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Campagne de Mobilité CPIP 2026

La note de mobilité pour les CPIP a été publiée en date du vendredi 20 mars 2026.

Pour rappel, la date butoir est fixée au mercredi 8 avril 2026 inclus. Les résultats seront publiés au plus tard le 15 juin 2026*, pour une prise de fonction au 1er septembre 2026 ; exception faite des affections au sein des résidences administratives d’un des 6 sites « expérimentateurs EGIP », dont la prise de poste est fixée au 1* juillet 2026.

FO JUSTICE CPIP reste à votre entière disposition pour les questions diverses.

S’agissant des demandes de mutation pour « raisons particulières » (raison sociale, rapprochement de conjoint, rapprochement familial, RQTH et CIMM) vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : cpip@fojustice.fr.

*Sous réserve que la DAP respecte son propre calendrier, les agents concernés et tous leurs représentants.

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Flash-inFO CPIP : Campagne de Mobilité 2026

La Direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP) nous a informé le 13 mars 2026 qu’elle ne sera pas en mesure de vous adresser la note de lancement de la campagne de mobilité des CPIP le 15 mars 2026. En effet, la direction des métiers en lien avec le service IP et la SDRHRS doivent encore s’entretenir avec les différentes organisations syndicales représentatives de la filière le 18 mars prochain, pour leur présenter le choix des sites expérimentaux « EGIP » retenus et les modalités de renforcement en emplois de ces sites. Ces éléments de présentation auront une incidence directe sur les emplois qui seront proposés à la campagne de mobilité.

Ainsi la note de lancement de la campagne des CPIP 2026 devrait intervenir au plus tard le 20 mars 2026.

FO Justice CPIP veillera à ce que le redéploiement de postes lié à l’expérimentation de la reprise du pré-sentenciel ne s’effectue pas au détriment des conditions de travail et des attentes de mobilité des agents.

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RT TIG : Faut-il effacer ce qui fonctionne ?

Depuis plusieurs semaines, certaines organisations syndicales expliquent qu’il n’y aurait plus réellement d’avenir pour les Référents Territoriaux TIG, au motif que l’objectif de développement des postes de TIG serait désormais atteint.

Certaines vont même jusqu’à affirmer que l’on ne saurait plus quoi faire de ces personnels.

Pour FO Justice, ces propos sont particulièrement inquiétants et traduisent une méconnaissance profonde du rôle des RT TIG et de la réalité du terrain.

RÉDUIRE LES RT TIG À UNE SIMPLE PHASE DE

PROSPECTION : UNE ERREUR

Les RT TIG jouent un rôle central dans la politique pénale autour du travail d’intérêt général. Ils assurent notamment :

– La construction et l’animation du réseau partenarial avec les collectivités, associations et structures d’accueil

– L’accompagnement des partenaires dans la mise en œuvre concrète de la mesure

– La diversification et la sécurisation des postes de TIG

– La conduite de projets innovants, notamment l’élaboration de TIG pédagogiques et collectifs

– Le développement d’actions adaptées aux réalités locales

Sur cette mesure, les RT TIG disposent aujourd’hui d’une expertise unique au sein de la DGAP. Remettre en cause leur utilité revient à ignorer tout un pan du travail de structuration du TIG réalisé depuis plusieurs années.

UN GROUPE DE TRAVAIL NATIONAL OUVERT

L’administration a annoncé l’ouverture d’un groupe de travail national visant à réfléchir à l’évolution des missions des RT TIG.

Les agents concernés seront également sollicités à travers un questionnaire sur leurs attentes et sur l’évolution possible de leurs missions.

Pour FO Justice, ce groupe de travail doit permettre d’entendre l’expertise des professionnels de terrain, de valoriser le travail réalisé et de construire des perspectives professionnelles claires et pérennes.

POUR FO JUSTICE, PAS QUESTION DE SACRIFIER LES RT TIG, ET EXIGE :

– Le maintien des agents actuellement en poste

– La reconnaissance de leur expertise sur la mesure TIG

– L’élaboration d’une fiche de poste claire permettant de maintenir les agents dans leurs fonctions

– La pérennisation des missions partenariales et de conduite de projets autour du TIG

FO Justice restera mobilisée pour défendre les agents, leurs missions et l’avenir du TIG. FO Justice ne laissera pas effacer le travail des RT TIG.

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Mobilisation des SPIP parisiens : J-7 !

Suite à l’injustice vécue par notre collègue CPIP de la SAS 95, FO JUSTICE CPIP s’est positionnée conformément aux attentes des agents, suite à l’AG du 26/02/26.

En effet, les agents du SPIP 95 en milieu fermé et milieu ouvert ont exigé :

– La venue au SPIP de la plus haute hiérarchie pénitentiaire afin que le soutien à notre collègue et plus largement aux missions des CPIP puissent être réaffirmés.

👉 La directrice adjointe de la DISP s’est donc déplacée au service dès le lendemain de l’AG et le DGAP se rendra au SPIP 95 le 12/03/26, à la rencontre des agents et des syndicats.

– Qu’une mobilisation puisse être organisée en lien avec les OS devant le TJ de Nanterre, le commissariat de police ou devant le millénaire.

👉 FO JUSTICE s’est positionnée en proposant aux agents d’organiser une mobilisation le 17/03/26 à 14h00 devant le TJ de Nanterre car c’est le lieu précis où la décision injustifiée d’une garde à vue de notre collègue a été prise et nulle part ailleurs.

– Qu’une inspection puisse être diligentée afin de comprendre les raisons qui ont abouti à cette situation et ainsi veiller à ce qu’elle ne puisse jamais se reproduire.

👉 FO JUSTICE a donc sans attendre saisi le ministre par lettre ouverte le 03/03/26.

Face aux positions inverses de certaines organisations syndicales à savoir : ne pas demander à saisir l’IGJ et se mobiliser place Vendôme, FO JUSTICE CPIP a donc fait le choix de ne pas s’associer à cette intersyndicale et d’agir seule, comme à son habitude.

En effet, les autres OS préfèrent se mobiliser le même jour que notre OS, dans un lieu où ils savent pertinemment que tout regroupement sera quasi impossible et qui ne faisait pas partie des attentes des agents concernés.

Si leurs motivations étaient sincères, ils se rendraient plutôt devant le TJ de Nanterre à 14h aux côtés des agents du SPIP 95 et de notre collègue Ben. Mais force est de constater qu’ils font le choix d’aller ailleurs, sans doute de peur de vexer les organisations syndicales de magistrats auxquelles ils sont associés, avec pour seule boussole de nuire à notre mobilisation, au détriment de l’intérêt des agents.

Nous espérons donc que les collègues des SPIP d’Ile de France ne perdront pas leurs matinées inutilement et viendront nombreux devant les portes du TJ de Nanterre le 17 mars 2026 à 14h00 afin de témoigner le soutien et la solidarité dus à notre collègue et afin de rappeler aux autorités judiciaires, qui semblent encore l’ignorer, qui sont les CPIP !

Nous rappelons à ce titre que les collègues qui souhaitent participer à notre mobilisation sont invités à nous contacter sur la boîte mail suivante :

cpip@fojustice.fr

Enfin, nous invitons les collègues qui seront présents à faire appel à leur créativité pour l’élaboration de pancartes et banderoles afin de rappeler le rôle essentiel du CPIP.

UN RDV A NE PAS LOUPER :

LE 17/03/2026 A 14H00 DEVANT LE TJ DE NANTERRE

NOUS COMPTONS SUR LA FORCE DU NOMBRE POUR MONTRER QUI NOUS SOMMES.

NE MANQUEZ PAS CETTE OPPORTUNITÉ DE FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES CPIP !

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CPIP : Première Note, Première Dérive !

Suite à la réception de la note de service du SPIP 50 intitulée « Avis du SPIP concernant les PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF » en date du 04/02/2026 et transmise par e-mail par la direction le 06/02/2026, les organisations syndicales de La Manche s’interrogent sur le fondement juridique de cette note et de sa légalité.

En effet, il est demandé aux CPIP d’émettre « systématiquement et obligatoirement un avis défavorable » « à toute demande de permission de sortir pour une personne écrouée et soumise à une OQTF. »

De même, les CPIP doivent émettre un « avis défavorable systématique et obligatoire pour toute demande d’aménagement de peine (article 712-6 du CPP et 723-15 du CPP) formulée par une PPSMJ soumise à une OQTF ».

Il est également demandé aux CPIP dans le cadre des LSC de présenter l’OQTF comme un élément bloquant à l’octroi de la mesure.

Au regard des questionnements que cette note soulève, il est regrettable qu’elle ait été diffusée avant tout examen en CSA, mais simplement et purement imposée aux agents sans dialogue social.

Il paraît tout d’abord primordial de rappeler le principe de l’individualisation de la peine prévu par l’article 132-1 du Code pénal : « toute peine prononcée par la juridiction doit être individualisée »

Ce principe a également valeur constitutionnelle en ce qu’il découle de l’article 8 de la Déclaration de 1789 visée par le préambule notre Constitution de 1958.

Il fonde même les missions des CPIP, comme précisé par l’article 4 du Décret n° 2019-50 du 30 janvier 2019 qui dispose que les CPIP « contribuent à la politique d’individualisation des peines ainsi qu’au développement des alternatives à l’incarcération et des aménagements de peine, selon les conditions prévues par le code de procédure pénale. »

De plus, l’article 723-15 du CPP prévoit que « le condamné est alors, sauf décision contraire du juge de l’application des peines, convoqué en premier lieu devant le juge de l’application des peines, puis devant le service pénitentiaire d’insertion et de probation, […] afin de déterminer les modalités d’exécution de sa peine les mieux adaptées à sa personnalité et à sa situation matérielle, familiale et sociale. »

Dans ce cadre, l’avis du CPIP constitue une appréciation professionnelle et individualisée, éclairant l’autorité judiciaire. Il ne saurait être réduit à l’application automatique d’un critère tiré de la situation administrative des personnes concernées.Le SPIP a notamment pour mission d’éclairer l’autorité judiciaire dans la prise de décision.

L’article 131-30 al 5 du CPP dispose que « l’interdiction du territoire français prononcée en même temps qu’une peine d’emprisonnement ne fait pas obstacle à ce que cette peine fasse l’objet, aux fins de préparation d’une demande en relèvement, de mesure de SL, PE, DDSE ou de PS ».

La jurisprudence des juridictions de l’application des peines rappelle d’ailleurs de manière constante que l’existence d’une mesure administrative telle que l’OQTF ne peut, à elle seule, fonder un refus automatique d’aménagement ou de permission, sans examen individualisé de la situation.

En outre, une telle automaticité est susceptible de soulever une difficulté au regard du principe de non-discrimination, rappelé par l’article 30 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « les personnes physiques, les agents des personnes morales concourant au service public pénitentiaire ont, à l’égard des personnes placées sous main de justice auprès desquelles ils interviennent, un comportement appliquant les principes de respect absolu, de non-discrimination et d’exemplarité » .

Enfin, il est demandé aux CPIP de formuler un avis négatif systématique et obligatoire là où la loi autorise des permissions de sortir et des aménagements de peine aux PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF.

Si l’autorité hiérarchique peut légitimement fixer un cadre méthodologique et attirer l’attention des agents sur certains points de vigilance, elle ne saurait juridiquement imposer le sens d’une appréciation individualisée destinée à éclairer l’autorité judiciaire.

Par conséquent, nous réitérons notre questionnement sur le cadre légal de cette note car comme le précise l’article R.122-19 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « Tout agent de l’administration pénitentiaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si l’agent croit se trouver en présence d’un tel ordre, il a le devoir de faire part de ses objections à l’autorité qui l’a donné, en indiquant expressément la signification illégale qu’il attache à l’ordre litigieux. ».

Le SPIP 50 demande aux CPIP de violer l’ensemble de ces règles.

Un agent public attaché à ses missions et au respect de l’État de droit, se trouve dans l’impossibilité d’appliquer cette note de service sans méconnaître ses obligations professionnelles, légales et déontologiques.

Aussi, nous demandons le retrait immédiat de cette note de service, l’ouverture d’un dialogue institutionnel respectueux des instances et la garantie du plein exercice de nos missions dans le cadre légal et déontologique.

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Demande de Saisine de l’IGJ Suite à des Dérives Procédurales Graves – Lettre Ouverte à Gérald Darmanin, Ministre de la Justice

Objet : Demande de saisine de l’Inspection Générale de la Justice (IGJ) suite à des dérives procédurales graves à l’encontre d’un agent du SPIP 95

Monsieur le Garde des Sceaux,

L’organisation syndicale FO Justice, majoritaire au sein de l’administration pénitentiaire, souhaite attirer votre attention sur un événement d’une gravité exceptionnelle survenu le 18 février 2026, mettant en cause l’intégrité et l’honneur d’un Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (CPIP) du Val-d’Oise (95).

En effet, alors qu’il exerçait ses missions de service public avec la rigueur qui le caractérise, notre collègue a fait l’objet d’un placement en garde à vue sous la qualification de « faux et usage de faux ». Cette mesure, ordonnée par le parquet de Nanterre, repose sur une confusion manifeste entre l’exercice des fonctions de l’agent et une complicité imaginaire dans la production de documents falsifiés par un administré.

Au-delà de l’erreur d’appréciation judiciaire, c’est le caractère disproportionné et dégradant des méthodes employées que FO Justice dénonce avec la plus grande fermeté :

L’usage de la menace : L’Officier de Police Judiciaire a enjoint l’agent de se présenter seul, sous peine d’une interpellation “menottes aux poignets” sur son lieu de travail.

L’atteinte à la dignité : Une garde à vue de 9 heures, assortie de prise d’empreintes, de photographies et d’une perquisition au domicile personnel.

La rupture du dialogue institutionnel : Aucune sollicitation en amont des investigations, auprès de la direction du SPIP n’a été effectuée, alors que les échanges via sa boîte mail professionnelle précisait bien sa fonction de CPIP.

Le classement sans suite envisagé le jour même confirme l’inanité de la procédure. Pour autant, le traumatisme subi par l’agent et le discrédit jeté sur l’ensemble de la filière insertion et probation ne peuvent rester sans réponse.

L’Assemblée Générale des personnels du SPIP 95 a exprimé une exigence claire : faire la lumière sur cet aveuglement judiciaire qui confine à l’absurde. À ce titre, en ma qualité de Secrétaire Général de FO Justice je sollicite officiellement de votre part la saisine de l’Inspection Générale de la Justice.

Il est impératif d’analyser les mécanismes de cette décision du parquet et d’évaluer la qualité de la coordination entre les services de la police judiciaire et l’administration pénitentiaire. Une telle dérive ne doit en aucun cas faire jurisprudence.

Dans l’attente de votre prompte intervention, et alors que nos collègues se mobiliseront le 17 mars prochain devant le Tribunal Judiciaire de Nanterre pour exiger le respect dû à leurs fonctions, je vous prie d’agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de ma très haute considération.

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Prison du Port : SOS d’un CPIP en Détresse !

Aujourd’hui, je ne parle plus seulement en tant que professionnel. Je parle en tant qu’être humain EPUISÉ, MALMENÉ, ABANDONNÉ, par un système, qui s’effondre sur celles et ceux qui le portent.

JE SUIS CPIP.

Je suis censé accompagner, protéger, prévenir la récidive.

Mais comment remplir ces missions essentielles quand les conditions de travail deviennent elles- mêmes un facteur de risque ?

Les chiffres augmentent, les injonctions pleuvent, les moyens stagnent ou disparaissent. On nous demande l’impossible, toujours, sans jamais reconnaitre que l’impossible ne s’accomplit pas par le dévouement seul.

Aujourd’hui, JE DIS STOP.

STOP à la surcharge de travail chronique qui met en danger la santé physique et mentale des CPIP.

STOP à la pression constante qui transforme chaque journée en course à la survie.

STOP à l’hypocrisie institutionnelle qui exige toujours plus en donnant moins.

STOP au silence imposé, à la culpabilisation, à l’idée qu’on « doit tenir » quoi qu’il en coûte.

JE REFUSE d’être un rouage sacrifiable.

JE REFUSE d’être responsable, seul, des conséquences d’un système sous-dimensionné.

JE REFUSE que notre profession soit réduite à de la gestion des flux humains, à du tri administratif, à une illusion de suivi.

JE DEMANDE :

  • Des moyens immédiats et concrets
  • Une baisse urgente de la charge de travail
  • Une écoute réelle, pas une façade.
  • Une prise en compte de la détresse des équipes.
  • Une refonte structurelle, pas des rustines.

C’est un appel de DÉTRESSE, mais aussi un ACTE DE NAISSANCE.

Parce que protéger la société, c’est d’abord protéger celles et ceux qui travaillent pour elle.

Parce que notre engagement ne doit pas nous détruire.

Parce qu’il est temps que le silence cesse.

Un CPIP en détresse, mais déterminé à ne plus subir.

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L’heure de la mobilisation a sonné pour les SPIP

Pour faire suite à notre communiqué suite à l’injustice vécue par notre collègue CPIP du SPIP 95, une AG a eu lieu jeudi dernier, rassemblant les personnels du milieu ouvert comme du milieu fermé.

Il ressort de cette AG que les agents souhaitent qu’une inspection côté services judiciaires soit diligentée afin que cette situation ne puisse jamais se reproduire.

De plus, les agents souhaitent également une mobilisation la plus large possible pour manifester leur solidarité et leur soutien à notre collègue encore très affecté par cette affaire. Sur ce point

FO JUSTICE CPIP s’est positionné en faisant le choix de la cohérence pour que la mobilisation se fasse devant le TJ de Nanterre, là où le parquet a décidé de placer injustement notre collègue CPIP en garde à vue.

Enfin, même si l’idéal aurait été une intersyndicale nationale, conformément aux attentes des collègues, il s’avère que certaines organisations syndicales qui ne se sont réveillées que 10 jours après les faits, voulaient aller à l’encontre des attentes des personnels à savoir : ne pas solliciter d’inspection, tracter en local uniquement et manifester place Vendôme, histoire d’en profiter pour instrumentaliser la situation au détriment de notre collègue.

POUR FO JUSTICE CPIP C’EST NON !

En sa qualité de syndicat majoritaire pour les SPIP du 95 et représentant de l’agent concerné, FO JUSTICE CPIP a pourtant été collaboratif en informant les syndicats qui nous ont saisi et se disant solidaires voir soucieux de communiquer leur soutien.

Après une journée d’échanges infructueux, ces mêmes OS ont fait perdre un temps précieux à nos collègues, nous amenant à nous questionner sur la sincérité de leurs démarches.

Une fois n’est pas coutume, FO JUSTICE CPIP préfère être seul que mal accompagné. Les représentants de notre syndicat ne sont pas de ceux qui cessent de travailler les week-ends quand la situation l’exige, nous agirons donc sans eux car il en va de l’intérêt des agents.

Nous proposons donc aux collègues des SPIP 95 de se mobiliser le 17 mars 2026 à partir de 14h devant le TJ de Nanterre.

Nous solliciterons en parallèle la direction pour faciliter les personnels qui souhaiteront y assister en vue d’un service minimum à cette date. Celles et ceux qui souhaitent participer peuvent nous contacter directement à l’adresse suivante : cpip@fojustice.fr.

Nous invitons plus largement tous les personnels en SPIP de toute l’île de France à se joindre à nous pour participer à cette mobilisation.

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CPIP : Faux et Usage de Faux – Quand l’Aveuglement Judiciaire Confine à l’Absurde

Le 18 février 2026, un de nos collègues CPIP affecté à la SAS du CP d’Osny-Pontoise a été placé en garde à vue. Le motif ? “Faux et usage de faux”. Une accusation aussi grave que déconnectée de la réalité de nos missions.

Les faits : la rigueur professionnelle confondue avec la complicité

Dans le cadre de l’instruction d’une permission de sortie, notre collègue a entrepris des démarches auprès d’une mairie pour organiser une reconnaissance de paternité. Il s’appuyait sur un document hospitalier et un certificat de grossesse fournis par le détenu. Il s’avère que ces documents étaient des faux produits par la famille du détenu.

Dès lors, une question s’impose : comment l’enquêteur et le parquet ont-ils pu conclure qu’une garde à vue de notre collègue était nécessaire ? La méthode employée soulève des interrogations alarmantes sur le fonctionnement de notre chaîne pénale.

Un mépris flagrant de nos missions.

L’officier de police judiciaire (OPJ) disposait pourtant d’échanges de courriels sur une boîte “justice” mentionnant explicitement les fonctions du collègue. Il est d’autant plus stupéfiant que le magistrat n’ait pas eu le réflexe élémentaire de solliciter la direction du SPIP pour des vérifications préalables.

Méthodes indignes et pressions inacceptables

Le déroulement de cette journée est un catalogue de dérives :

Obstruction à l’accompagnement : L’OPJ a enjoint le collègue de se présenter seul, allant jusqu’à le menacer de venir le chercher “menottes aux poignets” sur son lieu de travail s’il ne se présentait pas au commissariat.

Traitement dégradant : Garde à vue de 9h à 18h, prise d’empreintes, photos, fouille et perquisition au domicile personnel. Fiasco procédural : Pour quel résultat ? L’OPJ a fini par admettre qu’il n’y avait finalement “pas grand-chose” (classement sans suite).

Disons les choses clairement : le mal est fait et il est inacceptable que cela reste sous silence.

FO Justice CPIP exige des comptes !

Il est urgent de rappeler le respect qui est dû aux professionnels de la justice. Cette méthode est inacceptable, indigne et honteuse. Une enquête interne discrète aurait préservé l’honneur d’un agent dont la probité est exemplaire.

Nous avons saisi la DIA de Paris dès vendredi mais force est de constater que son positionnement interroge également puisqu’elle ne semblait même pas outrée par les faits et n’était toujours pas parvenu à avoir des explications auprès du parquet.

FO Justice CPIP apporte son soutien total et indéfectible à notre collègue. Au-delà des conditions de travail déjà dégradées au CP d’Osny, il est inadmissible que les personnels doivent désormais subir une forme d’amateurisme délétère de certains partenaires institutionnels et l’absence de réaction concrète de sa direction interrégionale.

C’est pour cela que nous avons également saisi le DGAP pour l’informer de la situation et de la nécessité de s’assurer du soutien légitime dû à notre collègue.

Au-delà des mots, FO Justice CPIP exige de la part de la direction du SPIP un soutien sans faille et l’octroi immédiat de la protection fonctionnelle à notre collègue. L’administration a le devoir de protéger ses agents face aux procédures pouvant apparaître comme abusives dans l’exercice de leurs missions. Pour notre organisation, il est hors de question que cette affaire reste “lettre morte” ou soit classée au rayon des simples incidents de parcours.

FO Justice CPIP restera aux côtés de notre collègue et veillera à ce que cette injustice soit reconnue.

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