Publié le Laisser un commentaire

DISP Paris : Il est Urgent d’Agir en Matière d’Insertion et de Probation !

Monsieur Thierry ALVES

Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires de Paris

3 Avenue de la Division Leclerc 94260 Fresnes

Objet : Alerte sur la dégradation critique des conditions de travail des CPIP et sur les risques psychosociaux au sein des SPIP de la DISP de Paris

Monsieur le Directeur Interrégional,

Nous commencerons cette lettre ouverte en vous remerciant de la tenue d’une bilatérale le 02 avril avec les représentants des corps des personnels de surveillance, des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation et des personnels administratifs de FO Justice et vous souhaitons une bonne installation.

Nous retenons que vous êtes désireux de poursuivre un dialogue social constructif avec notre organisation syndicale.

La filière insertion et probation de FO Justice pour la DISP de PARIS tient d’ores et déjà à attirer votre attention sur les problèmes rencontrés par nos collègues CPIP et la liste n’est pas exhaustive.

Lors de la formation spécialisée du CSA SPIP du 31 mars dernier, l’ordre du jour portait notamment sur le

PAPRIPACT. Ce document, véritable « plan d’attaque » annuel, a pour mission théorique de protéger la santé physique et mentale des personnels pénitentiaires.

Pourtant, le constat de terrain est alarmant : si les violences subies par nos collègues sont traditionnellement projetées comme venant de l’extérieur, nous affirmons aujourd’hui que le danger vient désormais de l’intérieur.

En effet, les Risques Psychosociaux (RPS) ont atteint leur apogée. L’explosion du nombre de personnes suivies (PPSMJ) par CPIP, conjuguée à la multiplication des tâches transversales et des référencements thématiques, créent une charge de travail insoutenable. Les CPIP sont également très impactés par le surencombrement carcéral :

  • SPIP 95 MF (MAVO & SAS) :

La situation au CPOP est critique. Avec (au 09/03/26) un taux d’occupation de 199,30 % et 90 matelas au sol, la réalité humaine est sacrifiée.

• Le nombre d’agents présents ne suffit plus pour effectuer un travail de qualité.

Pour quelle conséquence : avec 4 CAP par semaine, le CPIP ne fait plus de la réinsertion, il fait de « l’abattage ». Le sentiment de perte de sens et le risque de burn-out sont omniprésents.

Il règne un climat d’insécurité

Le manque d’effectifs chez nos collègues surveillants impacte directement les CPIP (difficultés d’accès aux détenus).

À cela s’ajoute souvent l’indécence de locaux vétustes et insécurisés, exacerbant les tensions avec les personnes détenues reçues. De plus, l’actualité récente (agressions, gardes à vue de collègues) finit de cristalliser un sentiment d’insécurité profonde.

SPIP 91, 75, 93 & 77

Essonne (Fleury-Mérogis) : des charges dépassant les 120 dossiers sans aucune ouverture de poste à la mobilité. Les agents pallient même les carences du greffe et du secrétariat.

Paris (MO) : un sous-effectif chronique avec des prises en charge dépassant les 100 mesures.

Seine-Saint-Denis : un “ras-le-bol” généralisé suite aux mises en cause juridiques injustifiées de collègues CPIP. La question de la démission ou de la reconversion n’est plus taboue, elle est devenue la norme.

CD Melun : des collègues usés, contraints de se former sur leur temps personnel par manque de temps et de ressources proposées par l’administration alors même que cet établissement est fléché AICS et accueille plus de 86% de ce type de profil.

CP Réau : problème à l’UAT : il faut actuellement un an d’attente pour partir en centre de détention. Les aménagements de peine, les permissions de sortie s’organisent en partance de l’UAT qui n’a normalement pas cette vocation

Cette pression constante génère des situations inacceptables, voir des accidents et pourtant trop souvent, l’administration refuse l’imputabilité au service lors d’accidents de travail (CITIS), « motivant » laconiquement une « maladresse de l’intéressé ».

Comment parler de maladresse quand un agent, gérant 120 dossiers, doit courir en coursives et escaliers pour remplir sa mission de lutte contre la récidive ? Qualifier de « maladroit » un agent qui continue de servir malgré une blessure pour ne pas fragiliser son service est une insulte à son dévouement.

Aujourd’hui, les services tiennent « à bout de bras » grâce aux sacrifices personnels des agents (ici, on rogne sur les congés pour s’en sortir, là on travaille au-delà du volume horaire qui ne sera ni payé ni récupérable). La gestion actuelle des risques est, de fait, hasardeuse et ne respecte plus les droits fondamentaux des personnels.

Nous vous demandons de prendre la pleine mesure de cette souffrance. Notre organisation syndicale poursuivra

effectivement un véritable travail collaboratif pour restaurer des conditions de travail dignes et préserver l’attractivité d’un métier dont la noblesse est étouffée par une gestion purement comptable.

Le temps de l’alerte est passé Monsieur le directeur, celui de l’action est impératif.

FO JUSTICE CPIP

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

SPIP 62 – ALIP de Boulogne-sur-Mer : Compte-Rendu de Visite du vendredi 3 avril 2026

La délégation FO JUSTICE SPIP 62 a terminé sa semaine de visites le vendredi 3 avril 2026 en allant à la rencontre des collègues de l’antenne de Boulogne-sur-Mer. Des évolutions notables ont pu être observées, ainsi que quelques points de vigilance auxquels il conviendra d’accorder une attention particulière.

ALIP MO de Boulogne-sur-Mer

Les échanges ont permis de mettre en lumière une charge de travail particulièrement soutenue, dans un contexte où les évolutions organisationnelles récentes viennent impacter le quotidien des agents.

En moyenne, les agents suivent près de 90 dossiers chacun. À cette charge déjà conséquente s’ajoute de nouvelles exigences, notamment la généralisation des rapports initiaux d’évaluation (RIE) sur l’ensemble des dossiers, perçue comme particulièrement chronophage, notamment dans les délais imposés.

FO Justice rappelle qu’une note relative aux seuils de criticité devra bientôt être adaptée en CSA et diffusée, ce qui devrait permettre à l’antenne de revoir l’ordre de ses priorités afin de ne pas mettre les agents en situation d’épuisement.

Par ailleurs, la transmission de trames relatives à la DDSE (gestion des incidents, modifications horaires) a été perçue par les agents comme infantilisante. Elle traduit, selon eux, une absence de reconnaissance de leur expertise et de leur capacité à adapter leurs pratiques aux situations rencontrées.

Cette standardisation des modalités de travail apparaît en décalage avec la réalité du terrain et le savoir-faire des professionnels.

Les pratiques managériales interrogent également. Les agents évoquent des questionnements récurrents sur leur activité en télétravail, ainsi que des comparaisons entre agents lors des évaluations. Les objectifs fixés sont jugés particulièrement exigeants au regard de la charge de travail existante.

Prise en compte des situations individuelles : Il est à noter qu’un agent reconnu en situation de handicap ne dispose toujours pas, à ce jour, du matériel adapté nécessaire à l’exercice de ses fonctions.

Une telle situation ne peut perdurer et appelle une réponse rapide de l’administration.

Organisation du service

La mise en place récente d’un pôle dédié au quartier de semi-liberté (QSL), composé de quatre agents positionnés en demi-journée, constitue une évolution notable de l’organisation du service.

Quatre agents sont désormais dédiés à un pôle QSL, et chacun prend en charge une moyenne de 8 suivis sur ce même pôle. Ils s’y rendent en moyenne 3 demi-journéespar semaine, ce qui permet de mettre en place un roulement assez confortable dans leur organisation.

Si certains ajustements ont été opérés, notamment une décharge partielle de dossiers pour les agents affectés au QSL, le volume restant apparaît en partie contraint et insuffisamment adapté (60 dossiers en MO), et a inévitablement induit une augmentation de suivis pour le reste de l’équipe, à qui on demande de maintenir un rythme soutenu sur les suivis et les actions collectives.

Fonctionnement du QSL

Les agents affectés au quartier de semi-liberté soulignent quant à eux plusieurs points positifs :

  • La reprise des actions collectives est perçue favorablement, notamment en raison du lien renforcé avec les partenaires extérieurs, permettant un accompagnement plus concret des personnes suivies.
  • Par ailleurs, les agents indiquent avoir été associés à la réflexion sur l’organisation du pôle, et relèvent un accompagnement soutenant de la hiérarchie locale dans ce cadre.

Ces éléments démontrent que des dynamiques positives peuvent émerger lorsque les équipes sont associées et accompagnées.

Dans ce contexte, FO JUSTICE rappelle la nécessité d’une organisation du travail adaptée aux réalités du terrain, d’une prise en compte effective de la charge de travail des agents, ainsi que du respect des conditions d’exercice des missions.

Nous resterons attentifs aux évolutions de la situation et aux réponses apportées par l’administration quant aux risques psychosociaux pouvant émerger.

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

SPIP 62 – ALIP de Longuenesse et de Saint-Omer Jeudi 2 avril 2026 : Compte-rendu de visite

Le jeudi 2 avril 2026 la délégation FO Justice SPIP 62 a poursuivi ses visites, et s’est rendue sur les antennes de Longuenesse et de Saint-Omer afin de rencontrer les équipes et d’échanger sur leurs conditions de travail.

Antenne de Longuenesse

Dans le cadre de cette visite, nous avons rencontré une équipe dynamique, investie et soucieuse de la qualité du travail réalisé. Néanmoins, plusieurs éléments viennent aujourd’hui fragiliser cet équilibre.

Les agents font état d’un manque de cohérence dans l’organisation globale du SPIP, notamment au regard d’une note de service locale intervenant sans articulation claire avec les orientations départementales à venir, et sans attendre la validation de cette note en CSA. Cette situation semble nuire à l’appropriation des consignes par l’équipe, qui déplore ne pas avoir été consultée pour sa rédaction, du moins de manière implicative, puisqu’un échange très sommaire en réunion de service avait précédé la rédaction de celle-ci.

Par ailleurs, certaines trames et modalités de travail, notamment une trame LSC a pu être transmise aux agents, et a été perçue comme « infantilisante » selon leurs termes, puisqu’en décalage avec leur expertise professionnelle. Les agents ont également souligné l’importance d’une transmission anticipée du planning de service. Une telle mesure leur permettrait ainsi une meilleure organisation du travail en amont, notamment pour la gestion des convocations des personnes détenues et l’aménagement nécessaire des temps de rédaction.

S’agissant du fonctionnement hiérarchique, les équipes évoquent parfois un manque de soutien dans certaines situations, notamment dans des prises de position face aux autres services ; mais également des pratiques managériales pouvant exposer individuellement certains collègues, ce qui pourrait à terme fragiliser le collectif.

Le service RH traverse une période de fortes tensions ces derniers temps. Si le retour récent d’un agent à 50 % en mi-temps thérapeutique apporte un soutien, il ne saurait justifier l’attribution d’une charge de dossiers disproportionnée. Ainsi alors qu’un agent à temps plein gère en moyenne 85 dossiers, il est exigé de ce collègue en reprise, via une note de service, qu’il en assume 60 dossiers à lui seul. À cela s’ajoute une absence de durée indéterminée qui fragilise durablement le poste, et sans visu véritable sur le devenir du poste. L’équipe place désormais ses attentes dans le prochain mouvement de mobilité où un poste est à pourvoir.

Dans le cadre du projet de nouveaux locaux situés sur le domaine pénitentiaire de Longuenesse, et destinés à accueillir l’équipe du milieu ouvert, la possibilité d’une nouvelle organisation de l’antenne a été évoquée. Celle-ci consisterait à ce que l’ensemble des agents exerce des missions à la fois en milieu ouvert et en milieu fermé. Toutefois, ce mode de fonctionnement mixte ne fait pas l’unanimité au sein des équipes.

L’établissement ne dispose pas d’un accès réservé au personnel. Des interrogations subsistent donc quant à l’organisation quotidienne : accès en détention malgré les nombreux créneaux deparloirs, gestion des permanences de service, traitement des urgences, relevé du courrier. Cette organisation semble d’ores et déjà mettre en difficulté les CPIP intervenant sur le milieu fermé, comme les personnels administratifs amenés à effectuer des déplacements entre les services, ainsi que les DPIP. L’intégralité du SPIP sera donc mise à l’écart et la communication sera inévitablement beaucoup moins fluide.

Si ce projet de fonctionnement mixte peut, en théorie, apparaître attractif pour la direction au regard de la continuité de service, il soulève néanmoins des questions importantes du point de vue des conditions et du confort de travail, ainsi que sur le plan pratique.

Antenne de Saint-Omer

L’antenne de Saint-Omer se caractérise par des conditions de travail particulièrement contraintes, liées notamment au caractère transitoire des locaux actuels.

L’impossibilité de recevoir le public dans des conditions adaptées conduit à la mise en place de permanences délocalisées, particulièrement chronophages. Ces déplacements fréquents complexifient fortement l’organisation du travail, en limitant la présence des agents sur site et en générant des contraintes supplémentaires pour l’ensemble des tâches administratives (rédaction, impression, classement).

Cette organisation induit une surcharge administrative importante, à laquelle s’ajoute une charge de travail globale élevée, contribuant à une fatigue à la fois physique et émotionnelle des agents.

Si ces derniers soulignent le soutien de la direction, ils indiquent également que la cohésion d’équipe constitue aujourd’hui un levier essentiel pour maintenir le fonctionnement du service.

Par ailleurs, la multiplication des groupes de travail, réunions et dispositifs d’analyse des

pratiques interroge les agents. Si ces temps peuvent présenter un intérêt, ils apparaissent difficilement conciliables avec la charge de travail actuelle. La journée de cohésion et d’analyse des pratiques, en particulier, qui avait réuni les deux antennes, a été perçue comme contraignante, notamment en raison de son organisation et de l’absence de communication préalable sur son contenu.

Nous avons pu relever un soutien indéniable entre les agents de l’ALIP de Saint Omer, qui constitue la force du maintien de l’antenne.

Les agents, démotivés et résiliés par l’absence de projection, par l’incertitude de la construction d’un nouveau local qui leur permettra d’accueillir le public et contribuera à rétablir des conditions de travail dignes, continuent d’accomplir leur tâche avec un grand professionnalisme, ce qui a pu également être souligné par la DPIP qui apparait très soutenante et consciente de leurs difficultés.

Sur les deux antennes

S’agissant des entretiens professionnels, les agents expriment un sentiment de décalage entre les objectifs fixés et la réalité des conditions d’exercice, marquées par des contraintes RH et une activité soutenue. Les exigences apparaissent croissantes, sans prise en compte suffisante des difficultés rencontrées, renforçant un sentiment de manque de reconnaissance et de soutien.

Les éléments recueillis lors de cette visite mettent en évidence des équipes investies et attachées à la qualité du service public, mais confrontées à des contraintes organisationnelles et humaines importantes.

FO Justice restera particulièrement vigilant quant à l’évolution de ces situations, notamment en matière de charge de travail, de cohérence des organisations et de prise en compte des réalités de terrain dans les décisions locales et départementales.

Une attention particulière devra être portée à l’accompagnement des équipes, afin de garantir des conditions de travail soutenables et un exercice serein des missions.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

SPIP d’Arles (MO) : La sécurité oui, l’improvisation non !!!

La note de service du 20/03/2026 relative aux consignes de sécurité et à l’utilisation du portique de détection impose que « toute personne extérieure au service doit obligatoirement se soumettre au contrôle par portique » et « en cas de refus, l’accès est interdit ».

Le fait que des mesures de sécurité soient mises en place est incontestable et conforme aux attentes des agents. En revanche, il n’est plus acceptable de constater l’absence d’anticipation en vue de moyens humains pour pouvoir les mettre en œuvre. D’autant que cette note prévoit même la confiscation et le signalement des objets dangereux, comme si cela était normalisé au sein des locaux d’un SPIP en Milieu Ouvert.

Le recours à un seul réserviste, limité à 150 jours par an, est dérisoire : cette situation condamne cette ALIP à fonctionner sans aucune organisation structurée la majeure partie du temps.

La conséquence est prévisible, comme à son habitude, la hiérarchie va très certainement attendre des CPIP, des personnels administratifs et des agents de surveillance électronique de pallier les carences de personnels dédiés à la sécurité des locaux.

Or ces compétences ne relèvent pas de leurs missions et ne figurent en aucun cas sur leurs fiches de postes respectives. D’autant que les agents (CPIP/PA/PS) sont déjà débordés par leurs propres tâches quotidiennes sans moyen supplémentaire, il n’est donc pas concevable de leur demander d’assurer la sécurité du Service et le contrôle des PPSMJ via un portique de détection.

FO JUSTICE refuse et refusera toujours que les agents exercent des missions qui ne sont pas les leurs !

FO JUSTICE refuse qu’il soit demandé à des agents d’assurer un contrôle par le biais de dispositifs pour lesquels ils ne sont pas habilités.

FO JUSTICE refuse catégoriquement que les agents pallient encore et toujours l’absence d’organisation de l’administration, comme par le passé.

FO JUSTICE exige des mesures immédiates et invite la direction du SPIP à solliciter la DISP et la DGAP en vue d’obtenir les moyens humains nécessaires, suite à la mise en place du portique (réservistes supplémentaires ou contractuels), plutôt que d’acculer ses propres agents.

FO JUSTICE NE LACHERA RIEN CAR IL EN VA DE LA SECURITE DES AGENTS DU SPIP D’ARLES ET DES PPSMJ QUE NOUS PRENONS EN CHARGE QUOTIDIENNEMENT.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

CPIP : Compte-Rendu de Visite – ALIP CD Bapaume et QLCO Vendin-le-Vieil du mardi 31 Mars 2026

Le mardi 31 mars 2026, une délégation FO JUSTICE, composée de représentants régionaux, départementaux et locaux, s’est rendue au Centre de détention de Bapaume ainsi qu’au Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO).

Centre de détention de Bapaume

Dans le cadre de notre visite, nous avons rencontré une équipe investie, dynamique et pleinement engagée dans le bon fonctionnement du service. Les échanges ont permis de mettre en lumière certaines difficultés opérationnelles rencontrées par l’équipe. Des aménagements ont ainsi été pensés et obtenus en collaboration avec la directrice de service.

Dans cette perspective, une note de service à visée organisationnelle devrait prochainement voir le jour afin d’entériner de nouvelles modalités de fonctionnement, adaptées aux contraintes actuelles, tout en soutenant la continuité et la qualité du travail réalisé.

Notre organisation syndicale veillera au respect des engagements pris ainsi qu’à la bonne organisation du service.

Nous remercions l’ensemble de l’équipe pour sa disponibilité, ainsi que la directrice de service pour la qualité des échanges.

Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO) de Vendin-le-Vieil

Les conditions de travail des agents ont évolué sur l’ensemble de l’établissement, notamment pour les personnels exerçant au SPIP. En effet, la prise en charge exclusive d’un nouveau public, en lien étroit avec la criminalité organisée, induit des pratiques professionnelles sensiblement différentes et, pour beaucoup, inédites.

L’objectif de cet établissement est de neutraliser, sur le plan criminologique, les personnes qui y sont incarcérées, notamment en :

  • isolant les personnes détenues (activités en petits groupes, avec des compositions stables) ;
  • limitant les contacts extérieurs, que ce soit dans la gestion des parloirs ou des conversations téléphoniques ;
  • sécurisant les locaux (caméras, clôtures, portiques à ondes millimétriques, renforcement des fenêtres, brouilleurs de drones et de téléphones portables, etc.) ;
  • réorganisant les pratiques professionnelles du personnel de surveillance (palpations, présence de trois agents par coursive, ouvertures de cellules sécurisées, etc.).

Comme cela est souvent constaté, la place du SPIP dans ce type d’établissement a été pensée tardivement. Les agents du SPIP apparaissent encore trop souvent comme la « cinquième roue du carrosse », alors même que ce service est essentiel et doit être pleinement intégré et anticipé dans l’organisation de ces structures.Fonctionnement du SPIP au QLCO : Le QLCO étant auparavant une maison centrale, les agents disposaient déjà de compétences solides pour la prise en charge de personnes condamnées à de longues peines et profils particuliers. Toutefois, la transformation de l’établissement a entraîné des changements importants : la quasi- totalité des pratiques a été modifiée du fait de ces nouvelles prise en charge, notamment dans un souci de protection des agents afin de prévenir les risques de représailles et de pressions corruptives.

Sans entrer dans le détail organisationnel :

  • les entretiens avec les personnes détenues se déroulent désormais en binôme de CPIP ;
  • les dossiers sont devenus des dossiers de service, sans référent unique identifié ;
  • les appels des familles ne sont plus traités directement, mais via des messages vocaux, sans contact immédiat avec un agent ;
  • les procédures font l’objet d’une anonymisation accrue ;
  • les réunions d’équipe se sont multipliées.

Par ailleurs, l’équipe a été réduite à la suite du départ de deux agents, mis à disposition de l’ALIP de Béthune, laquelle bénéficie ainsi d’un renfort bienvenu au regard de ses difficultés en ressources humaines. L’administration ayant estimée que l’effectif de CPIP était trop important pour le QLCO, permettant ainsi de soutenir cette antenne.

Cependant, plusieurs éléments semblent avoir été insuffisamment anticipés :

  • l’organisation des entretiens en binôme est particulièrement chronophage et réduit fortement la flexibilité des agents dans la gestion de leur emploi du temps ainsi que le nombre de créneaux disponibles ;
  • la mise en place future d’actions collectives en petits groupes entraînera mécaniquement une augmentation de la charge de travail des agents du SPIP ;
  • la reprise des sessions QER viendra également accroître cette charge de travail ;
  • compte tenu de la taille réduite de l’équipe, toute absence prolongée d’un ou plusieurs agents pourrait fragiliser fortement le fonctionnement du service au regard des exigences sécuritaires.

Dans ce contexte, il aurait été opportun de maintenir un léger sureffectif lors de l’ouverture de l’établissement, au moins durant la première année, afin de pallier le manque de visibilité sur l’évolution de l’activité.

Nous remercions l’ensemble des personnels rencontrés sur place pour leur accueil et la qualité des échanges, qui ont contribué à la réussite de ces visites. Nous regrettons toutefois de ne pas avoir pu rencontrer la direction de service du QLCO, mais notre équipe reste à la disposition de l’ensemble des agents absents que nous n’avons pas pu rencontrer ce jour-là. Enfin nous resterons bien évidemment particulièrement vigilants quant à l’évolution du QLCO.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Mobilisation des SPIP parisiens : J-7 !

Suite à l’injustice vécue par notre collègue CPIP de la SAS 95, FO JUSTICE CPIP s’est positionnée conformément aux attentes des agents, suite à l’AG du 26/02/26.

En effet, les agents du SPIP 95 en milieu fermé et milieu ouvert ont exigé :

– La venue au SPIP de la plus haute hiérarchie pénitentiaire afin que le soutien à notre collègue et plus largement aux missions des CPIP puissent être réaffirmés.

👉 La directrice adjointe de la DISP s’est donc déplacée au service dès le lendemain de l’AG et le DGAP se rendra au SPIP 95 le 12/03/26, à la rencontre des agents et des syndicats.

– Qu’une mobilisation puisse être organisée en lien avec les OS devant le TJ de Nanterre, le commissariat de police ou devant le millénaire.

👉 FO JUSTICE s’est positionnée en proposant aux agents d’organiser une mobilisation le 17/03/26 à 14h00 devant le TJ de Nanterre car c’est le lieu précis où la décision injustifiée d’une garde à vue de notre collègue a été prise et nulle part ailleurs.

– Qu’une inspection puisse être diligentée afin de comprendre les raisons qui ont abouti à cette situation et ainsi veiller à ce qu’elle ne puisse jamais se reproduire.

👉 FO JUSTICE a donc sans attendre saisi le ministre par lettre ouverte le 03/03/26.

Face aux positions inverses de certaines organisations syndicales à savoir : ne pas demander à saisir l’IGJ et se mobiliser place Vendôme, FO JUSTICE CPIP a donc fait le choix de ne pas s’associer à cette intersyndicale et d’agir seule, comme à son habitude.

En effet, les autres OS préfèrent se mobiliser le même jour que notre OS, dans un lieu où ils savent pertinemment que tout regroupement sera quasi impossible et qui ne faisait pas partie des attentes des agents concernés.

Si leurs motivations étaient sincères, ils se rendraient plutôt devant le TJ de Nanterre à 14h aux côtés des agents du SPIP 95 et de notre collègue Ben. Mais force est de constater qu’ils font le choix d’aller ailleurs, sans doute de peur de vexer les organisations syndicales de magistrats auxquelles ils sont associés, avec pour seule boussole de nuire à notre mobilisation, au détriment de l’intérêt des agents.

Nous espérons donc que les collègues des SPIP d’Ile de France ne perdront pas leurs matinées inutilement et viendront nombreux devant les portes du TJ de Nanterre le 17 mars 2026 à 14h00 afin de témoigner le soutien et la solidarité dus à notre collègue et afin de rappeler aux autorités judiciaires, qui semblent encore l’ignorer, qui sont les CPIP !

Nous rappelons à ce titre que les collègues qui souhaitent participer à notre mobilisation sont invités à nous contacter sur la boîte mail suivante :

cpip@fojustice.fr

Enfin, nous invitons les collègues qui seront présents à faire appel à leur créativité pour l’élaboration de pancartes et banderoles afin de rappeler le rôle essentiel du CPIP.

UN RDV A NE PAS LOUPER :

LE 17/03/2026 A 14H00 DEVANT LE TJ DE NANTERRE

NOUS COMPTONS SUR LA FORCE DU NOMBRE POUR MONTRER QUI NOUS SOMMES.

NE MANQUEZ PAS CETTE OPPORTUNITÉ DE FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES CPIP !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

CPIP : Première Note, Première Dérive !

Suite à la réception de la note de service du SPIP 50 intitulée « Avis du SPIP concernant les PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF » en date du 04/02/2026 et transmise par e-mail par la direction le 06/02/2026, les organisations syndicales de La Manche s’interrogent sur le fondement juridique de cette note et de sa légalité.

En effet, il est demandé aux CPIP d’émettre « systématiquement et obligatoirement un avis défavorable » « à toute demande de permission de sortir pour une personne écrouée et soumise à une OQTF. »

De même, les CPIP doivent émettre un « avis défavorable systématique et obligatoire pour toute demande d’aménagement de peine (article 712-6 du CPP et 723-15 du CPP) formulée par une PPSMJ soumise à une OQTF ».

Il est également demandé aux CPIP dans le cadre des LSC de présenter l’OQTF comme un élément bloquant à l’octroi de la mesure.

Au regard des questionnements que cette note soulève, il est regrettable qu’elle ait été diffusée avant tout examen en CSA, mais simplement et purement imposée aux agents sans dialogue social.

Il paraît tout d’abord primordial de rappeler le principe de l’individualisation de la peine prévu par l’article 132-1 du Code pénal : « toute peine prononcée par la juridiction doit être individualisée »

Ce principe a également valeur constitutionnelle en ce qu’il découle de l’article 8 de la Déclaration de 1789 visée par le préambule notre Constitution de 1958.

Il fonde même les missions des CPIP, comme précisé par l’article 4 du Décret n° 2019-50 du 30 janvier 2019 qui dispose que les CPIP « contribuent à la politique d’individualisation des peines ainsi qu’au développement des alternatives à l’incarcération et des aménagements de peine, selon les conditions prévues par le code de procédure pénale. »

De plus, l’article 723-15 du CPP prévoit que « le condamné est alors, sauf décision contraire du juge de l’application des peines, convoqué en premier lieu devant le juge de l’application des peines, puis devant le service pénitentiaire d’insertion et de probation, […] afin de déterminer les modalités d’exécution de sa peine les mieux adaptées à sa personnalité et à sa situation matérielle, familiale et sociale. »

Dans ce cadre, l’avis du CPIP constitue une appréciation professionnelle et individualisée, éclairant l’autorité judiciaire. Il ne saurait être réduit à l’application automatique d’un critère tiré de la situation administrative des personnes concernées.Le SPIP a notamment pour mission d’éclairer l’autorité judiciaire dans la prise de décision.

L’article 131-30 al 5 du CPP dispose que « l’interdiction du territoire français prononcée en même temps qu’une peine d’emprisonnement ne fait pas obstacle à ce que cette peine fasse l’objet, aux fins de préparation d’une demande en relèvement, de mesure de SL, PE, DDSE ou de PS ».

La jurisprudence des juridictions de l’application des peines rappelle d’ailleurs de manière constante que l’existence d’une mesure administrative telle que l’OQTF ne peut, à elle seule, fonder un refus automatique d’aménagement ou de permission, sans examen individualisé de la situation.

En outre, une telle automaticité est susceptible de soulever une difficulté au regard du principe de non-discrimination, rappelé par l’article 30 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « les personnes physiques, les agents des personnes morales concourant au service public pénitentiaire ont, à l’égard des personnes placées sous main de justice auprès desquelles ils interviennent, un comportement appliquant les principes de respect absolu, de non-discrimination et d’exemplarité » .

Enfin, il est demandé aux CPIP de formuler un avis négatif systématique et obligatoire là où la loi autorise des permissions de sortir et des aménagements de peine aux PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF.

Si l’autorité hiérarchique peut légitimement fixer un cadre méthodologique et attirer l’attention des agents sur certains points de vigilance, elle ne saurait juridiquement imposer le sens d’une appréciation individualisée destinée à éclairer l’autorité judiciaire.

Par conséquent, nous réitérons notre questionnement sur le cadre légal de cette note car comme le précise l’article R.122-19 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « Tout agent de l’administration pénitentiaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si l’agent croit se trouver en présence d’un tel ordre, il a le devoir de faire part de ses objections à l’autorité qui l’a donné, en indiquant expressément la signification illégale qu’il attache à l’ordre litigieux. ».

Le SPIP 50 demande aux CPIP de violer l’ensemble de ces règles.

Un agent public attaché à ses missions et au respect de l’État de droit, se trouve dans l’impossibilité d’appliquer cette note de service sans méconnaître ses obligations professionnelles, légales et déontologiques.

Aussi, nous demandons le retrait immédiat de cette note de service, l’ouverture d’un dialogue institutionnel respectueux des instances et la garantie du plein exercice de nos missions dans le cadre légal et déontologique.

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison du Port : SOS d’un CPIP en Détresse !

Aujourd’hui, je ne parle plus seulement en tant que professionnel. Je parle en tant qu’être humain EPUISÉ, MALMENÉ, ABANDONNÉ, par un système, qui s’effondre sur celles et ceux qui le portent.

JE SUIS CPIP.

Je suis censé accompagner, protéger, prévenir la récidive.

Mais comment remplir ces missions essentielles quand les conditions de travail deviennent elles- mêmes un facteur de risque ?

Les chiffres augmentent, les injonctions pleuvent, les moyens stagnent ou disparaissent. On nous demande l’impossible, toujours, sans jamais reconnaitre que l’impossible ne s’accomplit pas par le dévouement seul.

Aujourd’hui, JE DIS STOP.

STOP à la surcharge de travail chronique qui met en danger la santé physique et mentale des CPIP.

STOP à la pression constante qui transforme chaque journée en course à la survie.

STOP à l’hypocrisie institutionnelle qui exige toujours plus en donnant moins.

STOP au silence imposé, à la culpabilisation, à l’idée qu’on « doit tenir » quoi qu’il en coûte.

JE REFUSE d’être un rouage sacrifiable.

JE REFUSE d’être responsable, seul, des conséquences d’un système sous-dimensionné.

JE REFUSE que notre profession soit réduite à de la gestion des flux humains, à du tri administratif, à une illusion de suivi.

JE DEMANDE :

  • Des moyens immédiats et concrets
  • Une baisse urgente de la charge de travail
  • Une écoute réelle, pas une façade.
  • Une prise en compte de la détresse des équipes.
  • Une refonte structurelle, pas des rustines.

C’est un appel de DÉTRESSE, mais aussi un ACTE DE NAISSANCE.

Parce que protéger la société, c’est d’abord protéger celles et ceux qui travaillent pour elle.

Parce que notre engagement ne doit pas nous détruire.

Parce qu’il est temps que le silence cesse.

Un CPIP en détresse, mais déterminé à ne plus subir.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

UISP Lyon – Il était une fois au SPIP 15 : Une hiérarchie complètement à l’Ouest !

Le 12/01/26, un incident grave est survenu au SPIP d’Aurillac avec une PPSMJ.

Contrairement aux versions lissées, les agents présents témoignent d’une réalité bien plus inquiétante. Si la virulence du passage à l’acte est reconnue, c’est l’absence totale d’anticipation qui aurait pu conduire au drame, à l’image des événements récents à Aix-en-Provence, qui ne l’est pas.

Un profil ultra-sensible ignoré

L’affectation de ce suivi à une collègue CPIP contractuelle, arrivée seulement en septembre 2025, est une décision irresponsable. Au regard du dossier, la direction locale ne pouvait ignorer la dangerosité du profil :

  • Sortie de 11 ans de détention avec un passif psychiatrique lourd.
  • Multiples placements en isolement pour troubles du comportement et agressions sur le personnel soignant.
  • Nombreux transferts en MOS et hospitalisations en UHSA.

Une mise en danger délibérée

Malgré ces signaux forts, aucune consigne particulière n’a été donnée. La collègue a été laissée seule face à ce risque pour sa première convocation le 12 janvier 2026. Où était la direction ? Absente des lieux, sans communication d’agenda officiel, préférant le siège de Clermont-Ferrand à la sécurité du terrain à Aurillac.

Une gestion de crise défaillante

Absence de la Directrice : C’est le DPIP du milieu fermé (Riom) qui a été contacté en urgence. La directrice locale, elle, semblait plus occupée par son pot de départ au siège à Clermont Ferrand que par la sécurité de ses agents à Aurillac.

Sécurité des locaux : Les collègues ont dû subir les insultes de la PPSMJ durant de longues minutes. A l’is- sue de l’incident, l’angoisse restait présente craignant de voir revenir la PPSMJ : en effet, depuis de longs mois, la porte d’accueil du public reste constamment ouverte. Un verrou a été installé pour la fermer pour la nuit.

Inaction persistante : Ni la Direction Locale, ni l’actuelle DFSPIP n’ont jugé utile de régler cette faille de sécurité majeure avant l’incident, ni de réagir avec la célérité requise au moment des faits, voir après également. En effet vu le contenu de la note transmise par la DFSPIP le 14/01/26, aucune leçon ne semble avoir été retenue pour que l’accueil de ce type de profil fasse l’objet d’une attention particulière.

FO JUSTICE rétablit une fois de plus la vérité : la sécurité des agents ne doit plus être sacrifiée sur l’autel de l’incompétence hiérarchique, qui plus est quand elle est associée à un syndicat qui localement est constamment complaisant avec sa direction, au détriment de l’intérêt des agents du SPIP 15.

FO JUSTICE s’oppose fermement à l’idée de nommer un CPIP « faisant fonction DPIP » sur cette antenne, et les évènements récents nous conforte dans cette position.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

CPIP Régions : Le SPIP 03 CRAQUE !

FO JUSTICE CPIP souhaite attirer à nouveau votre attention sur la situation extrêmement préoccupante au sein de l’équipe du SPIP milieu ouvert de Moulins et ce depuis plus d’un an déjà.

Malgré de multiples alertes, communiqués syndicaux, réunions et tentatives de dialogue social avec la hiérarchie, aucune mesure concrète n’a été prise pour améliorer nos conditions de travail qui se dégradent de façon alarmante.

1. Un manque d’effectif devenu insoutenable

Notre service fonctionne aujourd’hui en sous-effectif chronique et aggravé par plusieurs mi-temps thérapeutiques, de longues absences non remplacées et le non-remplacement de titulaires qui ont quitté le SPIP.

En janvier 2025, nous étions 6 agents en effectif théorique, mais il y avait déjà des absences pour maladies à prendre en compte. Après le départ d’une collègue, nous ne sommes plus que 5 agents.

Deux sont en mi-temps thérapeutique, 1 vient de rentrer d’un arrêt maladie, et seulement trois agents sont à temps plein depuis le 09/12/2025 et doivent absorber l’ensemble des missions. Nous avons reçu une aide d’une collègue revenant d’un arrêt maladie, qui était en souffrance pour reprendre au MF de Moulins, pour 3 mois. Cette collègue a sollicité par deux fois une MAD qui pour l’heure n’a pas était acceptée.

Cela entraîne une surcharge colossale et permanente sur les mêmes personnes, sans parler des Risques Psycho-sociaux induits par ces carences en RH.

2. Une accumulation de missions urgentes et imprévues

Les agents doivent gérer en plus de leur charge habituelle les sorties d’audience en urgence, les sortants de prison non anticipés, la gestion des alarmes les enquêtes POP à rendre en urgence (appel du parquet à 15h00 pour 17h00 par exemple) et enfin des rendez-vous en dehors des horaires d’ouverture du service, imposant des dépassements réguliers.

À cela s’ajoutent des missions transversales imposées par le tribunal ou la direction, augmentant encore plus la charge de travail mais sans aucun renfort.

3. Une absence de soutien et de reconnaissance de la hiérarchie

Malgré nos alertes répétées, la direction adopte une posture sous forme de déni. On nous demande littéralement de « ne pas se plaindre » alors que la surcharge repose toujours sur les mêmes agents, déjà fragilisés et épuisés. Les réunions organisées jusqu’ici sont stériles : aucune mesure, aucune anticipation, aucun plan d’action.Après avoir fait part de nos difficultés, nous avons reçu des mails le 27.11.2025 nous demandant de prendre en charge encore plus de dossiers, notamment ceux des agents absents.

Pire encore, la difficulté liée à l’absentéisme existe également en milieu fermé pour les mêmes raisons, et il est désormais question de désigner d’office un agent d’une des antennes milieu ouvert pour pallier ses dysfonctionnements ! Cela alimente un profond sentiment d’injustice, de désespoir sans parler de l’absence totale de reconnaissance.

4. Des dysfonctionnements graves dans la transmission des dossiers

Nous faisons également face à des saisines incomplètes du tribunal, des retards ou absences de réponses aux rapports d’incidents, des missions transversales qui génèrent des pertes de temps et d’énergie considérables.

Ces dysfonctionnements aggravent fortement nos conditions de travail et met à mal la qualité du suivi.

5. Une désorganisation administrative

En l’absence de secrétariat, c’est le CPIP qui doit assumer la gestion du courrier, les appels téléphoniques, l’accueil des livreurs, la gestion générale de l’accueil et autres personnels pour le siège.

Ce transfert de charge administrative non prévu alourdit considérablement nos journées.

6. Un état d’épuisement généralisé

Les agents sont au bord du burn-out et la situation actuelle n’est plus tenable. Le sentiment de ras le bol général, de fatigue extrême voir de colère semble gagner nos rangs. Nous n’avons plus le sentiment que nos missions ont du sens car nous n’avons plus la capacité de les assurer pleinement. Cette situation remet en cause la qualité du suivi et induit donc un risque certain en matière de prévention de la récidive. L’absence de sécurité dans les locaux et particulièrement à l’accueil du SPIP fait courir un risque également sur les peu de personnels restants. Il n’est même plus possible de prendre nos congés comme nous le souhaiterions et sans devoir justifier du motif, voir nous sommes obligés de revenir sur des congés, nous nous voyons refuser des formations et nous ne pouvons pas télétravailler eu égard au manque d’effectif.

7. Les attentes légitimes du personnel

Nous exigeons donc qu’un mode dégradé soit acté de toute urgence dans un premier temps et que cesse les injonctions de faire en dépit des moyens humains nécessaires.

De plus, nous sollicitions l’ouverture de postes de CPIP et de personnels administratifs dès les prochaines mobilités 2026 et dans l’attente le recrutement de contractuels CPIP et PA.

En l’état nous ne pouvons plus tolérer cette situation, nous considérons avoir suffisamment alerté sur la situation et nous solliciterons donc nos organisations syndicales en vue de porter nos revendications.

Lire le communiqué