel du parquet à 15h00 pour 17h00 par exemple) et enfin des rendez-vous en dehors des horaires d’ouverture du service, imposant des dépassements réguliers.

À cela s’ajoutent des missions transversales imposées par le tribunal ou la direction, augmentant encore plus la charge de travail mais sans aucun renfort.

3. Une absence de soutien et de reconnaissance de la hiérarchie

Malgré nos alertes répétées, la direction adopte une posture sous forme de déni. On nous demande littéralement de « ne pas se plaindre » alors que la surcharge repose toujours sur les mêmes agents, déjà fragilisés et épuisés. Les réunions organisées jusqu’ici sont stériles : aucune mesure, aucune anticipation, aucun plan d’action.Après avoir fait part de nos difficultés, nous avons reçu des mails le 27.11.2025 nous demandant de prendre en charge encore plus de dossiers, notamment ceux des agents absents.

Pire encore, la difficulté liée à l’absentéisme existe également en milieu fermé pour les mêmes raisons, et il est désormais question de désigner d’office un agent d’une des antennes milieu ouvert pour pallier ses dysfonctionnements ! Cela alimente un profond sentiment d’injustice, de désespoir sans parler de l’absence totale de reconnaissance.

4. Des dysfonctionnements graves dans la transmission des dossiers

Nous faisons également face à des saisines incomplètes du tribunal, des retards ou absences de réponses aux rapports d’incidents, des missions transversales qui génèrent des pertes de temps et d’énergie considérables.

Ces dysfonctionnements aggravent fortement nos conditions de travail et met à mal la qualité du suivi.

5. Une désorganisation administrative

En l’absence de secrétariat, c’est le CPIP qui doit assumer la gestion du courrier, les appels téléphoniques, l’accueil des livreurs, la gestion générale de l’accueil et autres personnels pour le siège.

Ce transfert de charge administrative non prévu alourdit considérablement nos journées.

6. Un état d’épuisement généralisé

Les agents sont au bord du burn-out et la situation actuelle n’est plus tenable. Le sentiment de ras le bol général, de fatigue extrême voir de colère semble gagner nos rangs. Nous n’avons plus le sentiment que nos missions ont du sens car nous n’avons plus la capacité de les assurer pleinement. Cette situation remet en cause la qualité du suivi et induit donc un risque certain en matière de prévention de la récidive. L’absence de sécurité dans les locaux et particulièrement à l’accueil du SPIP fait courir un risque également sur les peu de personnels restants. Il n’est même plus possible de prendre nos congés comme nous le souhaiterions et sans devoir justifier du motif, voir nous sommes obligés de revenir sur des congés, nous nous voyons refuser des formations et nous ne pouvons pas télétravailler eu égard au manque d’effectif.

7. Les attentes légitimes du personnel

Nous exigeons donc qu’un mode dégradé soit acté de toute urgence dans un premier temps et que cesse les injonctions de faire en dépit des moyens humains nécessaires.

De plus, nous sollicitions l’ouverture de postes de CPIP et de personnels administratifs dès les prochaines mobilités 2026 et dans l’attente le recrutement de contractuels CPIP et PA.

En l’état nous ne pouvons plus tolérer cette situation, nous considérons avoir suffisamment alerté sur la situation et nous solliciterons donc nos organisations syndicales en vue de porter nos revendications.

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Permissions de sorties collectives : Le grand flou !

Le syndicat FO JUSTICE CPIP dénonce une situation devenue ubuesque pour les personnels pénitentiaires. À la suite d’une évasion d’un permissionnaire à Rennes, certaines DISP (Lyon, Rennes, Marseille) ont suspendu les permissions collectives jusqu’à nouvel ordre, cédant à l’emballement médiatico-politique.

Un mépris flagrant pour le travail des personnels

Ces décisions arbitraires laissent les agents (CPIP, moniteurs de sport, coordinateurs culturels) dans l’incompréhension totale :

Non-respect du Code Pénitentiaire : Les articles L411-1, D414-3 et D414-5 sont bafoués de manière assumée par l’administration.

Gaspillage budgétaire : Quid des moyens financiers déjà engagés et dépensés pour ces projets ?

Perte de sens : Des mois de travail acharné des personnels sont balayés d’un revers de main.

Le point a été ajouté à l’ordre du jour du CSA SPIP de repli du 18/12/2025 suite à la lettre ouverte de FO JUSTICE. Cependant, l’administration se contente d’une simple information sans solliciter d’avis. C’est inacceptable !

“Nous l’avions prédit !” Lors des premières consultations en janvier des États Généraux de l’Insertion et de la Probation (EGIP), FO JUSTICE CPIP avait alerté l’Inspection Générale de la Justice et la DAP sur la nécessité de clarifier le cadre des activités socio-culturelles pour éviter ces embrasements médiatiques. Nous n’avons pas été entendus, et les événements nous donnent aujourd’hui raison.

FO JUSTICE CPIP revendique :

1. Le respect strict du code pénitentiaire en matière de permissions de sorties

2. Une position claire et stable du Ministère pour protéger les personnels des polémiques.

3. La fin du pilotage à vue qui ignore les réalités du terrain et les recrutements en berne.

Notre organisation syndicale veillera à faire entendre la voix des personnels en SPIP lors des prochains CSA SPIP et AP !

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